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Article du samedi 25 mars 2017 à 16h31

Etapes 665 – 678. Roulans – Vienne (1208 kilomètres)

[FR] (in english below)
Après une quatrième pause hivernale, je suis reparti le dimanche 5 mars au matin sur les roues du monde pour une cinquième année d'itinérance consécutive de découverte de ma planète à bicyclette. Après être monté dans 11 avions l'an passé j'ai choisi pour cette année de rester sur le plancher des vaches et c'est donc de la douce France que j'ai repris la route et plus précisément depuis Roulans, le village de mon enfance dans le Doubs. Cap à l'est, vers le pays du soleil levant, loin, très loin de l'autre côté de l'Asie. Il va falloir beaucoup pédaler. Une traversée eurasiatique qui devrait durer environ six mois avant de vraisemblablement de mettre le cap au sud pour continuer l'exploration de l'Asie du sud-est. Je me suis rapidement rendu sur l'eurovelo 6, un itinéraire cyclable qui traverse l'Europe d'ouest en est en suivant différents fleuves et qui passe à 3 kilomètres de Roulans. Après une pause de quatre mois j'avais vraiment envie de faire du vélo alors j'ai roulé pendant 14 jours sans interruption pour atteindre la capitale autrichienne à l'issue d'une dernière étape de 173 kilomètres terminée à minuit sous une pluie diluvienne et froide. Mon vélo nettement allégé cet hiver (gain de 5 kg sur le matériel courant) me permet de rouler avec d'avantage de confort, de liberté, de vitesse mais aussi de discrétion ce qui sera un avantage dans les pays dangereux. L'expérience des années passées m'a beaucoup aidé pour ces choix matériels stratégiques, j'ai désormais une parfaite connaissance de mes besoins et des solutions disponibles pour vivre avec peu et avec du confort. Les premiers jours furent un peu rudes en raison de la pluie froide. J'ai d'abord du demander l'hospitalité chez l'habitant en dernière minute à Belfort puis à Huningue, ce fut l'occasion de faire de très belles rencontres. Puis les deux soirs suivants ce fut le retour à la vie sauvage avec des bivouacs dans des forêts suisses en pente et bien peu confortables sous la pluie et avec des étranges bruits d'animaux nocturnes (probablement des cerfs) plutôt impressionnants, mais j'aime tout cela. J'ai ensuite traversé l'Allemagne. J'y ai plutôt dormi dans les nombreuses auberges de jeunesse rénovées que compte le pays. Les journées furent assez monotones sans grand chose pour faire pétiller les yeux : tout au plus quelques vieilles cathédrales noircies et des canards, oies et cygnes barbotant dans les eaux calmes du Danube déjà grand lorsque je l'ai rejoint près de Ulm. Ce long fleuve sera mon compagnon de route jusqu'à la mer noire. Le truc le plus à même de faire monter l'adrénaline fut malheureusement une prise de bec avec un automobiliste en Porsche qui m'a klaxonné en me doublant, car je roulais sur la route alors qu'il y avait un chemin à côté. Je lui ai naturellement envoyé des gros bras d'honneur (j'étais dans mon droit, le panneau du chemin indiquait un chemin piéton autorisé aux cyclistes, mais pas une obligation cyclable). Une minute plus tard il a fait demi-tour et s'est arrêté à ma hauteur pour me dire qu'il y avait une piste cyclable...Mon visage a changé de couleur, je suis allé vers lui en profanant des insultes dans un subtil mélange d'allemand-anglais-français et je n'ai pas eu le temps de lui expliquer le panneau qu'il a pris peur et est reparti. J'ai malgré tout fait le choix de continuer sur le chemin piéton qui devenait de meilleur qualité et ce choix fut judicieux car quelques minutes plus tard il est repassé dans le sens initial à 200 km/h (j'exagère un peu) et m'aurait peut-être tué si j'étais resté sur la route. Cet incident montre les tensions qui existent entre les puissants intérêts cyclistes et automobilistes très développés dans ce pays où tout est droit et carré. Ce sont chez des hôtes warmshowers que j'ai trouvé du réconfort avec des bonnes bières bavaroises et des énormes morceaux de charcuterie locale. Ensuite, j'ai roulé quelques jours en Autriche. Ce pays m'a rappelé la France avec des boulangeries garnies de bons gâteaux, des habitants sympathiques qui m'ont parfois spontanément invité chez eux, quelques jolis petits villages et villes et ce déjà énorme Danube qui coule paisiblement entre ses différents barrages hydrauliques. Ma tente trempée après un nouveau bivouac sous la pluie dans la nature, et un fort vent dans le dos m'ont décidé ensuite d'aller à Vienne d'une seule traite pour une étape de 173 kilomètres, la troisième la plus longue depuis le début de ce voyage autour du monde. J'ai atteint Vienne à minuit et ne m'y suis pas trop attardé, voulant encore pédaler et pédaler encore après cette pause hivernale, et surtout me rapprocher du Japon qui est encore très loin.

Etape 665. Roulans – Belfort. 101 kms.
Etape 666. Belfort - Huningue. 70 kms.
Etape 667. Huningue - Laufenbourg. 55 kms.
Etape 668. Laufenbourg - Steckborn. 100 kms.
Etape 669. Steckborn - Ravensbourg. 54 kms.
Etape 670. Ravensbourg - Ulm. 102 kms.
Etape 671. Ulm - Rettingen. 83 kms.
Etape 672. Rettingen - Ingolstadt. 69 kms.
Etape 673. Ingolstadt - Ratisbonne. 80 kms.
Etape 674. Ratisbonne - Plattling. 88 kms.
Etape 675. Plattling - Passau. 64 kms.
Etape 676. Passau - Linz. 99 kms.
Etape 677. Linz - Dornach. 70 kms.
Etape 678. Dornach - Vienne. 173 kms.


[EN]
After a fourth winter break, I left on Sunday morning, March 5th, for a fifth consecutive year of exploring my planet on a bicycle. Having taking 11 planes last year I chose for this year to stay on the floor of the cows and it is therefore from France that I took the road and more precisely from Roulans, the village of my Childhood in eastern France. Heading east, towards the land of the rising sun, far, very far at the other side of Asia, it will be necessary to pedal a lot. A Eurasian crossing that is expected to last about six months before i will probaby head south to continue exploring Southeast Asia. I quickly came to the eurovelo 6, a cycling route that crosses Europe from west to east following different rivers and tant passes 3 kilometers from my parent's village. After a four-month break I really wanted to ride a bike so I drove for 14 days without interruption to reach the Austrian capital at the end a final stage of 173 kilometers (108 miles) ended at midnight in a torrential and cold rain. My bike, lighter than last year (gain of 5 kg on the equipment) allows me to ride with more comfort, freedom, speed but also discretion which will be an advantage in dangerous countries. The experience of the past years has helped me a lot in these strategic material choices, I now have an excellent knowledge of my material needs and the solutions available to live with with light and basic things and with comfort. The first days were a bit rough because of the cold rain. First I had to ask for the hospitality of the inhabitant at the last minute in Belfort then in Huningue, it was the opportunity to do very nice meetings. Then on the two evenings following it was the return to wild life with free camping in sloping Swiss forests and very uncomfortable in the rain and with strange sounds of nocturnal animals (probably deer) rather impressive but I like That. I then crossed Germany. I rather stayed in the many renovated hostels in the country. The days were monotonous but i saw blackened cathedrals, and ducks, geese and swans dabbling in the calm waters of the already large Danube when I joined it near Ulm. This long river will be my companion to the Black Sea. The trick most likely to drive the adrenaline was unfortunately a beating with a motorist in Porsche who honked me by doubling me, as I was driving along the road while there was a path next to it. I naturally sent him big fucks (I was in my right, the road sign indicated a pedestrian path allowed to cyclists, but not a bicycle path). A minute later he turned around and stopped at me to tell me there was a bike path... My face changed color, I went to him by profaning insults in a Subtle blend of German-English-French and I did not have time to explain the sign that he caught fear and left. I chosed to continue on the pedestrian path which became better quality and this choice was judicious because a few minutes later he came back in the initial direction at 200 km/h (I exaggerate a bit) and might have killed me if I had stayed on the road. This incident shows the tensions between powerful cycling and motorist interests in this country where everything is straight and square. It was with warmshowers hosts that I found quiet and comfort with good Bavarian beers and enormous pieces of local sausages. Then I drove a few days to Austria. This country reminded me of France with bakeries packed with good cakes, friendly people who sometimes spontaneously invited me to their homes, some pretty little villages and towns and this already enormous Danube that flows peacefully between its various hydraulic dams. My tent soaked after a new bivouac in the rain in the wild, and a strong wind in the back decided to go to Vienna in one day for a stage of 173 kilometers, the third longest since the the beginning of this journey around the world. I reached Vienna at midnight and did not spent too much time, wanting to pedal and pedal again after this winter break, and especially to get closer to Japan which is still very far.

0 miam   [4 commentaires ]

Article du dimanche 22 janvier 2017 à 11h42

Etapes 657-664. Singapour - Kuala-Lumpur (458 kms)

[FR]
De Singapour, ville-état prospère et place financière importante à l'extrémité sud de l'Asie, à Kuala Lumpur, ville en pleine expansion et en plein travaux, capitale de la Malaisie, le vélo m'a promené d'abord dans des décors urbains de hauts building parfaitement agencés pour impressionner et attirer les visiteurs et les fonds d'argents. Puis j'ai emprunté le long pont entre Singapour et la Malaisie, sur une étroite bande réservée aux deux roues sur laquelle circulent environ 30 000 travailleurs frontaliers à motos chaque jour et avec qui j'ai du tantôt jouer des coudes tantôt serrer les fesses (et me boucher le nez) en espérant être vu pas ces milliers de bolides lancés sur cette étroite bande et tentant de ne pas être asphyxié par les pots d'échappements, puis je suis arrivé dans un nouveau pays en Malaisie, un pays avec moins d'argent, des bâtiments et routes moins belles qu'à Singapour. Le coût de la vie est plus faible et la nourriture plus intéressante. J'ai adoré boire à la paille l'eau des noix de coco fraiches qui sortent du frigo, les succulents dokongs, fruit jamais vu et goûté auparavant, d'aspect litchi avec un goût plus proche des agrumes (pamplemousse), sans gros noyau, et dont j'ai fait une grande cure pendant trois semaines. Aussi les poissons étaient tellement bons et tendres que je me suis demandé s'ils étaient vraiment cuits, quand aux fruits de mer en tous genre ils étaient aussi de la fête culinaire (à l'occasion essayez cette assiette de coquillages marinés accompagné d'un verre de jus de fruit de la passion fraichement pressé). La pauvreté du pays à cependant ses mauvais côtés, les égouts sont rarement enterrés et sont à ciel ouvert dans les rues alors parfois il faut manger ces bonnes choses à côté d'un énorme rat qui passe tranquillement devant la cuisine et sous les tables du restaurant à deux mètres de mes pieds, dans l'indifférence des autres clients qui mangent avec leurs mains. Je ne voyage pas que pour les belles plages australiennes, les paysages grandioses de l'ouest américain et les volcans indonésiens, si tout dans ce monde était beau, ce qui est beau le serait moins alors j'accepte volontiers ces désagréments. Et puis ces gros rongeurs font aussi partie du monde et de la nature et ils sont donc les bienvenus sur mon voyage! A ce stade du récit, vous vous demandez peut-être : mais pourquoi étais-tu ce soir là dans ce restaurant populaire dans cette rue de Kuala Lumpur à cet endroit de la Terre, à cet instant précis? Je dois donner quelques précisions sur mon itinéraire. Après avoir commencé mon périple à deux roues en Europe (18000km) puis en Amérique du Nord (22000km) mon idée première était ensuite d'aller en Amérique du Sud. Cette idée a changé lorsque j'ai appris à noël 2015 le mariage pour fin octobre 2016 dans son pays d'origine de ma cousine Samjhana au Népal. J'ai alors changé l'Amérique du Sud pour l'Asie, et ai ajouté l'Océanie pour éviter la saison des moussons asiatique. Ayant sous estimé la taille de l'Australie (aussi grosse que les états-unis), ayant un peu trainé en Indonésie, puis à Singapour pour des journées de travail dans la bibliothèque nationale, il me manquait du temps pour me rendre à Katmandou en vélo, et même à Bangkok où cela commençait à être un peu juste. Alors ne voulant pas de stress et voulant profiter pleinement des endroits traversés je me suis simplement dirigé vers Kuala-Lumpur à 500 kilomètres d'où il y avait vol direct et bon marché vers la petite capitale népalaise. La route fut assez simple, malgré la chaleur étouffante sous l'équateur. Souvent bordée de grands champs de cultures de palmiers, et parfois, quelques singes firent leur apparition au bord de la route. Ces lointains cousins n'ont pas manifesté un grand intérêt pour mon voyage. Le faible coût de la vie m'a permis de dormir tous les soirs dans des hôtels climatisés avec l'inconvénient de la solitude et du peu d'interactions avec la population locale : les hôtels apportent du confort mais il ne faut pas que cela dure trop longtemps. Le voyage fut facilité par la présence de nombreux panneaux de signalisation routière le long de la route, indiquant 60km/j dans des panneaux circulaires blancs à bord rouge. En malais, "heure" se traduit par un mot commençant par la lettre "j". Ne pas faire plus de 60km/jour? Pas de problème! Et cela tombait bien car les villes étaient distantes de 50-60km à chaque fois et il faisait très chaud donc j'avais des bonnes excuses pour faire des courtes étapes. Et c'est donc à un rythme très tranquille que je suis arrivé dans la capitale malaisienne d'où j'ai pris l'avion pour Katmandou, vécu un formidable et inoubliable mariage traditionnel local, fais quelques promenades dans les montagnes, temples et autres endroits touristiques en bonne compagnie avant de rentrer en France pour passer les fêtes de fin d'année en famille et régler des problèmes d'appartement. Comme je souhaite relouer mon appartement pour repartir et qu'il y a des gros travaux à faire, et qu'en plus mon papa qui vit seul avec une grave maladie a besoin de moi, je ne sais pas quand et d'où je vais repartir mais idéalement d'Asie du sud-est fin février. A suivre!!!

[EN]
From Singapore, a prosperous city-state and a major financial center on the southern Asia, to Kuala Lumpur, a booming and busy city, capital of Malaysia, i was first in Singapore in impressive Urban decorations of high construction perfect designed to impress and attract visitors and money. Then I cycle the long bridge between Singapore and Malaysia, on a narrow band reserved for two-wheeled vehicles borrowed by about 30 000 motorcycle frontier workers every day and with which I played elbows sometimes. Hoping to be seen not those thousands of bolids thrown on this narrow strip and trying not to be asphyxiated by the exhaust pipes, then I arrived in a new country in Malaysia, less money, less beautiful buildings and more hazardous roads. The cost of living is lower and the food more interesting. I loved drinking with a straw the water from the fresh coconuts that come out of the fridge, the succulent "Dokong", a fruit never seen and tasted before, litchi appearance with a taste closer to grapefruit, without fat Kernel, I did a great cure for three weeks. Also the fish were so good and tender that I wondered if they were really cooked, when seafood in all genres was also part of the culinary feast (occasionally try this plate of marinated shellfish, A glass of passion fruit juice freshly squeezed). The poverty of the country has his the bad sides, the sewers are rarely buried and are open to the streets while you have to eat these good things next to a rat that passes quietly in front of the kitchen and under the tables of the restaurant Two meters from my feet, in the indifference of other guests who eat with their hands. I do not travel only for the beautiful Australian beaches, the grandiose landscapes of the American West and the Indonesian volcanoes and people, if everything in this world was beautiful, which is beautiful would be less beautiful then I willingly accept these inconveniences. And then these big rodents are also part of the world and nature and they are therefore welcome on my journey. At this point in the narrative, you may be wondering: why where you in this popular restaurant on this street in Kuala Lumpur at this point on Earth at this particular moment? I have to give some details about my route. After starting my two-wheeled journey in Europe (18000km) and then in North America (22000km) my first idea was to go to South America. This idea changed at christmas 2015 when I learned the weeding in late October 2016 in her home country of my cousin Samjhana in Nepal. I then changed South America to Asia, and added Oceania to avoid the Asian rain season. Having underestimated the size of Australia (as large as the united states), having be slow in Indonesia and then in Singapore for working days in the national library, I was too short in time to go to Kathmandu by bike, and even to Bangkok. While I did not want any stress and I wanted to take full advantage of the places I crossed, I was simply headed for Kuala Lumpur 500 kilometers from where there was a direct and cheap flight to the small Nepalese capital. The road was quite simple, in spite of the stifling heat under the equator. Often lined with large palm-growing fields, and sometimes a few monkeys appeared on the roadside. These cousins ​​did not show much interest in my trip. The low cost of living allowed me to sleep every night in air-conditioned hotels with the inconvenience of loneliness and of the few interactions with the local population: the hotels bring comfort but i don't like too many nights. The journey was facilitated by the presence of numerous road signs along the road, indicating 60 km / d in the red circular white panels. In Malay, "hour" translates to a word beginning with the letter "j" in French, "d" in english. Do not make more than 60km / day? No problem! And it fell well because the cities were 50-60 km distant every time and was very hot so I had a good excuse to make short steps. And so it was at a slow rythm that I arrived in the Malaysian capital from where I flew to Katmanoudou, experienced a formidable and unforgettable local traditional wedding, do some walks in the mountains, temples and other places before returning to France to spend the end of the year in family and to solve problems of apartment i own and rent. As I wish to re-let my apartment to leave and there is a big work to do, and that besides my dad who lives alone with a serious illness needs me, I do not know when and from where I will go on But ideally from Southeast Asia at the end of February. To be continued!

198 miams   [3 commentaires ]

Article du lundi 26 septembre 2016 à 16h30

Etapes 646-656. Java (633 kilomètres) (1/2)

For the first time...In english below!

Je suis arrivé sur l'île de Java le 23 août après une très courte traversée en ferry depuis Bali. Alors que Bali était une île très peuplée, Java l'est encore d'avantage...141 millions d'habitants pour une superficie de 127 000 km²! Avec autant de monde, les routes furent très encombrées et polluées, et peu propices au voyage à vélo. De plus, la chaleur étouffante à 10 degrés au sud de l'équateur, et la quasi impossibilité de planter la tente pour faire des bivouacs (les seuls espaces non occupés par l'homme sont les flancs des volcans avec de fortes pentes) et les difficultés d'alimentation (quasi impossibilité de faire ma propre cuisine) n'arrangent rien. Mais décider de voir le monde à vélo, et réduire mon parcours aux régions faciles aurait été l'assurance d'avoir des regrets au moment de parcourir les derniers kilomètres. Je veux voir le monde tel qu'il est, et pas seulement tel qu'il est aux endroits où cela m'arrange bien. Aussi, l'une des forces de la vie, et de la vie humaine, est la faculté d'adaptation et il est toujours possible de trouver du positif et de prendre le meilleur de ce qu'une région à offrir, pour vivre une nouvelle expérience de voyage et ressentir de nouvelles émotions. Le meilleur à Java est en haut. Au sommet des volcans, là où l'homme n'a pas pu s'installer, a laissé un peu de nature intacte, et où, à 2000 mètres au dessus du bas, l'air est pur et presque frais. Monter à 2300 mètres d'altitude avec un vélo chargé fut épique. La montée de 22 kilomètres à 9% de moyenne m'a demandé des efforts très violents et beaucoup, beaucoup de temps, surtout dans les passages à 15% dans lesquels même la marche en poussant le vélo sur des routes qui n'en étaient plus s'avérait être une galère sans nom. Les longues pauses tous les kilomètres furent l'occasion de faire baisser le rythme cardiaque et reprendre des forces pour le kilomètre suivant. Et finalement, le Bromo, volcan actif, m'est apparu, avec ses épaisses fumées rappelant celles qui sortent d'une centrale nucléaire, entouré d'une large caldeira (zone relativement plate et sablonneuse) dans laquelle j'ai du pousser le vélo pendant une dizaine de kilomètres le lendemain, dans des paysages uniques, au son des mobylettes qui essayaient également tant bien que mal de se faire un chemin dans cet endroit. La descente qui s'en suivit vers Malang ne fut pas une récompense, la jante de la roue arrière a chauffé au point de me brûler un doigt et j'ai du faire des pauses régulièrement pour la laisser refroidir un peu. A Malang j'ai fais des belles rencontres avec des locaux (Nina et Sisca, deux gentilles étudiantes) puis ai continué la route mais pas pour bien longtemps car après 15 kilomètres je me suis retrouvé coincé dans un village dont la sortie était bloquée par un défilé de carnaval. J'ai vu à plusieurs reprises des défilées colorés à Java, car la fête nationale est célébrée pendant un mois complet. J'y ai assisté quelques heures, ne pouvant m'échapper du village, avant d'être invité par un couple qui passait par là. Ils m'ont d'abord proposé de prendre un peu de repos chez eux, puis de passer la nuit, puis m'ont invité au restaurant et m'ont encore offert encore un délicieux petit déjeuner le matin et de la nourriture pour la route. Quelle gentillesse et quelle démonstration d'hospitalité! Ce fut l'occasion d'apprendre beaucoup de choses sur la vie locale et la culture musulmane (alors que Bali était indoue, Java est musulmane et c'est donc très différent au niveau de l'architecture, de la nourriture et du mode de vie). J'ai pu goûter du fromage de java, des bons coquillages, des fruits que je n'avais jamais goûté auparavant (dont l'étonnant fruit dragon et d'autres fruits que l'Indonésie n'exporte pas), ma pâtisserie préférée de java (un genre de crêpe avec des tranches de banane cuites à l'intérieur) et leur nourriture traditionnelle : riz poulet, riz poulet, poulet riz tous les jours du matin au soir, des "bakso" boulette de viande hallal, et d'autres plats qui mettent le feu à la bouche et que je n'ai parfois pas pu finir. Il semble que le degré de raffinement de leur cuisine se mesure à l'arachomètre, et c'était beaucoup trop raffiné pour moi. Le niveau de vie est très faible, il n'y avait dans pas de douche dans cette maison et ni chez les autres habitants du village, pas de climatisation, et le WC ne possédait ni chasse d'eau (on met de l'eau dans le trou avec un genre de pelle) ni papier WC (il faut s'essuyer avec les mains et se rincer avec la réserve d'eau, mais heureusement j'ai toujours un rouleau de papier essuie tout avec moi). De plus les gens travaillent en général 6 journées de 7 heures par semaine, n'ont que deux semaines de vacances par an et gagnent en moyenne 270 euros par mois d'après mes informations. Si vous trouvez qu'en France vous travaillez trop et ne gagnez pas assez, cela pourra vous faire relativiser!


English

I arrived on the island of Java on August 23 after a short ferry ride from Bali. While Bali was a very populated island, Java is even more populated... 141 million inhabitants and an area of ​​127,000 km²! With so many people, the roads were very congested and polluted, and not the best to travel by bicycle. In addition, the heat at 10 degrees south of the equator, and the near impossibility of the tent to bivouac (the only non-occupied spaces by human activities are the flanks of volcanoes with steep slopes) and feeding difficulties (almost impossible to do my own cooking) do not help. But decide to see the world by bicycle, and reduce my route to the easy parts of the world would have been assured of having regrets when rinding the last kilometers. I want to see the world as it is, not just as to where it suits me well. Also, one of the forces of life, and human life, is adaptability and it is always possible to find positive and take the best of what a region has to offer, to live a new travel experience and feel new emotions. The best at Java is up. At the top of volcanoes, where man could not install, left some untouched nature, and which, at 2000 meters above the bottom, the air is pure and almost cool. Climb to 2300 meters with a loaded bike was epic. The rise of 22 kilometers at 9% average asked very violent efforts and lots and lots of time, especially in the passages to 15% where even walking pushing the bike on roads that were no longer proved to be a galley unnamed. Long breaks every kilometer were the occasion to lower the heart rate and gather strength for the next kilometer. And finally, the Bromo, active volcano occurred to me, with its thick smoke reminiscent emerging like from a nuclear plant, surrounded by a large caldera (relatively flat, sandy area) where I had to push the bike for about ten kilometers the next day in the unique scenery, the sound of motorcycles that were also trying somehow to make a way into this place. The descent that followed to Malang was not a reward, the rear wheel was heated to the point of burning my finger and I had to make regular breaks to cool slightly. A Malang I had beautiful meetings with locals (Nina and Sisca, two students nice) and then went on the road again but not for long because after 15 km I got stuck in a village whose exit was blocked by a carnival parade. I have repeatedly seen colored scrolled to Java because the national day is celebrated for an entire month. I attended a few hours, unable to escape the village before being invited by a couple passing by. They first offered me to take a rest home, then spend the night, then invited me to the restaurant and yet still offered me a delicious breakfast in the morning and food for the road. What kind and what a demonstration of hospitality! It was an opportunity to learn a lot about local life and Muslim culture (while Bali was Hindu, Java is Muslim and it is very different for architecture, food and fashion life). I could taste java cheese, good shellfish, fruit that I had never tasted before (including the amazing dragon fruit and other fruits that Indonesia does not export), my favorite pastry java (a kind of pancake with banana slices fried inside) and their traditional food: chicken rice, chicken rice, chicken rice every day from morning to night, "bakso" meatball halal, and other dishes that give fire at the mouth and sometimes I did not finish. It seems that the sophistication of their cuisine is measured with the fire-meter, and it was much too refined for me. The standard of living is very low, there was no shower in this house nor in other villagers, no air conditioning, and the toilet had neither flush (we put water in the hole with a type of shovel) or toilet paper (it should be clean with your hands and rinse with water reserve, but fortunately I still have a roll of paper towels with me). In addition, people generally work 6 days 7 hours a week, have only two weeks of vacation per year on average earn 270 euros per month according to my information. If you find that in France you work too much and do not earn enough, it will do you in perspective!

0 miam   [7 commentaires ]

Article du lundi 26 septembre 2016 à 16h06

Etapes 646-656. Java (633 kilomètres) (2/2)

In english below...

Passé cette maison et ces braves gens que je ne suis pas près d'oublier, je me suis rendu chez d'autres particuliers à Madiun, un couple indonéso-norvégien (quel contraste!) inscrit sur warmshowers.org malgré qu'ils ne font pas de vélo. J'y suis resté deux nuits et ai profité de la journée pour continuer mon apprentissage de la culture javanaise avec Patmo qui m'a conduit tout l'après-midi à mobylette pour me montrer la région de Madiun, un endroit aménagé où l'on veut faire venir des touristes, un autre endroit de la montagne d'où l'on admire les couchers de soleil, puis m'a conduit dans la maison locale des étudiants d'un village pour me faire gouter une boisson locale, un jus de palme que l'on laisse fermenter (très bon) et me proposer des escargots que je n'ai pas essayé. Des enfants qui passaient pas là n'ont pas voulu venir me dire bonjour, ils avaient trop peur car c'était la première fois qu'ils voyaient un étranger! Des jeunes filles ont été plus courageuses, elles aussi n'avaient jamais vu d'étranger et elle furent toutes excitées et hystériques de me rencontrer et de me parler. Elle m'ont offert tout un tas de biscuits javanais traditionnels et c'est dans la joie et le bonne humeur que cette belle journée de pause à Madiun s'est achevée. Les rencontres humaines ont fait tout l'intérêt de ce parcours à Java. J'ai trouvé les indonésiens extrêmement agréables, on m'a dit bonjour à longueur de journée, des "Hello Mister!" auxquels je répondais parfois d'un coup de pouêt-pouêt ce qui les faisais instantanément exploser de rire! Il sont le coeur léger et le rire facile, les relations sont simples, basées sur le respect et l'amitié, et ce fût un grand bonheur de rouler chez eux, tapant parfois la main des enfants au bord de route, et distribuant à mon tour d'innombrables sourires et bonjour aux inconnus. La bonne humeur et la joie de vivre sont contagieux! L'authenticité et le merveilleux des rencontres ont atteint un sommet lors d'une crevaison sur les pentes du Bromo. A peine avais-commencé à démonter ma roue que des enfants qui jouaient à proximité ont instantanément arrêté leurs jeux pour aller voir ce que je faisais, avant d'aller appeler leurs amis : "venez voir les copains, il y a un cycliste qui répare un vélo! (en indonésien). Quelques instants plus tard, j'avais une dizaine d'enfants assis sagement autour de moi, leurs paires d'yeux écarquillés scrutant mes moindres gestes dans une grande patience. Ces enfants étaient adorables! Ma fin de parcours sur l'île fut l'occasion de gravir une nouvelle montée de 1800 mètres de dénivelé, avec des passages encore très difficiles, toujours pour aller chercher de l'air frais, éviter la circulation et voir un peu de nature, puis je me suis rendu du côté de Yogyakarta pour visiter des temples du Xeme siècle avant de prendre l'avion pour Singapour, mon séjour limité de 1 mois étant insuffisant pour m'y rendre en ferry. A Java, j'ai fais beaucoup de jours de pauses à cause de problèmes de santé bénins à répétition dus au fait de manger dans la rue n'importe quoi n'importe quand, mais peu importe, malgré la difficulté, je garderai d'excellents souvenirs de ce premier passage en Indonésie, les chants longs qui sortent des hauts parleurs des mosquées et qui enchantent toutes la ville, les volcans, la nature aussi un peu avec des sons étonnants et des arbres nouveaux en haut des montagnes, et tout ces gens dont les sourires m'ont mis le coeur en joie et en fête, tout cela à fait oublier les difficultés et m'a donné envie de revenir plus tard. Indonésiens, ce n'est qu'un au revoir, mes frères, ce n'est qu'un au revoir!



English Past this house and these good people that I will never forget, I went to see other people in Madiun. A indonéso-Norwegian couple (what a contrast!) registered warmshowers.org although they do no bike. I stayed two nights and took advantage of the day-off to continue my learning of Javanese culture with Patmo who led me all afternoon moped to show me the Madiun area, another part of the mountain where you can admire the sunsets, and then took me to the local students home from a village to make me taste a local drink, juice palm that is fermented (very good) and offer me snails I have not tried. Children who passed there have not wanted to come say hello, they were too afraid because this was the first time they saw a stranger! Girls were more courageous, they also had never seen a foreigner and they were all excited and hysterical to meet me and talk to me. She offered me a lot of traditional Javanese biscuits and it is in the joy and good humor that this beautiful day break in Madiun was completed. Human encounters were the interest of this bike tour in Java. I found Indonesian extremely pleasant. Indonesian told me "Hello Mister" all day long, which I sometimes answered with a blow of Pouêt-Pouêt which was folowed instantly by explode with laughter! They are light-hearted and easy laugh, relationships are simple, based on respect and friendship, and it was a delight to ride at heir java island, sometimes typing hands of children in roadside and distributing my turn countless smiles and hello to strangers. Good humor and happyness of life are contagious! Authenticity and wonderful encounters peaked on the slopes of Bromo. I had started to disassemble my wheel and children playing nearby were instantly stopped their games to see what I was doing before going to call their friends: "Come and see guys, there's a cyclist who repairs a bike! (in Indonesian). One moment later, I had a dozen children sitting quietly around me, their eyes wide pairs scrutinizing my every move in great patience. These kids were adorable! My late courses on the island was the opportunity to climb a new rise 1800 vertical meters, with even very difficult passages, in order to get fresh air, avoid the traffic and see a bit of nature, then I went towards Yogyakarta to visit the temples of the Xth century before flying to Singapore, my limited stay of 1 month was not enough to get there by ferry. In Java, I took a lot of day breaks because of health problems repeatedly due to eating in the street anything anytime, but regardless, despite the difficulty, I will keep wonderful memories of this first passage in Indonesia, long songs coming out of the loudspeakers of mosques and that delight all the city, volcanoes, nature also with some amazing sounds and new trees high in the mountains, and all those people whose smiles have set my heart to joy and party, all completely forget the difficulties and made me want to come back later. Indonesia it is not a goodbye, my brothers, this is just a goodbye! See you later!


Etape 646. Rogojampi - Jember. 95 kilomètres
Etape 647. Jember – Lumajan. 68 kilomètres
Etape 648. Lumajang – Montée Bromo. 55 kilomètres
Etape 649. Montée Bromo – Cemoro Lawang. 17 kms (asc.1500m env)
Etape 650. Cemoro Lawang – Malang. 49 kilomètres
Etape 651. Malang – Batu. 17 kilomètres
Etape 652. Batu – Kediri. 83 kilomètres
Etape 653. Kediri – Madiun. 81 kilomètres
Etape 654. Madiun -Sarangan. 43 kms (asc.1400m)
Etape 655. Sarangan - Suryakarta. 60 kms
Etape 656. Suryakarta - Yogyakarta. 65 kms


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Article du mardi 6 septembre 2016 à 15h41

Etapes 644-645. Bali.

J'ai atterri à l'aéroport international de Denpasar, sur l'île Bali, l'une des 17 508 îles que compte l'Indonésie, en provenance de Darwin, en Australie, le mercredi 17 août 2016 au soir, et j'ai réassemblé le vélo dans un parking souterrain de l'aéroport sous le regard d'un curieux qui m'a longuement observé. Le même regard interrogatif que j'ai eu moi-même quelques jours plus tard en assistant à une cérémonie religieuse indoue au coin d'une rue. C'est la rencontre de deux cultures très différentes, et après avoir parcouru 44000 kilomètres dans le monde "occidental" (bien que l'Australie soit en orient) il est bien venu de pouvoir maintenant découvrir de nouvelles cultures et de nouveaux hommes. Pour faire mes premiers mètres en Indonésie je devais d'abord quitter ce parking. Il n'y avait qu'une seule route devant moi. Elle était en contre-sens avec deux flèches au sol dirigées vers moi. Comme il y avait deux policiers non loin je suis allé leur demander si on roule à droite ou à gauche dans leur pays, afin de ne pas reproduire l'erreur de Sydney. Ils m'ont répondu en me demandant où j'allais, j'ai répondu à Kuta et ils m'ont indiqué la route en contre-sens, en roulant lentement à droite, puis de prendre à droite à la prochaine intersection. Des policiers qui m'indiquent un sens interdit, je n'aurais jamais imaginé cela possible! Bienvenue en Indonésie. J'ai donc débuté l'Indonésie à contre sens jusqu'à la première intersection où je devais traverser la route. J'ai manqué d'être percuté une mobylette qui arrivait en silence derrière moi. Vu que j'étais en sens interdit je n'avais pas imaginé qu'un véhicule puisse arriver de derrière! J'ai rapidement compris qu'en Indonésie, les vélos et les mobylettes ont tous les droits et peuvent rouler sur les voies qu'ils veulent et dans le sens qu'ils veulent, et même sur les trottoirs. La circulation est tellement dense et lente, et le trafic tellement dominé par les mobylettes (75% des véhicules) que chacun tente de faire sa place comme il peut sans règles bien établies ou respectées. J'ai souvent été doublé de très près (quelques centimètres) par des mobylettes car les routes sont étroites et les bas-côtés sont en mauvais état (souvent des trous ou des gens qui stationnent n'importe comment). Mais comme la circulation est assez lentes, et que les gens sont cool, courtois et de bonne humeur malgré le trafic, je ne me sens pas en danger. Le danger principal est moi même, car ayant passé plus de la moitié de ma vie dans la lune, je dois m'efforcer à ne jamais relâcher l'attention et à bien garder ma ligne, une ligne droite serrée à gauche de la gauche (en Indonésie on roule à gauche). J'ai fait une pause au premier distributeur de billet pour retirer de la devise locale, des roupies indonésiennes, dont je n'avais aucune idée du cours. J'ai demandé 1 200 roupies. Ce fut accepté et la machine m'a retourné une liasse de billets (24) de 50 000 roupies (en fait 1 200 000 roupies soit 80 euros en 24 billets de 3,3 euros). Avec un million en poche et autant de billets de la plus grande coupure disponible je me suis senti riche! Le coût de la vie est faible ce qui m'a permis de manger dans des restaurants (en général une grosse louche de riz à laquelle on ajoute ce qu'on veut comme feuilles ou légumes verts, soupes, poissons et viandes) et déguster de délicieux jus de fruits tropicaux glacés composés d'un mélange de fruits frais pressés devant moi. J'en ai bu plusieurs fois par jour et ce fût un vrai régal. J'ai trouvé sans difficultés une solution provisoire pour ma dynamo de moyeu en panne. Etant de passage devant un magasin de vélo, j'ai exposé le problème. On m'a demandé de patienter 5 minutes puis on a pris mon vélo, travaillé 2 heures et demi dessus pour retirer la dynamo, essayé sans succès de la réparer, mettre un nouveau moyeu et re-rayonner la roue, tout en m'apprenant quelques mots d'indonésien, m'offrant des cafés et même un tee-shirt. Coût de la réparation : 5 euros pour le nouveau moyeu shimano et la main d'oeuvre offerte car on est heureux d'aider un voyageur de passage. Je suis resté 4 jours à Denpasar, la plus grande ville de Bali, et à Kuta, banlieue touristique et festive au bord de la mer, avec beaucoup d'australiens qui viennent ici boire et faire la fête pour pas cher. Outre la nourriture, j'ai apprécié la vue de ces innombrables temples indous, bien qu'abimés par le temps et noircis par la pollution, et ces mignons petits paniers d'offrandes multicolores composés de fleurs et de nourriture qui fait la joie des fourmis locales. Aussi, les statues géantes au milieu des ronds points sont une curiosité. J'ai toutefois limité les déplacements, extrêmement difficiles à cause du trafic continu et très dense, de l'impossibilité de traverser certaines routes (quasi absence de feux de circulation ou de passages piétons, et autres infrastructures comme des ponts) et de l'insupportable pollution qui rend l'air irrespirable et m'a obligé à rouler en quasi-apnée au milieu des autres usagers de la route qui portaient souvent un genre de masque de chirurgien devant le visage pour filtrer les particules. J'ai finalement quitté Denpasar pour aller trouver deux jours plus tard un ferry pour l'île de Java. La route s'est faite 100% en milieu urbain néanmoins dans les derniers kilomètres de ce parcours il y eut un peu de verdure et j'ai vu des singes en liberté au bord de la route. J'ai été heureux de constater qu'un animal sauvage ait pu survivre à cette marée humaine, mais j'ai appris plus tard que j'étais dans un parc dans lequel les singes sont volontairement maintenus pour attirer les touristes.

Etape 644. Kuta – Suraberata. 57 kilomètres
Etape 645. Suraberata – Rogojampi (Java). 103 kilomètres


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