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Article du jeudi 25 mai 2017 Ă  18h32

Etapes 710 – 732. Izmir - Nevsehir (1487 kilomètres)

[FR] In english below.

(veuillez ne pas Ă©crire de commentaire sur cet article)

Ah la Turquie! Ce parcours fut très intéressant! Je suis en effet passé ici les deux plus beaux endroits naturels du pays, par la très jolie côté méditerranéenne et même un peu par Chypre! Après Izmir j'ai fais un saut dans les montagnes pour aller à Pammukale, il s'agit de l'un des principaux endroits touristiques du pays et pour cause : l'eau qui sort des sources de la montagne dépose sur les roches un précipité blanc rendant les montagnes toutes blanches comment en hiver. On marche pied nus sur cette montagne pour ne pas salir avec de l'eau qui file entre les doigts de pieds et s'écoule entre les nombreuses petites piscines naturelles qui se sont formées : un endroit magnifique et ce n'est pas tout car comme ce phénomène dure depuis des siècles les romains s'étaient installés ici et crée un grande cité thermale, juste derrière cette colline : il y a des ruines imposantes et c'est impressionnant. On fait coup double quand on vient à cet endroit : un lieu naturel et historique de très grande classe. Après cela je suis retourné sur la côté sud du pays, je me suis rendu dans la jolie ville d'Antalaya avec beaucoup d'histoire et de jolies vues sur la mer qui est d'un bleu parfois turquoise. La région côtière qui s'en suivit est très prisée des touristes principalement allemands, ma maitrise de la langue allemande m'a ici rendu bien des services car personne ne parle anglais mais les commerçants se sont mis à l'allemand. La côte est une longue succession d'hôtels 5 étoiles et de palaces de luxe en tous genres où l'on peut dormir pour 50 à 200 euros la nuit environ car le coût de la vie est faible. J'ai malgré tout préféré camper gratos sur la plage : le tourisme de masse de ces gens qui se laissent transporter dans des avions puis dans des bus jusqu'à leur chambre d'hôtel ce n'est vraiment pas mon truc et je n'ai même pas envie de les rencontrer! Puis soudainement la route devint beaucoup plus escarpée dans les collines et l'absence de plages a laissé place à des zones beaucoup plus désertiques et naturels, mais aussi plus difficiles à vélo avec une succession de montée et de descentes de 400 mètres de dénivelé. J'ai rencontré pour la première fois un cycliste voyageur, Cem un Turc qui traversé son pays d'ouest en est, nous avons roulé deux jours ensemble et avons pris ensemble le ferry de nuit pour Chypre. Ce futsuper d'avoir un peu de compagnie. Nous nous sommes séparés en arrivant sur l'île. Je suis resté 4 jours à Chypre et j'ai fais ce qu'il y a avait de mieux à faire pour cycliste : un col à 1700 mètres d'altitude pour m'échapper de la côte bondée et profiter de l'oxygène d'altitude. Ce fut très agréable dans des forêt de pins d'altitude avec même une jolie petite cascade, mais j'ai été ensuite pris à court d'eau (j'ai du boire l'eau d'un torrent sans la faire bouillir ou la filtrer) puis de douleurs au mollet similaires à celles de Las Vegas...Ca fait peur. Je suis redescendu de mon nuage et me suis décidé à faire une pause afin de reposer le mollet et optimiser mes chances de pouvoir plus tard gravir des cols himalayens. Sur la route du retour vers la Turquie ce sont des soldats de l'ONU qui m'ont barré la petite route vers la capitale Nicosie, j'ai du faire marche arrière et un détour de 15 kilomètres pour rallier la capitale, en effet l'île est divisée en deux pays (l'ouest indépendant qui fait partie de l'UE avec un culture très grecque) et l'est indépendant aussi mais beaucoup plus proche de la Turquie (on m'a tamponné mon passeport à la fois en entrant à Chypre puis en passant en UE). Les soldats de l'ONU protègent une zone tampon entre l'ouest et l'est dans laquelle personne ne peut s'aventurer même pas un pauvre cycliste qui tentait une solution simple pour éviter la route principale A9 interdite aux vélos. Bref après tout cela j'ai enfin puis reprendre le ferry de minuit vers la Turquie avec une grosse frayeur le matin car j'ai bien cru que la bateau dans lequel j'avais embarqué m'emmenait en Grèce vu la trop longue durée du trajet et le cout du billet plus cher qu'à l'aller, il faut dire qu'acheter un billet n'est pas une mince affaire vu que personne ne parle anglais et que les systèmes informatiques étaient en panne : en fait le ferry m'emmenait juste 100 kilomètres plus à l'est de l'endroit où je l'ai pris, à Mersin où je me suis donc arrêté trois jours pour réorganiser mon matériel et mode de vie, éponger un surplus de travail et soigner mon mollet gauche qui, heureusement, après ce repos et après avoir remonté la selle, n'a plus bronché ensuite. Ensuite j'ai du remonter dans des hautes montagnes pour aller en Cappadoce et un jour j'ai été pris dans un orage et je me suis réfugié chez l'habitant au milieu de nulle part. J'ai alors découvert le véritable culture ancestrale turque chez des gens qui vivent de ce qu'ils produisent et accueillent volontiers un étranger : on m'a offert le repas le temps de l'orage, mangeant par terre sur un tapis déroulé, un large pain plat, une soupe aux pomme de terre, et des légumes fraichement cueillis au mileu partagés avec une large famille allant de la grand mère aux petits enfants. Je suis enfin arrivé en Cappadoce, une zone d'environ 10 km² dans laquelle les hommes ont creusé la roche déjà bien bizarrement sculptée par l'érosion. Au fil de la journée dans cet endroit j'ai beaucoup apprécié cette zone particulière de classe mondiale et j'ai fais beaucoup de photos. Ces 1487 kilomètres furent donc assez forts, encouragé à longueur de journée par les automobilistes qui me saluent d'un coup de klaxon, évitant les chauffards qui roulent comme des sonnés, grillent les feux rouges et ont même réussi à me toucher une fois (touché mais pas coulé), roulant sans casque (encore perdu) les cheveux (ceux qui me restent) au vent, le sourire aux lèvres, la bouche pleine de chocolat aux pistaches (tout est aux pistaches en Turquie), acceptant les innombrables thés offerts comme des invitations à discuter (le thé turc est un peu le "azigone" -how is it going- nord américain) et le coeur ouvert vers l'inconnu et vers l'horizon toujours bien dégagé à l'est vu que l'océan Pacifique est encore loin. Tout au plus dois-je pousser un petit coup de gueule d'énervement à cause de la mauvaise gestion des déchets et de ces millions de sacs plastique que l'on tente de me refourger dans chaque magasin ou vente de fruits en bord de route. C'était déjà le cas aux USA et en Australie mais là c'est encore pire car d'une part ils semblent se vexer quand on refuse et d'autre part il est impossible de leur expliquer que ce n'est pas bon pour la planète car ils ne parlement pas anglais et même si je parlais turc il ne comprendraient certainement pas tant ils ont des problèmes pour me comprendre. Demander "Data", "Internet", "2 Gigabites" en montrant mon téléphone fut pittoresques et un grand très jeu de patience dans différentes boutiques Vodafone. Ils ne sont pas très malins mais cela est compensé par leur très grande gentillesse! Bon allez je continue vers l'Iran et vous raconte la suite plus tard!

Etape 710. Izmir - Salihi. 96 kms.
Etape 711. Salihi - Sarigol. 60 kms.
Etape 712. Sarigol - Denizli. 81 kms.
Etape 713. Denizli - Denizli. 40 kms.
Etape 714. Denizli - Acipayam. 57 kms.
Etape 715. Acipayam - Kûçükalan. 28 kms.
Etape 716. Kûçükalan - Antalya. 140 kms.
Etape 717. Antalya - Tilkiler. 71 kms.
Etape 718. Tilkiler - Kesefli. 96 kms.
Etape 718. Kesefli - Yakacik. 61 kms.
Etape 720. Yakacik - Anamur. 45 kms.
Etape 721. Anamur - Aydincik. 51 kms.
Etape 722. Aydincik - Tacuscu. 67 kms.
Etape 723. Girne - Mari . 91 kms.
Etape 724. Mari - Moniatis. 57 kms.
Etape 725. Moniatis - Troodos. 15 kms.
Etape 726. Troodos - Girne. 112 kms.
Etape 727. Mersin - Kaburgedigi. 64 kms.
Etape 728. Kaburgedigi - Pozanti. 44 kms.
Etape 729. Pozanti - Nigde. 92 kms.
Etape 730. Nigde - Nevsehir. 77 kms.

[EN]
[Do not write comment on this post it does not work sorry thanks]
Ah Turkey! This course was very interesting! I have seen here the two most beautiful natural places of the country and the very nice Mediterranean coast and even a little bit of Cyprus! After Izmir I made a jump in the mountains to go to Pammukale, it is one of the main touristic places of Turkey and for a good reason: the water that leaves the springs of the mountain deposits on the rocks a white precipitate making the mountains all white like in winter. I walked barefoot on this mountain on water that flow between many small natural swimming pools that have been formed: it is a beautiful place and thant was not all because this phenomenon lasts for centuries. So the romans had settled here and created a large city, just behind this hill: there are great ruins and it is impressive. It is a double bingo when you come to this place: a natural and historical place of very high class. After that I went back on the south coast of the country, I went to the pretty town of Antalaya with a lot of history and nice views of the sea which has different perfect blues. The coastal region that followed is very popular with tourists mainly German, my knowledge of the German language has here rendered many services to me because no one speaks English but some turkish had to learn german because of tourism. The coast is a long succession of 5 star hotels and palaces of all kinds where you can sleep for 50 to 200 euros a night because the cost of living is low. I still prefered to camp on the beach: the mass tourism of these people who are transported in planes and then buses to their hotel room is really not my thing and I don't even want to meet them! Then suddenly the road became much steeper in the hills and the abscence of beaches gave way to much more desert and natural areas but also more difficult to bike with a succession of climb and descent of 400 meters hight. I met for the first time this year a touring cyclist, Cem a Turk who cross his country from west to east, we rode two days together and took together the night ferry to Cyprus. It was great to have a little company. We separated on arriving on the island. I stayed 4 days in Cyprus and I did what was the best for a cyclists: a pass at 1700 meters above sea level to escape from the crowded coast and enjoy the oxygen of altitude. It was very nice in the pine forest with a nice little waterfall, but I was then short of water (I had to drink the water of a torrent without boiling it or the Filter) then a calf pain similar to the one i had at Las Vegas ... It scares. I went down from my cloud and decided to take a break to rest my calf and optimize my chances of being able to climb Himalayan passes later. On the way back to Turkey, United Nations soldiers blocked me the road to the capital Nicosia, I had to go back and do a detour of 15 kilometers to rally the capital. The island is divided into two countries : the independent west which is part of the EU with a very Greek culture and the also independent east much closer to Turkey (I was stamped my passport both in Entering Cyprus and then passing through the EU). UN soldiers protect a buffer zone between the west and the east where no one can go even a poor cyclist trying a simple solution to avoid the main A9 route which was not allowed by bike. After all this I finally took the midnight ferry back to Turkey with a big scare in the morning because I thought the boat I had embarked took me to Greece due to the too long duration of the journey and the cost of the ticket more expensive than the one to come, it must be said that buying a ticket was very difficult because no one speaks English and the computer systems were down: in fact the ferry was not so bad it drove me just 100 kilometers east of the place i wanted, in Mersin where I stopped three days to reorganize my equipment and lifestyle, to work and to care for my left calf which, fortunately, after this rest and after having ascended the saddle, did not flinch further. Then I had to go up again in high mountains to go to Cappadocia and one day I was caught in a storm and I took refuge in the inhabitant in the middle of nowhere. I then discovered the true Turkish ancestral culture in people who live on what they produce and willingly welcome a stranger: I was offered meal during the storm, eating on a rug, Wide flat bread, potato soup, and freshly picked vegetables shared with a large family ranging from grandmother to grandchildren. I finally arrived in Cappadocia, an area of ​​about 10 km² in which the men dug the rock already well sculpted by erosion. Over the day in this place I really enjoyed this particular world class area and I did lots of pictures. These 1487 kilometers were emotionnaly strong, encouraged all day long by the motorists who greet me with a blow of horn, avoiding the drivers who roll like bulls, grill the red lights and even managed to touch me once, rolling without my helmet (lost again), my hair (those that remain) to the wind, smile on my lips, mouth full of chocolate with pistachios (everything is pistachios in Turkey), accepting the innumerable teas offered as Invitations to discuss (Turkish tea is a bit the "azigone" -how is it going- North American) and open heart towards the unknown and towards the horizon always clear to the east as the Pacific Ocean is still far away. I finally have to stir up a bit of nervousness because of the mismanagement of waste and the millions of plastic bags that I try to refourger in each store or sale of fruits by roadside. This was already the case in the USA and Australia, but this is even worse here because on the one hand they seem to be vexed when i refuse the plastic bags and on the other hand it is impossible to explain to them that it is not good for the Planet because they do not speak English and even if I spoke Turkish it would certainly not been understand so much as they seem to be morons. Asking "Data", "Internet", "2 Gigabites" showing my phone was quaint and a great game of patience in different Vodafone shops. They are not very clever but this is compensated by their very kindness! Now, lets go to est Turket, Iran and i will tell you the rest later!

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Article du dimanche 30 avril 2017 Ă  22h42

Etapes 679-709. Vienne-Izmir (2323 kilometres)

[FR] (in english below)
Edit 18/05/2017 : en raison de petits bugs informatiques veuillez ne pas ecrire de commentaire sur cet article.
Après Vienne j'ai poursuivi sur l'Eurovelo6 pour une étape de un jour entre deux capitales très proches, Vienne et Bratislava. Une grosse frayeur avec le franchissement de la piste cyclable inondée par un bras du Danube qui la recouvrait, j'ai tenté la traversée à vélo n'ayant pas vraiment d'autre choix mais j'ai été surpris au milieu par la profondeur et surtout par la force du courant. Néanmoins je suis parvenu à rester sur le vélo. Bratislava, chouette avec son château et son petit centre pittoresque, puis en suivant le Danube je suis passé de Slovaquie en Hongrie où j'ai été surpris par la beauté sa capitale Budapest. Ensuite ce fut la Serbie avec des campagnes agréables mais des villes sans intérêt : Novi Sad aussi triste que son nom et Belgrade qui n'a rien de belle : j'aurai été mieux inspiré d'aller visiter les collines avoisinantes. Puis alors que mon parcours devait initialement m'emmener en Bulgarie j'ai décidé de passer un peu par la Roumanie car cela n'allongeait pas le parcours et faisait gagner un peu de dénivelé. Alors que j'avais trouvé le voyage sur l'eurovélo6 sans grand intérêt jusqu'à présent (c'est un itinéraire parfait pour les familles qui débutent le voyage à vélo mais ennuyant pour moi) j'ai trouvé avec surprise en Roumanie beaucoup plus de dépaysement, d'humanité et de belles choses à vivre. En me perdant volontairement dans la première ville venue j'ai d'abord été stoppé par des barrages d'enfants qui voulaient que je leur tape dans les mains en passant. C'est toujours très cool d'échanger des sourires et quelques paroles avec les petits locaux. Puis ce fut un concert de "bonjour" des gens qui semblent tous vivre dehors, assis sur des bancs devant leur maison quand ils ne sont pas rassemblés sur la place des villages, devant les commerces ou autres lieux. A mon tour j'ai lancé des "bonjour" et signes de la main à tout le monde comme je ne l'avais jamais fais dans ma vie auparavant. Seule l'Indonésie soutient la comparaison pour les mains à taper et les bonjour à échanger, mais quel est donc le lien entre roumains et indonésiens, deux peuples si distants culturellement et géographiquement? Etre capable de sourire et dire bonjour aux inconnus doit donc remonter à très loin dans l'histoire de l'humanité, cela doit donc être encré dans chaque habitant de la planète, malheureusement beaucoup de peuples l'on oublié. Bref tout cela m'a mis du baume au coeur et comme on pouvait s'y attendre j'ai été invité chez l'habitant dès le premier soir sans ne rien avoir à demander : le petit fils d'un couple âgé m'a barré la route pour me proposer l'hospitalité, et après quelques échanges avec ses grand parents de 83 ans ce fut ok pour que je dorme chez eux dans une petite construction en bois avec un grand jardin et des animaux d'où ils tirent quasiment toute leur nourriture. Le repas offert le soir fut naturellement succulent. J'ai du dès le lendemain rejoindre la Bulgarie pour ne pas trop allonger ma route mais je serai bien resté en Roumanie quelques jours ou semaines de plus. J'ai trouvé la Bulgarie assez moche avec beaucoup de vieux bâtiment de l'après guerre, non rénovés ni repeints et dans lesquels les gens sont entassés les uns sur les autres. J'ai eu assez peu d'interactions avec la populations puis j'ai fait un court passage en Grèce, l'occasion d'une bonne discussion avec un réparateur de vélo fort sympathique et chaleureux, voir la mer, faire un bivouac sous surveillance militaire dans les collines, faire quelques achat et puis voire cet écriteau à la caisse de la superette du coin : "si le magasin ne vous donne pas de facture, vous n'êtes pas obligé de payer"...Il semble que le pays ou plutôt ses créancier tente de mettre fin à de bien mauvaises pratiques. Ensuite le voyageur sans frontières que je suis est entré dans le pays suivant qu'est la Turquie. J'ai été surpris par la bonne qualité des routes, la sécurité de la large bande d'arrêt d'urgence sur la droite et puis surtout par la nourriture excellente et les prix bas du à la dégringolade de la monnaie locale ces dernières années. Je me suis gavé de délicieuses pâtisseries et pains à gogo, des fruits cru 2017 déjà de sortie (fraises, cerises et mûres) et de la cuisine et des plats méditerranéens avec pas mal de tomates, d'aubergines et d'huile d'olives. Et des habitants locaux très sympa qui me saluent à longueur de journée depuis leur voiture d'un petit coup de klaxonne et d'un geste de la main. Je suis très bien accueilli et très bien nourri dans ce pays que j'ai hâte de continuer à parcourir. La suite au prochain épisode!

Etape 679. Vienne - Bratislava. 77 kms.
Etape 680. Bratislava - Cicov. 74 kms.
Etape 681. Cicov - Kerekto. 88 kms.
Etape 682. Kerekto - Budapest. 67 kms.
Etape 683. Budapest - Rackeve. 58 kms.
Etape 684. Rackeve - Dunapataj. 78 kms.
Etape 685. Dunapataj - Baja. 66 kms.
Etape 686. Baja - Bezdan. 84 kms.
Etape 687. Bezdan - Backo Novo Selo. 83 kms.
Etape 688. Backo Novo Selo - Novi Sad. 76 kms.
Etape 689. Novi Sad - Belgrade. 91 kms.
Etape 690. Belgrade - Kovin. 61 kms.
Etape 691. Kovin - Ram. 53 kms.
Etape 692. Ram - Donji Milanovic. 81 kms.
Etape 693. Donji Milanovic - Negotin. 74 kms.
Etape 694. Negotin - Negoi. 98 kms.
Etape 695. Negoi - Knezha. 95 kms.
Etape 696. Knezha - Pleven. 57 kms.
Etape 697. Pleven - Troyan. 59 kms.
Etape 698. Troyan - Karlovo. 68 kms.
Etape 699. Karlovo - Sadovo. 84 kms.
Etape 700. Sadovo - Kardzhali. 89 kms.
Etape 701. Kardzhali - Komotini. 63 kms.
Etape 702. Komotini - Alexandroupoli. 71 kms.
Etape 703. Alexandroupoli - Ardani. 37 kms.
Etape 704. Ardani - Adilhan. 70 kms.
Etape 705. Adilhan - Canakkale. 87 kms.
Etape 706. Canakkale - Ayvacik. 67 kms.
Etape 707. Ayvacik - Burhaniye. 86 kms.
Etape 708. Burhaniye - Dikili. 77 kms.
Etape 709. Dikili - Izmir. 104 kms.


[EN]
After Vienna I continued on the Eurovelo6 for a one-day trip between two very close capitals, Vienna and Bratislava. A big fright with the crossing of the bike path inundated by an arm of the Danube that covered it, I tried the crossing by bike having no other choice but I was surprised in the middle by the depth and especially by the force of the current. Nevertheless I managed to stay on the bike. Bratislava, nice city with its castle and small picturesque center, then following the Danube I went from Slovakia to Hungary where I was surprised by the beauty its capital Budapest. Then it was Serbia with pleasant countryside but no interest for the citys: Novi Sad as sad as its name and Belgrade which has nothing beautiful: I would have been better inspired to visit the nearby hills. Then while my journey was originally to take me to Bulgaria I decided to spend a little time in Romania because it did not lengthen the distance. While I had found the trip on Eurovelo6 without much interest so far (this is a perfect itinerary for families who start the bike trip but annoying for me) I found with surprise in Romania much more interesting, humanity and beautiful things to live. By losing myself voluntarily in the first city I came to, I was stopped by children's barriers that wanted me to slap their hands in passing. It is always very cool to exchange smiles and a few words with the very young local people. Then it was a concert of "hello" people who all seem to live outside, sitting on benches in front of their house when they are not gathered in the village square, in front of shops or other places. In my turn I launched "hello" and hand signs to everyone as I had never done in my life before. Only Indonesia supports the comparison for hands to type and hello to exchange, but what is the connection between Romanians and Indonesians, two peoples so culturally and geographically distant? Being able to smile and say hello to the unknown stranger must therefore go back very far in the history of humanity, so it must be inked in every inhabitant of the planet, unfortunately many people have forgotten. In short all this has put a lot of joy in my heart and as we expected, I was invited to the inhabitant the first evening without having anything to ask: the grandson of an elderly couple barred the road to offer me hospitality, and after some exchanges with his grandparents 83 years old it was ok so that I sleep in their home in a small wooden construction with a large garden and animals from where they pull almost anything their food. The evening meal was naturally succulent. I had to join Bulgaria the next day not to lengthen my route but I would have stayed in Romania a few days or weeks more. I found Bulgaria quite ugly with many old post-war buildings, not renovated or repainted and in which people are piled up on top of each other. I had quite a few interactions with the people and then I made a short trip in Greece, the occasion of a good discussion with a bicycle repairer very friendly and warm, see the sea, bivouac under surveillance Military in the hills, make some purchases and then see this sign at the box of the supermarkey of the corner: "if the store does not give you the bill, you are not obliged to pay" ... It seems that the country or rather his creditor tries to put an end to bad practices. Then the traveler without borders that I am entered the following country that is Turkey. I was surprised by the good quality of the roads, the safety of the wide emergency stop on the right and then especially by the excellent food and low prices of the local currency plummet in recent years. I have gorged myself delicious pastries and breads galore, raw fruits 2017 already out (strawberries, cherries and blackberries) and cooking and Mediterranean dishes with a lot of tomatoes, eggplant and olive oil. And local people very friendly who greet me all day long from their car with a little horn and a gesture of the hand. I am very well received and very well fed in this country that I look forward to continue to travel. To be continued in the next episode!

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Article du samedi 25 mars 2017 Ă  16h31

Etapes 665 – 678. Roulans – Vienne (1208 kilomètres)

[FR] (in english below)
Après une quatrième pause hivernale, je suis reparti le dimanche 5 mars au matin sur les roues du monde pour une cinquième année d'itinérance consécutive de découverte de ma planète à bicyclette. Après être monté dans 11 avions l'an passé j'ai choisi pour cette année de rester sur le plancher des vaches et c'est donc de la douce France que j'ai repris la route et plus précisément depuis Roulans, le village de mon enfance dans le Doubs. Cap à l'est, vers le pays du soleil levant, loin, très loin de l'autre côté de l'Asie. Il va falloir beaucoup pédaler. Une traversée eurasiatique qui devrait durer environ six mois avant de vraisemblablement de mettre le cap au sud pour continuer l'exploration de l'Asie du sud-est. Je me suis rapidement rendu sur l'eurovelo 6, un itinéraire cyclable qui traverse l'Europe d'ouest en est en suivant différents fleuves et qui passe à 3 kilomètres de Roulans. Après une pause de quatre mois j'avais vraiment envie de faire du vélo alors j'ai roulé pendant 14 jours sans interruption pour atteindre la capitale autrichienne à l'issue d'une dernière étape de 173 kilomètres terminée à minuit sous une pluie diluvienne et froide. Mon vélo nettement allégé cet hiver (gain de 5 kg sur le matériel courant) me permet de rouler avec d'avantage de confort, de liberté, de vitesse mais aussi de discrétion ce qui sera un avantage dans les pays dangereux. L'expérience des années passées m'a beaucoup aidé pour ces choix matériels stratégiques, j'ai désormais une parfaite connaissance de mes besoins et des solutions disponibles pour vivre avec peu et avec du confort. Les premiers jours furent un peu rudes en raison de la pluie froide. J'ai d'abord du demander l'hospitalité chez l'habitant en dernière minute à Belfort puis à Huningue, ce fut l'occasion de faire de très belles rencontres. Puis les deux soirs suivants ce fut le retour à la vie sauvage avec des bivouacs dans des forêts suisses en pente et bien peu confortables sous la pluie et avec des étranges bruits d'animaux nocturnes (probablement des cerfs) plutôt impressionnants, mais j'aime tout cela. J'ai ensuite traversé l'Allemagne. J'y ai plutôt dormi dans les nombreuses auberges de jeunesse rénovées que compte le pays. Les journées furent assez monotones sans grand chose pour faire pétiller les yeux : tout au plus quelques vieilles cathédrales noircies et des canards, oies et cygnes barbotant dans les eaux calmes du Danube déjà grand lorsque je l'ai rejoint près de Ulm. Ce long fleuve sera mon compagnon de route jusqu'à la mer noire. Le truc le plus à même de faire monter l'adrénaline fut malheureusement une prise de bec avec un automobiliste en Porsche qui m'a klaxonné en me doublant, car je roulais sur la route alors qu'il y avait un chemin à côté. Je lui ai naturellement envoyé des gros bras d'honneur (j'étais dans mon droit, le panneau du chemin indiquait un chemin piéton autorisé aux cyclistes, mais pas une obligation cyclable). Une minute plus tard il a fait demi-tour et s'est arrêté à ma hauteur pour me dire qu'il y avait une piste cyclable...Mon visage a changé de couleur, je suis allé vers lui en profanant des insultes dans un subtil mélange d'allemand-anglais-français et je n'ai pas eu le temps de lui expliquer le panneau qu'il a pris peur et est reparti. J'ai malgré tout fait le choix de continuer sur le chemin piéton qui devenait de meilleur qualité et ce choix fut judicieux car quelques minutes plus tard il est repassé dans le sens initial à 200 km/h (j'exagère un peu) et m'aurait peut-être tué si j'étais resté sur la route. Cet incident montre les tensions qui existent entre les puissants intérêts cyclistes et automobilistes très développés dans ce pays où tout est droit et carré. Ce sont chez des hôtes warmshowers que j'ai trouvé du réconfort avec des bonnes bières bavaroises et des énormes morceaux de charcuterie locale. Ensuite, j'ai roulé quelques jours en Autriche. Ce pays m'a rappelé la France avec des boulangeries garnies de bons gâteaux, des habitants sympathiques qui m'ont parfois spontanément invité chez eux, quelques jolis petits villages et villes et ce déjà énorme Danube qui coule paisiblement entre ses différents barrages hydrauliques. Ma tente trempée après un nouveau bivouac sous la pluie dans la nature, et un fort vent dans le dos m'ont décidé ensuite d'aller à Vienne d'une seule traite pour une étape de 173 kilomètres, la troisième la plus longue depuis le début de ce voyage autour du monde. J'ai atteint Vienne à minuit et ne m'y suis pas trop attardé, voulant encore pédaler et pédaler encore après cette pause hivernale, et surtout me rapprocher du Japon qui est encore très loin.

Etape 665. Roulans – Belfort. 101 kms.
Etape 666. Belfort - Huningue. 70 kms.
Etape 667. Huningue - Laufenbourg. 55 kms.
Etape 668. Laufenbourg - Steckborn. 100 kms.
Etape 669. Steckborn - Ravensbourg. 54 kms.
Etape 670. Ravensbourg - Ulm. 102 kms.
Etape 671. Ulm - Rettingen. 83 kms.
Etape 672. Rettingen - Ingolstadt. 69 kms.
Etape 673. Ingolstadt - Ratisbonne. 80 kms.
Etape 674. Ratisbonne - Plattling. 88 kms.
Etape 675. Plattling - Passau. 64 kms.
Etape 676. Passau - Linz. 99 kms.
Etape 677. Linz - Dornach. 70 kms.
Etape 678. Dornach - Vienne. 173 kms.


[EN]
After a fourth winter break, I left on Sunday morning, March 5th, for a fifth consecutive year of exploring my planet on a bicycle. Having taking 11 planes last year I chose for this year to stay on the floor of the cows and it is therefore from France that I took the road and more precisely from Roulans, the village of my Childhood in eastern France. Heading east, towards the land of the rising sun, far, very far at the other side of Asia, it will be necessary to pedal a lot. A Eurasian crossing that is expected to last about six months before i will probaby head south to continue exploring Southeast Asia. I quickly came to the eurovelo 6, a cycling route that crosses Europe from west to east following different rivers and tant passes 3 kilometers from my parent's village. After a four-month break I really wanted to ride a bike so I drove for 14 days without interruption to reach the Austrian capital at the end a final stage of 173 kilometers (108 miles) ended at midnight in a torrential and cold rain. My bike, lighter than last year (gain of 5 kg on the equipment) allows me to ride with more comfort, freedom, speed but also discretion which will be an advantage in dangerous countries. The experience of the past years has helped me a lot in these strategic material choices, I now have an excellent knowledge of my material needs and the solutions available to live with with light and basic things and with comfort. The first days were a bit rough because of the cold rain. First I had to ask for the hospitality of the inhabitant at the last minute in Belfort then in Huningue, it was the opportunity to do very nice meetings. Then on the two evenings following it was the return to wild life with free camping in sloping Swiss forests and very uncomfortable in the rain and with strange sounds of nocturnal animals (probably deer) rather impressive but I like That. I then crossed Germany. I rather stayed in the many renovated hostels in the country. The days were monotonous but i saw blackened cathedrals, and ducks, geese and swans dabbling in the calm waters of the already large Danube when I joined it near Ulm. This long river will be my companion to the Black Sea. The trick most likely to drive the adrenaline was unfortunately a beating with a motorist in Porsche who honked me by doubling me, as I was driving along the road while there was a path next to it. I naturally sent him big fucks (I was in my right, the road sign indicated a pedestrian path allowed to cyclists, but not a bicycle path). A minute later he turned around and stopped at me to tell me there was a bike path... My face changed color, I went to him by profaning insults in a Subtle blend of German-English-French and I did not have time to explain the sign that he caught fear and left. I chosed to continue on the pedestrian path which became better quality and this choice was judicious because a few minutes later he came back in the initial direction at 200 km/h (I exaggerate a bit) and might have killed me if I had stayed on the road. This incident shows the tensions between powerful cycling and motorist interests in this country where everything is straight and square. It was with warmshowers hosts that I found quiet and comfort with good Bavarian beers and enormous pieces of local sausages. Then I drove a few days to Austria. This country reminded me of France with bakeries packed with good cakes, friendly people who sometimes spontaneously invited me to their homes, some pretty little villages and towns and this already enormous Danube that flows peacefully between its various hydraulic dams. My tent soaked after a new bivouac in the rain in the wild, and a strong wind in the back decided to go to Vienna in one day for a stage of 173 kilometers, the third longest since the the beginning of this journey around the world. I reached Vienna at midnight and did not spent too much time, wanting to pedal and pedal again after this winter break, and especially to get closer to Japan which is still very far.

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Article du dimanche 22 janvier 2017 Ă  11h42

Etapes 657-664. Singapour - Kuala-Lumpur (458 kms)

[FR]
De Singapour, ville-état prospère et place financière importante à l'extrémité sud de l'Asie, à Kuala Lumpur, ville en pleine expansion et en plein travaux, capitale de la Malaisie, le vélo m'a promené d'abord dans des décors urbains de hauts building parfaitement agencés pour impressionner et attirer les visiteurs et les fonds d'argents. Puis j'ai emprunté le long pont entre Singapour et la Malaisie, sur une étroite bande réservée aux deux roues sur laquelle circulent environ 30 000 travailleurs frontaliers à motos chaque jour et avec qui j'ai du tantôt jouer des coudes tantôt serrer les fesses (et me boucher le nez) en espérant être vu pas ces milliers de bolides lancés sur cette étroite bande et tentant de ne pas être asphyxié par les pots d'échappements, puis je suis arrivé dans un nouveau pays en Malaisie, un pays avec moins d'argent, des bâtiments et routes moins belles qu'à Singapour. Le coût de la vie est plus faible et la nourriture plus intéressante. J'ai adoré boire à la paille l'eau des noix de coco fraiches qui sortent du frigo, les succulents dokongs, fruit jamais vu et goûté auparavant, d'aspect litchi avec un goût plus proche des agrumes (pamplemousse), sans gros noyau, et dont j'ai fait une grande cure pendant trois semaines. Aussi les poissons étaient tellement bons et tendres que je me suis demandé s'ils étaient vraiment cuits, quand aux fruits de mer en tous genre ils étaient aussi de la fête culinaire (à l'occasion essayez cette assiette de coquillages marinés accompagné d'un verre de jus de fruit de la passion fraichement pressé). La pauvreté du pays à cependant ses mauvais côtés, les égouts sont rarement enterrés et sont à ciel ouvert dans les rues alors parfois il faut manger ces bonnes choses à côté d'un énorme rat qui passe tranquillement devant la cuisine et sous les tables du restaurant à deux mètres de mes pieds, dans l'indifférence des autres clients qui mangent avec leurs mains. Je ne voyage pas que pour les belles plages australiennes, les paysages grandioses de l'ouest américain et les volcans indonésiens, si tout dans ce monde était beau, ce qui est beau le serait moins alors j'accepte volontiers ces désagréments. Et puis ces gros rongeurs font aussi partie du monde et de la nature et ils sont donc les bienvenus sur mon voyage! A ce stade du récit, vous vous demandez peut-être : mais pourquoi étais-tu ce soir là dans ce restaurant populaire dans cette rue de Kuala Lumpur à cet endroit de la Terre, à cet instant précis? Je dois donner quelques précisions sur mon itinéraire. Après avoir commencé mon périple à deux roues en Europe (18000km) puis en Amérique du Nord (22000km) mon idée première était ensuite d'aller en Amérique du Sud. Cette idée a changé lorsque j'ai appris à noël 2015 le mariage pour fin octobre 2016 dans son pays d'origine de ma cousine Samjhana au Népal. J'ai alors changé l'Amérique du Sud pour l'Asie, et ai ajouté l'Océanie pour éviter la saison des moussons asiatique. Ayant sous estimé la taille de l'Australie (aussi grosse que les états-unis), ayant un peu trainé en Indonésie, puis à Singapour pour des journées de travail dans la bibliothèque nationale, il me manquait du temps pour me rendre à Katmandou en vélo, et même à Bangkok où cela commençait à être un peu juste. Alors ne voulant pas de stress et voulant profiter pleinement des endroits traversés je me suis simplement dirigé vers Kuala-Lumpur à 500 kilomètres d'où il y avait vol direct et bon marché vers la petite capitale népalaise. La route fut assez simple, malgré la chaleur étouffante sous l'équateur. Souvent bordée de grands champs de cultures de palmiers, et parfois, quelques singes firent leur apparition au bord de la route. Ces lointains cousins n'ont pas manifesté un grand intérêt pour mon voyage. Le faible coût de la vie m'a permis de dormir tous les soirs dans des hôtels climatisés avec l'inconvénient de la solitude et du peu d'interactions avec la population locale : les hôtels apportent du confort mais il ne faut pas que cela dure trop longtemps. Le voyage fut facilité par la présence de nombreux panneaux de signalisation routière le long de la route, indiquant 60km/j dans des panneaux circulaires blancs à bord rouge. En malais, "heure" se traduit par un mot commençant par la lettre "j". Ne pas faire plus de 60km/jour? Pas de problème! Et cela tombait bien car les villes étaient distantes de 50-60km à chaque fois et il faisait très chaud donc j'avais des bonnes excuses pour faire des courtes étapes. Et c'est donc à un rythme très tranquille que je suis arrivé dans la capitale malaisienne d'où j'ai pris l'avion pour Katmandou, vécu un formidable et inoubliable mariage traditionnel local, fais quelques promenades dans les montagnes, temples et autres endroits touristiques en bonne compagnie avant de rentrer en France pour passer les fêtes de fin d'année en famille et régler des problèmes d'appartement. Comme je souhaite relouer mon appartement pour repartir et qu'il y a des gros travaux à faire, et qu'en plus mon papa qui vit seul avec une grave maladie a besoin de moi, je ne sais pas quand et d'où je vais repartir mais idéalement d'Asie du sud-est fin février. A suivre!!!

[EN]
From Singapore, a prosperous city-state and a major financial center on the southern Asia, to Kuala Lumpur, a booming and busy city, capital of Malaysia, i was first in Singapore in impressive Urban decorations of high construction perfect designed to impress and attract visitors and money. Then I cycle the long bridge between Singapore and Malaysia, on a narrow band reserved for two-wheeled vehicles borrowed by about 30 000 motorcycle frontier workers every day and with which I played elbows sometimes. Hoping to be seen not those thousands of bolids thrown on this narrow strip and trying not to be asphyxiated by the exhaust pipes, then I arrived in a new country in Malaysia, less money, less beautiful buildings and more hazardous roads. The cost of living is lower and the food more interesting. I loved drinking with a straw the water from the fresh coconuts that come out of the fridge, the succulent "Dokong", a fruit never seen and tasted before, litchi appearance with a taste closer to grapefruit, without fat Kernel, I did a great cure for three weeks. Also the fish were so good and tender that I wondered if they were really cooked, when seafood in all genres was also part of the culinary feast (occasionally try this plate of marinated shellfish, A glass of passion fruit juice freshly squeezed). The poverty of the country has his the bad sides, the sewers are rarely buried and are open to the streets while you have to eat these good things next to a rat that passes quietly in front of the kitchen and under the tables of the restaurant Two meters from my feet, in the indifference of other guests who eat with their hands. I do not travel only for the beautiful Australian beaches, the grandiose landscapes of the American West and the Indonesian volcanoes and people, if everything in this world was beautiful, which is beautiful would be less beautiful then I willingly accept these inconveniences. And then these big rodents are also part of the world and nature and they are therefore welcome on my journey. At this point in the narrative, you may be wondering: why where you in this popular restaurant on this street in Kuala Lumpur at this point on Earth at this particular moment? I have to give some details about my route. After starting my two-wheeled journey in Europe (18000km) and then in North America (22000km) my first idea was to go to South America. This idea changed at christmas 2015 when I learned the weeding in late October 2016 in her home country of my cousin Samjhana in Nepal. I then changed South America to Asia, and added Oceania to avoid the Asian rain season. Having underestimated the size of Australia (as large as the united states), having be slow in Indonesia and then in Singapore for working days in the national library, I was too short in time to go to Kathmandu by bike, and even to Bangkok. While I did not want any stress and I wanted to take full advantage of the places I crossed, I was simply headed for Kuala Lumpur 500 kilometers from where there was a direct and cheap flight to the small Nepalese capital. The road was quite simple, in spite of the stifling heat under the equator. Often lined with large palm-growing fields, and sometimes a few monkeys appeared on the roadside. These cousins ​​did not show much interest in my trip. The low cost of living allowed me to sleep every night in air-conditioned hotels with the inconvenience of loneliness and of the few interactions with the local population: the hotels bring comfort but i don't like too many nights. The journey was facilitated by the presence of numerous road signs along the road, indicating 60 km / d in the red circular white panels. In Malay, "hour" translates to a word beginning with the letter "j" in French, "d" in english. Do not make more than 60km / day? No problem! And it fell well because the cities were 50-60 km distant every time and was very hot so I had a good excuse to make short steps. And so it was at a slow rythm that I arrived in the Malaysian capital from where I flew to Katmanoudou, experienced a formidable and unforgettable local traditional wedding, do some walks in the mountains, temples and other places before returning to France to spend the end of the year in family and to solve problems of apartment i own and rent. As I wish to re-let my apartment to leave and there is a big work to do, and that besides my dad who lives alone with a serious illness needs me, I do not know when and from where I will go on But ideally from Southeast Asia at the end of February. To be continued!

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Article du lundi 26 septembre 2016 Ă  16h30

Etapes 646-656. Java (633 kilomètres) (1/2)

For the first time...In english below!

Je suis arrivé sur l'île de Java le 23 août après une très courte traversée en ferry depuis Bali. Alors que Bali était une île très peuplée, Java l'est encore d'avantage...141 millions d'habitants pour une superficie de 127 000 km²! Avec autant de monde, les routes furent très encombrées et polluées, et peu propices au voyage à vélo. De plus, la chaleur étouffante à 10 degrés au sud de l'équateur, et la quasi impossibilité de planter la tente pour faire des bivouacs (les seuls espaces non occupés par l'homme sont les flancs des volcans avec de fortes pentes) et les difficultés d'alimentation (quasi impossibilité de faire ma propre cuisine) n'arrangent rien. Mais décider de voir le monde à vélo, et réduire mon parcours aux régions faciles aurait été l'assurance d'avoir des regrets au moment de parcourir les derniers kilomètres. Je veux voir le monde tel qu'il est, et pas seulement tel qu'il est aux endroits où cela m'arrange bien. Aussi, l'une des forces de la vie, et de la vie humaine, est la faculté d'adaptation et il est toujours possible de trouver du positif et de prendre le meilleur de ce qu'une région à offrir, pour vivre une nouvelle expérience de voyage et ressentir de nouvelles émotions. Le meilleur à Java est en haut. Au sommet des volcans, là où l'homme n'a pas pu s'installer, a laissé un peu de nature intacte, et où, à 2000 mètres au dessus du bas, l'air est pur et presque frais. Monter à 2300 mètres d'altitude avec un vélo chargé fut épique. La montée de 22 kilomètres à 9% de moyenne m'a demandé des efforts très violents et beaucoup, beaucoup de temps, surtout dans les passages à 15% dans lesquels même la marche en poussant le vélo sur des routes qui n'en étaient plus s'avérait être une galère sans nom. Les longues pauses tous les kilomètres furent l'occasion de faire baisser le rythme cardiaque et reprendre des forces pour le kilomètre suivant. Et finalement, le Bromo, volcan actif, m'est apparu, avec ses épaisses fumées rappelant celles qui sortent d'une centrale nucléaire, entouré d'une large caldeira (zone relativement plate et sablonneuse) dans laquelle j'ai du pousser le vélo pendant une dizaine de kilomètres le lendemain, dans des paysages uniques, au son des mobylettes qui essayaient également tant bien que mal de se faire un chemin dans cet endroit. La descente qui s'en suivit vers Malang ne fut pas une récompense, la jante de la roue arrière a chauffé au point de me brûler un doigt et j'ai du faire des pauses régulièrement pour la laisser refroidir un peu. A Malang j'ai fais des belles rencontres avec des locaux (Nina et Sisca, deux gentilles étudiantes) puis ai continué la route mais pas pour bien longtemps car après 15 kilomètres je me suis retrouvé coincé dans un village dont la sortie était bloquée par un défilé de carnaval. J'ai vu à plusieurs reprises des défilées colorés à Java, car la fête nationale est célébrée pendant un mois complet. J'y ai assisté quelques heures, ne pouvant m'échapper du village, avant d'être invité par un couple qui passait par là. Ils m'ont d'abord proposé de prendre un peu de repos chez eux, puis de passer la nuit, puis m'ont invité au restaurant et m'ont encore offert encore un délicieux petit déjeuner le matin et de la nourriture pour la route. Quelle gentillesse et quelle démonstration d'hospitalité! Ce fut l'occasion d'apprendre beaucoup de choses sur la vie locale et la culture musulmane (alors que Bali était indoue, Java est musulmane et c'est donc très différent au niveau de l'architecture, de la nourriture et du mode de vie). J'ai pu goûter du fromage de java, des bons coquillages, des fruits que je n'avais jamais goûté auparavant (dont l'étonnant fruit dragon et d'autres fruits que l'Indonésie n'exporte pas), ma pâtisserie préférée de java (un genre de crêpe avec des tranches de banane cuites à l'intérieur) et leur nourriture traditionnelle : riz poulet, riz poulet, poulet riz tous les jours du matin au soir, des "bakso" boulette de viande hallal, et d'autres plats qui mettent le feu à la bouche et que je n'ai parfois pas pu finir. Il semble que le degré de raffinement de leur cuisine se mesure à l'arachomètre, et c'était beaucoup trop raffiné pour moi. Le niveau de vie est très faible, il n'y avait dans pas de douche dans cette maison et ni chez les autres habitants du village, pas de climatisation, et le WC ne possédait ni chasse d'eau (on met de l'eau dans le trou avec un genre de pelle) ni papier WC (il faut s'essuyer avec les mains et se rincer avec la réserve d'eau, mais heureusement j'ai toujours un rouleau de papier essuie tout avec moi). De plus les gens travaillent en général 6 journées de 7 heures par semaine, n'ont que deux semaines de vacances par an et gagnent en moyenne 270 euros par mois d'après mes informations. Si vous trouvez qu'en France vous travaillez trop et ne gagnez pas assez, cela pourra vous faire relativiser!


English

I arrived on the island of Java on August 23 after a short ferry ride from Bali. While Bali was a very populated island, Java is even more populated... 141 million inhabitants and an area of ​​127,000 km²! With so many people, the roads were very congested and polluted, and not the best to travel by bicycle. In addition, the heat at 10 degrees south of the equator, and the near impossibility of the tent to bivouac (the only non-occupied spaces by human activities are the flanks of volcanoes with steep slopes) and feeding difficulties (almost impossible to do my own cooking) do not help. But decide to see the world by bicycle, and reduce my route to the easy parts of the world would have been assured of having regrets when rinding the last kilometers. I want to see the world as it is, not just as to where it suits me well. Also, one of the forces of life, and human life, is adaptability and it is always possible to find positive and take the best of what a region has to offer, to live a new travel experience and feel new emotions. The best at Java is up. At the top of volcanoes, where man could not install, left some untouched nature, and which, at 2000 meters above the bottom, the air is pure and almost cool. Climb to 2300 meters with a loaded bike was epic. The rise of 22 kilometers at 9% average asked very violent efforts and lots and lots of time, especially in the passages to 15% where even walking pushing the bike on roads that were no longer proved to be a galley unnamed. Long breaks every kilometer were the occasion to lower the heart rate and gather strength for the next kilometer. And finally, the Bromo, active volcano occurred to me, with its thick smoke reminiscent emerging like from a nuclear plant, surrounded by a large caldera (relatively flat, sandy area) where I had to push the bike for about ten kilometers the next day in the unique scenery, the sound of motorcycles that were also trying somehow to make a way into this place. The descent that followed to Malang was not a reward, the rear wheel was heated to the point of burning my finger and I had to make regular breaks to cool slightly. A Malang I had beautiful meetings with locals (Nina and Sisca, two students nice) and then went on the road again but not for long because after 15 km I got stuck in a village whose exit was blocked by a carnival parade. I have repeatedly seen colored scrolled to Java because the national day is celebrated for an entire month. I attended a few hours, unable to escape the village before being invited by a couple passing by. They first offered me to take a rest home, then spend the night, then invited me to the restaurant and yet still offered me a delicious breakfast in the morning and food for the road. What kind and what a demonstration of hospitality! It was an opportunity to learn a lot about local life and Muslim culture (while Bali was Hindu, Java is Muslim and it is very different for architecture, food and fashion life). I could taste java cheese, good shellfish, fruit that I had never tasted before (including the amazing dragon fruit and other fruits that Indonesia does not export), my favorite pastry java (a kind of pancake with banana slices fried inside) and their traditional food: chicken rice, chicken rice, chicken rice every day from morning to night, "bakso" meatball halal, and other dishes that give fire at the mouth and sometimes I did not finish. It seems that the sophistication of their cuisine is measured with the fire-meter, and it was much too refined for me. The standard of living is very low, there was no shower in this house nor in other villagers, no air conditioning, and the toilet had neither flush (we put water in the hole with a type of shovel) or toilet paper (it should be clean with your hands and rinse with water reserve, but fortunately I still have a roll of paper towels with me). In addition, people generally work 6 days 7 hours a week, have only two weeks of vacation per year on average earn 270 euros per month according to my information. If you find that in France you work too much and do not earn enough, it will do you in perspective!

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