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Article du mardi 19 janvier 2010 à 09h33

Gênes-Besançon

Je me suis de nouveau perdu à Gènes le 9 novembre, après être sorti de la gare par un souterrain. Stop le vélo, car cela faisait déjà un mois que j’étais parti, il y avait du boulot qui m’attendait à Besançon et tout cela commençait à me coûter cher. J’ai raté mon train à Gènes, j’ai pris le suivant depuis un souterrain, et à Vintimille j’ai pu prendre avec soulagement vers 18h un ter pour Nice où je pensais dormir avant de remonter la France le lendemain avec des trains ter, vélo oblige. Au panneau d’affichage à Nice à 19h30, un train direct pour Besançon est affiché à 20h07! Une chance inespérée, mais c’est un corail, je demande aux renseignements à tout hasard si il accepte les vélos, et surprise encore, oui ! Mais au moment de prendre mon billet impossible de réserver pour l’espace vélo déjà complet… Je prends quand même un billet sans réservation vélo et vais à la rencontre du contrôleur, il me demande d’attendre et à une minute du départ il revient finalement vers moi en disant que c’est ok mais il faudra que je m’acquitte de 23 euros pour réserver une couchette (c’est obligatoire pour tous les cyclistes). Au moment d’aller payer la réservation supplémentaire, le deuxième contrôleur qui n’avait pas compris que j'avais un vélo m’indique que je peux voyager sur les sièges normaux, et à Besançon à 5h15, après des détours par Marseille et Dijon et un arrêt de service à Lyon pour changer l’équipage, et une lutte pour ne pas dormir et ne pas louper ma gare, le nouveau contrôleur ne comprend pas pourquoi je descends avec un vélo sans avoir dormi en couchette, je pars sans demander mon reste dans les rues bisontines sous la pluie récupérer la clé de mon appart’ chez ma tante enfin je rentre chez moi et je passe encore la journée sans dormir. Au final j'aurais fait une petite promenade sympa, vu de belles choses, rencontré de personnes sympa, découvert 2 nouveaux pays, et surtout j'ai pu réaliser 500kms en 4 jours ce qui valide mon projet plus ambitieux de découverte du nord de l'Europe l'été prochain, 2800 kms vers Umeá en Suède par le Danemark et la Norvège, cette fois uniquement en pédalant j’espère. A suivre…

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Article du lundi 18 janvier 2010 à 14h53

Rome - Gènes

En arrivant à Rome le mardi 3 novembre au soir, j’ai trouvé un hôtel pas cher (35 euros) près de la gare où j'ai pu passer une nuit. Le lendemain, tôt le matin, je suis allé voir le colisée, bien abîmé par 2000 années d'existence et pas vraiment joli, puis et en me dirigeant vers le centre historique, je suis tombé par hasard sur une importante cérémonie nationale à laquelle très peu de personnes assistaient. C’était la cérémonie du 4 novembre, équivalent du 11 novembre chez nous mais en Italie ce n’est pas un jour férié. Très beaux costumes de centaines de soldats de la garde républicaine, hymne national joué par un orchestre, le président du conseil Sylvio Berlusconi qui passe près de moi dans une grosse voiture, et, après quelques rituels, 9 avions qui déboulent de derrière un grand bâtiment et passent au dessus de ma tête en mettant du vert blanc rouge dans le ciel… Chouette et agréable surprise quand on arrive ici par le plus grand des hasards. En journée j’ai pu visiter le panthéon (rien d’extraordinaire), la fontaine de Trévise (très jolie), la villa Borghèse (pas une villa, mais une vaste zone boisée avec un zoo que j’ai pu visiter pour me changer de l’atmosphère de la ville), et le soir j'ai vu le Vatican et son église St pierre, de là j'ai pris la via Aurélia, rue puis route qui longe la cote jusqu’en France. 8 kms de vélo de nuit sous une pluie battante et froide pour rejoindre le camping de Rome où je suis reparti le lendemain pour 4 belles journées de vélo qui m’ont amené aux portes de Gènes après près de 500 kms à pédaler. Un très léger crochet par Pise pour s’apercevoir que la tour de cette ville penche bel et bien, c’était chouette et vraiment un truc à faire. La dernière journée fut terrible, pluie glaciale au sortir de mon petit hôtel (l’hôtelier a du me prendre pour un fou), et journée trempé sous une pluie continue et froide, dans les montagnes italiennes à plus de 600m avec souvent de longues et interminables côtes. Dans cet endroit désertique j'ai quand même eu la chance de tomber vers 13h après 80 kms de galère sur un excellent restaurant d’altitude où j’ai mangé des champignons locaux en entrée, puis un plat de raviolis comme je n’en mangerais sans doute plus jamais, des fromages locaux et un petit dessert, un repas mérité mais dur de repartir mouillé sous une pluie toujours battante et glaciale. Il devait me rester 60 kms et le ciel sombre annonçait une nuit tombante vers les 16h, ne voulant pas prendre de risque j’ai commencé une longue et interminable descente de 17kms de long avec des mains gelées qui ne voulaient plus freiner. Je suis arrivé à Levanto, petite station balnéaire fantôme totalement déserte le long de cette cote où ils ont réussi à tracer une ligne ferroviaire. Grèves des trains et nombreux hôtels tous fermés, j’ai eu un peu peur mais finalement un train a pu m’avancer jusqu'à Sestri Levante (bien accentuer les voyelles), après de longues attentes devant l’écran des train supprimés, j’ai envisagé de dormir dans la gare en y plantant ma tante, avant, finalement, plus raisonnablement, de trouver un petit coin pour dormir pour 3 fois rien. Le lendemain, plus des grèves, et j’ai enfin pu rejoindre Gènes en train.

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Article du jeudi 14 janvier 2010 à 15h46

Pompéï

Depuis la gare de Pompéi, j’ai facilement trouvé le camping le dimanche 1er novembre où j’ai planté la tente pour 2 nuits sous les orangers : pratique pour le petit dej’ mais gare au coup de vent…Le lendemain je me suis rendu tôt dans la partie archéologique de la ville. Comme vous le savez, Pompéï a été ensevelie par les retombées des cendres du Vésuve qui est entré en éruption en 62ap JC. Les 20 000 habitants de cette grande cité romaine sont morts intoxiqués par les gaz avant que la ville ne soit totalement recouverte par les cendres. Aujourd’hui, les fouilles archéologiques ont permis de mettre à jour 75% de l’ancienne ville, et au prix d’un billet d’entrée (11 euros) on peut se promener dans les longues avenues de cette cité, sur les routes romaines pavées entres des résidences plus ou moins luxueuses selon les quartiers. Le plus impressionnant a été de se retrouver tôt le matin ou tard le soir à se promener tout seul au milieu de ce décor irréel, immense et silencieux, aux couleurs ternes et à l’absence totale de vie. Que des pierres, que des murs, une sorte de légère poussière et ça où là des traces de vies antérieures, puis, soudainement, devant moi, apparaissant quasiment de nuit l’imposant et majestueux amphithéâtre de l’époque, comme neuf, à coté d’un immense gymnase et d’autres curieuses constructions. Moments inoubliables et marquants. J’ai bien sûr visité les termes avec encore les restes de belles fresques et peintures, la boulangerie avec un joli four à pain et pizzas et un système pour que les ânes puissent moudre le blé en tournant, la salle des prostituées indiquée à différents endroits de la ville par la direction des pénis gravis dans les pierres des routes où sur les murs des maisons (vu de notre époque, ça fait quand même un sacré effet), il faut dit que les prostituées esclaves et les visiteurs de l’empire parlaient rarement la même langue donc c’était plus pratique. J’ai aussi vu les moulages de quelques corps exposés dans leur dernière posture, là aussi des images presque irréelles vu l’éloignement temporel de l’accident, et bien sûr inoubliables. Passée cette journée dans le passé, j’ai repris mon vélo le lendemain matin en direction de Naples qui n’était qu’à 15 kms mais ces 15 kms de routes différemment pavées, en secteur urbanisé plein de voitures qui conduisent mal, ont été très désagréables, et après une petite visite de Naples, ville que je n’ai pas spécialement trouvé jolie, j’ai eu droit à la pluie ; une météo désagréable qui, ajoutée au peu d’intérêt de parcourir Naples – Rome en vélo et, encore une fois à la dangerosité du secteur, ainsi qu’aux trop peu d’heures qu’il me restait avant que le soleil ne se couche, m’a amené à prendre une nouvelle fois le train afin de pouvoir voir Rome dans la soirée.

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Article du mardi 12 janvier 2010 à 22h48

La Calabre

J’ai commencé la remontée de l’Italie par la pointe de sa botte le jeudi 29 octobre. Un peu à l’image de la Sicile, il faut noter la pauvreté et l’insalubrité des constructions qui contrastent avec les paysages de mer et de montagnes forcément bien plus jolis. Je me suis fait encore poursuivre par 2 chiens ce qui est très désagréable mais si la route ne monte pas j’arrive à les distancer en vitesse, il n’y a que la course poursuite et les aboiments qui sont impressionnants. J’ai cependant appris plus tard qu’il y avait régulièrement des accidents avec les chiens errants dans cette région, ici tout le monde à un chien et tout le monde finit par l’abandonner, et comme il n’y a pas de SPA les chiens livrés à eux même mangent ce qu’ils trouvent. Après avoir longé les jolies côtes locales, j’ai grimpé à plus 500 mètres dans les montagnes, toujours en suivant la route principale SS18. Mais à la sortie d’une petite ville, deux nouveaux chiens, cette fois des gros, aboient et semblent vouloir me barrer la route, mais je n’ai pas le choix, il n’y a qu’une seule route pour remonter et je m’engage donc incognito, malheureusement les chiens me poursuivent et cette fois ils n’ont pas de mal à me rattraper vu la faible distance à laquelle je passe d’eux et mon temps d’accélération bien supérieur au leur. L’un attrape ma roue arrière, je sens ses pates dans mes rayons mais il a du se faire mal car peu de temps après plus rien, ils ont abandonné et je ne les vois même plus. Cet épisode m’a terrorisé et dès lors ma seule envie a été de trouver une gare pour prendre un train et quitter cette région. J’ai dormi le soir à l’hôtel de Lamezia Terme après 140 kms de vélo, j’ai encore vu des chiens errants courant dans la ville, des boutiques royal canin partout, et sur la vitrine d’une agence immobilière locale, j’ai pu constater que le prix des logements ici est deux fois moins cher qu’en France. Le lendemain à la gare FS les horaires des trains ne me conviennt pas et j’apprends qu’il y a moins de risques de rencontrer des chiens désormais sur la route qui remonte au nord, je reprends donc la route. Je dors deux nuits au camping de Cetrato où la sympathique dame parlait français. 2 jours car j’ai eu des problèmes pour retirer de l’argent avec ma carte et j’ai perdu mon téléphone portable ce qui m’a vallu un aller-retour en arrière jusqu’à Paola, 2 fois 15kms sur une route pleine de tunnels et très dangereuse en scrutant les bas cotés à la recherche du téléphone. En cherchant dans l’herbe vers la pancarte Paola où j’ai utilisé le téléphone pour la dernière fois, un monsieur m’aborde et me pose une question en italien, je lui réponds en anglais et il comprend que je parle français. Il a travaillé 30 ans en Suisse à La chaud de fond et connait Besançon pour y être allé aux champignons, il m’invite chez lui et m’offre plein de choses dont des oranges de son jardin. On a passé des super moments ensemble et il m’a bien réconforté, c’était un type vraiment heureux qui viant dans un véritable petit coin de paradis. Quand il m’a raconté qu’il avait récemment sorti son fusil pour tirer sur une horde de 10 chiens devant chez lui, je me suis dit cette fois, c’est bon, je continue en train et c’est ainsi que le lendemain j’ai refais les 15kms depuis le camping pour prendre à Paola le train pour Pompéï.

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Article du mardi 12 janvier 2010 à 22h45

La Sicile

Départ tôt le matin de La Valette le lundi 26 octobre à bord d’un ferry grande capacité quasiment neuf, à l’opposé de mon beau bateau de l’aller. 1 heure de mer jusqu’à la Sicile et des gens qui font la queue pour aller aux toilettes tant la mer agitée rend chaque minute insupportable. Je descends avec mon vélo à Pozzalo tout au sud de la Sicile, j’attaque avec 10kms de montée douce et régulière. Je suis beaucoup klaxonné par les quelques automobilistes, je ne comprends pas pourquoi mais j’ai compris plus tard que c’était en fait des signes de bienvenue et des encouragements. Je me perds un peu, et j’arrive vers 14h à Syracuse. J’ai eu beau me chanter « j’aimerais tant voir Syracuse », cette ville a quand même été longue à apparaitre. J’ai mangé un plat de poissons. Je n’ai rien trouvé d’extraordinaire à cette ville, et, dommage, je n’ai pas vu l’amphithéâtre grec. Je suis reparti en direction de Catane mais je me suis perdu (je n’avais pas de carte de la Sicile).La route principale pour Catane étant interdite au vélo et le soleil menaçant de se coucher, j’ai fais demi tour pour dormir à Syracuse. Le lendemain, j’ai visité un musée et un amphithéâtre romain à Catane, mais je n’ai pas pu repartir car je ne trouvais plus la clé de mon antivol de vélo. Toute l’équipe (4 personnes) du musée m’a alors aidé à la retrouver pendant une demi heure, le conservateur a été formidable et comme on ne pouvait pas se parler (ils ne parlaient pas anglais), ça a été pittoresque. On a finalement retrouvé cette petite clé. J’ai trouvé un camping ouvert où planter ma tente et le lendemain je suis allé jusqu’à Messine, ville pas très jolie avec des concerts de klaxons, et j’ai pu prendre gratuitement le ferry pour l’Italie. J’ai dormi à Villa San Giovanni, ville délabrée et d’une pauvreté étonnante : j’étais loin de m’imaginer cela dans un pays voisin de la France. D’une manière générale le sud de l’Italie est très pauvre, et plus on monte dans le nord, plus il y a de l’argent. Deux cyclistes ont pu me guider en Sicile, une qui travaille là bas m’a dit que la Sicile était bien pour le tourisme, mais pas pour y vivre. N’empêche, il y a des bonnes oranges et je ne m’en suis pas privé. J’ai vu en Sicile beaucoup de chats morts de long des routes, beaucoup de constructions ou quartiers vraiment moches, et je me suis fais poursuivre par 2 chiens dans un de ces quartiers. J’en garde néanmoins un bon souvenir à cause de ses paysages (j’ai roulé dans des belles vallées de montagnes volcaniques), de ses ressources naturelles (beaucoup d’orangers), et de la chaleur de l’accueil de ses habitants (le conservateur du musée était vraiment un type formidable).

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