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Article du Mercredi 27 septembre 2017

04h32 - Etapes 743 – 763. Dogubayazit - Mashhad (1977 kilometres) (2/3)

[FR] (in english below)
Après Tabriz nous avons fait une étape de 140 kilomètres avec Yashar et Murat avec un gros dénivelé sous la canicule puis nous sommes arrivés à Sarab chez un ami de Yashar. Nous avons dégusté une soupe succulente (je n'en avais jamais bu d'aussi bonne auparavant) puis un véritable festin. Le jour suivant, direction la mer Caspienne avec une étape dans laquelle j'ai chuté sur une route défoncée, heureusement sans trop de gravité à 25km/h environ. Arrivé à Astara au bord de la mer et à la frontière de l'Azerbaïdjan nous avons participé à un rassemblement de cyclistes qui accompagnaient l'un des leurs à la frontière pour son départ en voyage à vélo à l'étranger. Ensuite Yashar et Murat se sont arrêté et j'ai donc continué seul le long de la mer caspienne, mais pas pour longtemps puisque le soir même j'ai rencontré Stéphane, un cycliste français parti de Paris le 5 mars pour un tour du monde à vélo. Nous avons roulé une journée ensemble et été merveilleusement hébergé à Rasht par Mitra et sa maman, toutes deux d'une gentillesse infinie. Mitra, 25 ans, travaille de 6 heures du matin à 21 heures le soir six jours par semaine en cumulant deux boulots dans l'espoir de pouvoir quitter un jour son pays et aller étudier en Nouvelle Zélande. Beaucoup de jeunes du pays rêvent de quitter l'Iran, mais ce n'est vraiment pas facile. Le jour suivant, ma route et celle de Stéphane ont déjà divergé car Stéphane voulait à aller à Téhéran pour des questions de visas alors que je voulais éviter cette ville de 15 millions d'habitants (tout comme Istanbul) au trafic, à la pollution, à la chaleur et à la dangerosité incompatibles avec mon voyage. J'ai poursuivi le long de la mer Caspienne à des altitudes négatives, le niveau de cette mer fermée, dans la quelle se jette la Volga et d'autres fleuves d'Asie centrale, est à -27m. La route fut également très bruyante et dangereuse. Les iraniens conduisent comme des fous, d'une manière aléatoire et donc imprévisible. Ce sont des grands adeptes de la marche arrière, le plus souvent sans regarder derrière ni prévenir du départ, des ouvertures de portière sans regarder, des "priorité au premier qui s'engage" et des brusques changements de direction à droite et à gauche juste pour leur plaisir personnel, le tout dans un trafic infernal même en dehors des villes dans cette partie de l'Iran. Chaque voiture, même à l'arrêt, est un danger, comme une bombe qui pourrait exploser à tout instant, il faut donc rester très concentré et ne jamais rêvasser ce qui n'est pas naturel pour moi. Ce fut l'enfer de longer la mer Caspienne mais néanmoins intéressant car les paysages étaient très verts et asiatiques, avec beaucoup de rizières et d'agriculture, semblable à l'Indonésie, alors que le reste du pays est désertique ou montagneux et très jaune, protégé de l'humidité de la Caspienne par une haute chaine de montagnes de plus de 2000 mètres d'altitude qui longe la mer. Après quelques nuits chez des habitants tous plus gentils les uns que les autres je suis arrivé à Sari où j'ai été hébergé par Reza. Reza m'a appris l'existence de sources intéressantes dans les montagnes, et je n'ai donc pas hésité pour changer de direction et quitter le bord de mer. Il m'a accompagné le lendemain pour une montée de 70 kilomètres, m'a invité à dormir dans un "red cressant" (croix rouge iranienne) tenu par son beau frère, puis le lendemain j'ai fait route seul vers ces sources qui forment un lieu naturel magnifique, semblable à Pammukale en Turquie mais en plus petit et avec d'avantage de couleurs puisque les sources déposent à la fois des précipités blancs de calcium et rouge de fer dans un cadre montagneux grandiose. J'ai rencontré à cet endroit deux cyclistes irlandais et nous avons campé en pleine montagne près des sources sous un superbe ciel étoilé. Alors que la nuit était tombée une meute d'animaux (sans doute des chacals dorés à moins que ce ne fussent des hyènes rayées ou des loups gris) ont signalé d'une manière impressionnante leur présence autour nos tentes, mais nous n'avons pas été embêté de la nuit.

Les commentaires fonctionnent de nouveau sur ce blog! :-)


[EN]
After Tabriz we made a stage of 140 kilometers with Yashar and Murat under the heat then we arrived at Sarab to a friend of Yashar. We tasted a succulent soup (I had never drunk so good before) and then a real feast. The next day, heading for the Caspian Sea with a stage in which I dropped on a broken road, fortunately without too much gravity at 25km / h. Arriving at Astara by the sea and at the border of Azerbaijan we took part in a gathering of cyclists who accompanied one of theirs to the border for his departure on a bicycle trip abroad. Then Yashar and Murat stopped and I continued alone along the Caspian Sea, but not for long since the same evening I met Stéphane, a French cyclist who started at Paris on March 5 for a round the world trip bike. We rode a day together and was wonderfully accommodated at Rasht by Mitra and her mom, both of infinite kindness. Mitra, 25, works from 6 am to 9 pm six days a week, with two jobs in hopes of being able to leave her country one day and study in New Zealand. Many of the country's young people dream of leaving Iran, but it is not easy. The next day, my route and the one of Stéphane already diverged because Stéphane wanted to go to Tehran for visa issues and I wanted to avoid this city of 15 million inhabitants (like Istanbul) where the traffic, pollution, the heat and the dangerousness is incompatible with my journey. I continued along the Caspian Sea at negative altitudes, the level of this closed sea, in which flows the Volga and other rivers of Central Asia, is at -27m. The road was also very noisy and dangerous. The Iranians drive like crazy, in a random and therefore unpredictable way. They are great champion of the reverse driving, most often without looking behind or warning of departure, door openings without looking, "priority to the first who engages" and sudden changes of direction right and left just for their own enjoyment, all in an infernal traffic even outside the cities in this part of Iran. Every car, even when stopped, is a danger, like a bomb that could explode at any moment, so i must remain very focused and never dream, what is not natural for me. It was the hell of traveling along the Caspian Sea, but it was interesting because the landscapes were very green and Asian, with a lot of rice fields and agriculture, similar to Indonesia, while the rest of the country is desert or yellow, protected from the humidity of the Caspian by a high chain of mountains more than 2000 meters of altitude that runs along the sea. After a few nights in inhabitants all nicer ones than others I arrived in Sari where I was hosted by Reza. Reza taught me the existence of interesting springs in the mountains, so I did not hesitate to change direction and leave the seaside. He accompanied me the next day for a climb of 70 kilometers, invited to sleep in a "red crescent" (Iranian red cross) held by his brother in law, and then the following day I went alone towards these springs which form a beautiful natural place, similar to Pammukale in Turkey but smaller and with more colors as the springs deposit both white precipitates of calcium and red iron in a grandiose mountainous setting. I met two Irish cyclists and camped in the mountains near the springs under a beautiful starry sky. While the night had fallen a pack of animals (probably golden jackals unless they were striped hyenas or gray wolves) impressively signaled their presence around our tents, but we did not been bothered by the night.

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Article du Vendredi 18 aout 2017

19h30 - Etapes 743 – 763. Dogubayazit - Mashhad (1977 kilometres) (1/3)

[FR] (in english below)

L'Iran ne reconnaissant pas les cartes bancaires visa, c'est avec un billet de 500 euros dans la poche que j'ai franchi la frontière Turquie-Iran. Je l'ai rapidement échangé contre 20 500 000 rials, et c'est en nouveau millionnaire, cela détend, que j'ai pédalé les premiers kilomètres dans ce nouveau pays, sous un soleil de plomb : 37°C l'après midi. Après trois étapes tranquilles j'ai rencontré à la sortie de la ville de Marand Yashar, un cycliste de 18 ans qui m'a invité à partir avec lui le surlendemain pour son premier voyage à vélo en compagnie de Murat, un cycliste turc de passage dans la ville. J'ai accepté et c'est donc à trois que nous avons quitté Marand, après deux nuits dans une cabane paisible dans les montagnes sur les hauteurs de la ville. Nous avons été accueilli chez l'habitant à Tabriz puis à Sarab, ce fût idéal pour découvrir le mode de vie des locaux. J'ai trouvé l'intérieur des maisons très joli, les salons sont plus beaux que dans les autres pays traversés, il y a des jolis tapis, des jolies chaises, des jolis lustres et des jolis rideaux mais cela contraste souvent avec l'insalubrité des toilettes. Les logements sont souvent petits, alors pour gagner de la place on dort ou mange généralement par terre dans la pièce principale, en ajoutant des matelas ou des protections au sol pour les tapis qui dont la confection a demandé des milliers d'heures de travail. Depuis l'ordinateur, l'accès à Facebook n'est pas possible, celui à Youtube non plus pas plus que ceux aux programmes google adsense et analytics que j'utilise en tant qu'éditeur de sites web. Mais dans ce pays anti-américain, il y a rapidement un détail qui saute aux yeux : la bouteille rouge d'une célèbre boisson gazeuse qui trône sur la table du dinner et un peu partout dans les rues et les restaurants..."Allah doit aimer le coca", me dis-je. Ils ont bien essayé d'en faire une copie iranienne mais ce n'est pas aussi bon et cela n'a pas de succès. La France et la Franche-Comté sont quand à elles représentées par les voitures Peugeot, de loin la marque automobile la plus utilisée : on voit des milliers de 405 et le lion de Peugeot est présent dans toutes les rues iraniennes. Il faut signaler aussi que le "petit beurre" (écrit en français) est l'un des biscuits préféré des iraniens, et que "merci" se traduit par "merci" dans la langue locale...Pratique. A Tabriz, troisième ville du pays, nous avons pris le bus en compagnie de Yashar, Murat et notre hôte Shahin pour une visite touristique de la ville. Je suis monté par hasard à l'avant du bus. Mes camarades m'ont fait remarquer que toutes les femmes (intégralement couvertes de noir de la tête au pieds, comme la plupart des femmes du pays) étaient à l'arrière du bus...C'est la loi ici, les femmes doivent être séparées des hommes dans les bus de ville, de même que dans les écoles jusqu'à la fin du lycée, et sur les plages couvertes de la mer Caspienne où les hommes ne doivent pas pouvoir voir le corps des femmes. Les hommes ont l'interdiction d'être en short dans les espaces publics mais heureusement, après avoir sympathisé avec des policiers locaux, ceux-ci m'ont avoué qu'ils avaient une certaine tolérance pour les cyclistes et j'ai donc transgressé la loi islamique la plupart du temps en roulant en short, sauf dans les villes où je remettais systématiquement mon pantacourt par dessus pour ne pas choquer la population locale en montrant mes genoux et ne pas faire de la provocation. Ces règles sont très spéciales pour un occidental mais c'est le bon vouloir de leur Dieu et c'est tout à fait respectable. Aussi c'est l'un des intérêts de ce voyage d'être confronté à des civilisations et modes de pensée très différents de la mienne et de méditer sur ces différences. Je ne porterai pas de jugement sur leur façon de vivre, il est vrai dictée par un seul homme, leur guide suprême, et un seul Dieu, qu'ils n'ont pas choisi. "En Iran nous n'avons que deux droits" se lamente Yashar : "Jeuner et prier".

[EN]
Iran does not recognize the bank cards visa, it is with a banknote of 500 euros in the pocket that I crossed the border Turkey-Iran. I quickly exchanged it for 20,500,000 rials, and it is a new millionaire, that relaxes, that I pedaled the first kilometers in this new country, under a lead sun: 37 ° C in the afternoon. After three quiet stages I met at the exit of the town of Marand Yashar, an 18-year-old cyclist who invited me to go with him the next day for his first bike trip with Murat, a passing Turkish cyclist in the city. I agreed and it was then to three that we left Marand, after two nights in a quiet hut in the mountains on the heights of the city. We were welcomed to the inhabitant in Tabriz then Sarab, it was perfect to discover the way of life of the locals. I found the interior of the houses very nice, the salons are more beautiful than in other countries crossed, there are nice carpets, nice chairs, nice chandeliers and pretty curtains but this often contrasts with insalubrity toilets. The houses are often small, so to gain space one sleeps or usually eats on the floor in the main room, adding mattresses or protections to the floor for carpets whose manufacture has required thousands of hours of work. From the computer, access to Facebook is not possible, the one to Youtube either no more than those to google adsense and analytics programs that I use as a publisher of websites. But in this anti-American country, there is quickly a detail that is obvious: the red bottle of a famous soft drink that sits on the dinner table and all over the streets and restaurants ... "Allah Must love coca" I said to myself. They have tried to make an Iranian copy of it but it is not as good and it has not been successful. France and muy region of Franche-Comté are represented by Peugeot cars, by far the most used car brand: we see thousands of 405 and the Peugeot lion is present in all the Iranian streets. It is also worth mentioning that the "petit beurre" biscuit (written in French) is one of the favorite biscuits of the Iranians, and that "thank you" translates into "merci" in the local language ... Easy to remember, as it it the same in french. In Tabriz, the third city of the country, we took the bus with Yashar, Murat and our host Shahin for a sightseeing tour of the city. I went by chance to the front of the bus. My comrades pointed out to me that all the women (fully covered in black from head to foot, like most women in the country) were at the back of the bus ... It's the law here, women must be separated from men in city buses, as well as in schools until the end of high school, and on the covered beaches of the Caspian Sea where men should not be able to see the bodies of womens. Men are forbidden to be in shorts in public spaces but fortunately, after having sympathized with local police officers, they told me that they had a certain tolerance for cyclists and so I transgressed Islamic law mostly by rolling in shorts, except in the cities where I systematically put my pants not to shock the local population by showing my knees and not to provoke. These rules are very special for a Westerner but it is the goodwill of their God and it is quite respectable. So it is one of the interests of this journey to be confronted with civilizations and ways of thinking very different from mine and meditate on these differences. I will not pass judgment on their way of living, it is true dictated by one man, their supreme guide, and one God, whom they did not choose. "In Iran we have only two rights" laments Yashar: "fast and pray".

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Article du Samedi 29 juillet 2017

18h32 - Etapes 731 – 742. Nevsehir - Dogubayazit (1061 kilometres)

"A l'est, toujours plus à l'est!" telle est ma devise pour cette année. Après avoir roulé entre les roches sculptées de la Cappadoce et leurs églises millénaires j'ai donc continué ma route à l'est vers l'Iran. Un pédalage oriental dans le sens de rotation inverse de l'astre du jour, sur la route de la soie qui est surtout aujourd'hui la route du thé. Rotation des roues ou rotation terrestre, qui s'arrêtera en premier? Après 50 000 kilomètres je ne suis pas rassasié de cette vie de nomadisme et de vagabondage, bien au contraire! Rouler, rouler encore et rouler toujours, cela pourrait bien être un cercle sans fin, mais pas sans fins, cela va de soie. Dois-je continuer indéfiniment cette folie circulaire ou dois-je m'arrêter pour avoir une vie normale? Pour un matheux c'est un peu la quadrature du cercle alors je ne me pose pas trop cette question, prenant la vie comme elle vient en tirant le meilleur de ce qu'elle peut m'apporter chaque jour. A force de faire tourner les jambes et les roues j'ai fini par tourner en rond à Erzurum pour des questions de visa iranien et autres, et m'arrêter trois semaines dans une colocation étudiante. Tapoter des lignes de code sur l'ordi, jouer au tennis, manger des "pide" et d'autres trucs turcs, ou encore méditer sur l'extrême gentillesse des gens de l'est de la Turquie furent au programme de ces trois semaines, encerclé d'étudiants tous plus gentils les uns que les autres. Quand enfin les examens de fin d'année se sont terminé le cercle amical s'est dissous et chacun est reparti dans la ville de ses parents, ce fut alors pour moi l'heure de reprendre la route, on thé route again, again, allant voir ce qui se passe un peu plus loin sur ce monde. Le mont Ararat, volcan de plus 5100 mètres d'altitude a illuminé une étape et dans la dernière ville turque j'ai du changer mes 1600 lires contre 720 euros car il faut beaucoup d'argent liquide en euros ou dollars pour entrer en Iran qui n'accepte pas les cartes bancaires. C'est donc avec un billet de 500 euros dans la poche (je ne l'ai pas perdu) que j'ai franchi la frontière sans encombre et alors une nouvelle aventure a débuté.

Etape 731. Nevsehir - Nevsehir. 42 kms.
Etape 732. Nevsehir - Talas. 64 kms.
Etape 733. Talas - Sarkisla. 116 kms.
Etape 734. Sarkisla - Sivas. 84 kms.
Etape 735. Sivas - Zara. 76 kms.
Etape 736. Zara - Refehiye. 103 kms.
Etape 737. Refehiye - Erzincan. 70 kms.
Etape 738. Erzincan - Tercan. 97 kms.
Etape 739. Tercan - Erzurum. 104 kms.
Etape 740. Erzurum - Horasan. 90 kms.
Etape 741. Horasan - Ağrı. 94 kms.
Etape 742. Ağrı - Dogubayazit. 98 kms.

(Veuillez ne pas laisser de commentaire sur cet article car il y a probablement encore des bugs et votre commentaire pourrait être perdu)

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Article du Samedi 29 juillet 2017

13h03 - Quelques nouvelles

Je suis à Douchambé au Tajikistan je vais attaquer bientôt la Pamir highway l'une des routes cyclistes les plus difficiles au monde. Je viens enfin de réussir à corriger les problèmes de caractères accentués qui ne passaient plus sur ce blog, et vais donc bientôt pouvoir vous en dire un peu plus sur ce voyage. Bon été à tous!

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Article du Jeudi 25 mai 2017

18h32 - Etapes 710 – 732. Izmir - Nevsehir (1487 kilomètres)

[FR] In english below.

(veuillez ne pas écrire de commentaire sur cet article)

Ah la Turquie! Ce parcours fut très intéressant! Je suis en effet passé ici les deux plus beaux endroits naturels du pays, par la très jolie côté méditerranéenne et même un peu par Chypre! Après Izmir j'ai fais un saut dans les montagnes pour aller à Pammukale, il s'agit de l'un des principaux endroits touristiques du pays et pour cause : l'eau qui sort des sources de la montagne dépose sur les roches un précipité blanc rendant les montagnes toutes blanches comment en hiver. On marche pied nus sur cette montagne pour ne pas salir avec de l'eau qui file entre les doigts de pieds et s'écoule entre les nombreuses petites piscines naturelles qui se sont formées : un endroit magnifique et ce n'est pas tout car comme ce phénomène dure depuis des siècles les romains s'étaient installés ici et crée un grande cité thermale, juste derrière cette colline : il y a des ruines imposantes et c'est impressionnant. On fait coup double quand on vient à cet endroit : un lieu naturel et historique de très grande classe. Après cela je suis retourné sur la côté sud du pays, je me suis rendu dans la jolie ville d'Antalaya avec beaucoup d'histoire et de jolies vues sur la mer qui est d'un bleu parfois turquoise. La région côtière qui s'en suivit est très prisée des touristes principalement allemands, ma maitrise de la langue allemande m'a ici rendu bien des services car personne ne parle anglais mais les commerçants se sont mis à l'allemand. La côte est une longue succession d'hôtels 5 étoiles et de palaces de luxe en tous genres où l'on peut dormir pour 50 à 200 euros la nuit environ car le coût de la vie est faible. J'ai malgré tout préféré camper gratos sur la plage : le tourisme de masse de ces gens qui se laissent transporter dans des avions puis dans des bus jusqu'à leur chambre d'hôtel ce n'est vraiment pas mon truc et je n'ai même pas envie de les rencontrer! Puis soudainement la route devint beaucoup plus escarpée dans les collines et l'absence de plages a laissé place à des zones beaucoup plus désertiques et naturels, mais aussi plus difficiles à vélo avec une succession de montée et de descentes de 400 mètres de dénivelé. J'ai rencontré pour la première fois un cycliste voyageur, Cem un Turc qui traversé son pays d'ouest en est, nous avons roulé deux jours ensemble et avons pris ensemble le ferry de nuit pour Chypre. Ce futsuper d'avoir un peu de compagnie. Nous nous sommes séparés en arrivant sur l'île. Je suis resté 4 jours à Chypre et j'ai fais ce qu'il y a avait de mieux à faire pour cycliste : un col à 1700 mètres d'altitude pour m'échapper de la côte bondée et profiter de l'oxygène d'altitude. Ce fut très agréable dans des forêt de pins d'altitude avec même une jolie petite cascade, mais j'ai été ensuite pris à court d'eau (j'ai du boire l'eau d'un torrent sans la faire bouillir ou la filtrer) puis de douleurs au mollet similaires à celles de Las Vegas...Ca fait peur. Je suis redescendu de mon nuage et me suis décidé à faire une pause afin de reposer le mollet et optimiser mes chances de pouvoir plus tard gravir des cols himalayens. Sur la route du retour vers la Turquie ce sont des soldats de l'ONU qui m'ont barré la petite route vers la capitale Nicosie, j'ai du faire marche arrière et un détour de 15 kilomètres pour rallier la capitale, en effet l'île est divisée en deux pays (l'ouest indépendant qui fait partie de l'UE avec un culture très grecque) et l'est indépendant aussi mais beaucoup plus proche de la Turquie (on m'a tamponné mon passeport à la fois en entrant à Chypre puis en passant en UE). Les soldats de l'ONU protègent une zone tampon entre l'ouest et l'est dans laquelle personne ne peut s'aventurer même pas un pauvre cycliste qui tentait une solution simple pour éviter la route principale A9 interdite aux vélos. Bref après tout cela j'ai enfin puis reprendre le ferry de minuit vers la Turquie avec une grosse frayeur le matin car j'ai bien cru que la bateau dans lequel j'avais embarqué m'emmenait en Grèce vu la trop longue durée du trajet et le cout du billet plus cher qu'à l'aller, il faut dire qu'acheter un billet n'est pas une mince affaire vu que personne ne parle anglais et que les systèmes informatiques étaient en panne : en fait le ferry m'emmenait juste 100 kilomètres plus à l'est de l'endroit où je l'ai pris, à Mersin où je me suis donc arrêté trois jours pour réorganiser mon matériel et mode de vie, éponger un surplus de travail et soigner mon mollet gauche qui, heureusement, après ce repos et après avoir remonté la selle, n'a plus bronché ensuite. Ensuite j'ai du remonter dans des hautes montagnes pour aller en Cappadoce et un jour j'ai été pris dans un orage et je me suis réfugié chez l'habitant au milieu de nulle part. J'ai alors découvert le véritable culture ancestrale turque chez des gens qui vivent de ce qu'ils produisent et accueillent volontiers un étranger : on m'a offert le repas le temps de l'orage, mangeant par terre sur un tapis déroulé, un large pain plat, une soupe aux pomme de terre, et des légumes fraichement cueillis au mileu partagés avec une large famille allant de la grand mère aux petits enfants. Je suis enfin arrivé en Cappadoce, une zone d'environ 10 km² dans laquelle les hommes ont creusé la roche déjà bien bizarrement sculptée par l'érosion. Au fil de la journée dans cet endroit j'ai beaucoup apprécié cette zone particulière de classe mondiale et j'ai fais beaucoup de photos. Ces 1487 kilomètres furent donc assez forts, encouragé à longueur de journée par les automobilistes qui me saluent d'un coup de klaxon, évitant les chauffards qui roulent comme des sonnés, grillent les feux rouges et ont même réussi à me toucher une fois (touché mais pas coulé), roulant sans casque (encore perdu) les cheveux (ceux qui me restent) au vent, le sourire aux lèvres, la bouche pleine de chocolat aux pistaches (tout est aux pistaches en Turquie), acceptant les innombrables thés offerts comme des invitations à discuter (le thé turc est un peu le "azigone" -how is it going- nord américain) et le coeur ouvert vers l'inconnu et vers l'horizon toujours bien dégagé à l'est vu que l'océan Pacifique est encore loin. Tout au plus dois-je pousser un petit coup de gueule d'énervement à cause de la mauvaise gestion des déchets et de ces millions de sacs plastique que l'on tente de me refourger dans chaque magasin ou vente de fruits en bord de route. C'était déjà le cas aux USA et en Australie mais là c'est encore pire car d'une part ils semblent se vexer quand on refuse et d'autre part il est impossible de leur expliquer que ce n'est pas bon pour la planète car ils ne parlement pas anglais et même si je parlais turc il ne comprendraient certainement pas tant ils ont des problèmes pour me comprendre. Demander "Data", "Internet", "2 Gigabites" en montrant mon téléphone fut pittoresques et un grand très jeu de patience dans différentes boutiques Vodafone. Ils ne sont pas très malins mais cela est compensé par leur très grande gentillesse! Bon allez je continue vers l'Iran et vous raconte la suite plus tard!

Etape 710. Izmir - Salihi. 96 kms.
Etape 711. Salihi - Sarigol. 60 kms.
Etape 712. Sarigol - Denizli. 81 kms.
Etape 713. Denizli - Denizli. 40 kms.
Etape 714. Denizli - Acipayam. 57 kms.
Etape 715. Acipayam - Kûçükalan. 28 kms.
Etape 716. Kûçükalan - Antalya. 140 kms.
Etape 717. Antalya - Tilkiler. 71 kms.
Etape 718. Tilkiler - Kesefli. 96 kms.
Etape 718. Kesefli - Yakacik. 61 kms.
Etape 720. Yakacik - Anamur. 45 kms.
Etape 721. Anamur - Aydincik. 51 kms.
Etape 722. Aydincik - Tacuscu. 67 kms.
Etape 723. Girne - Mari . 91 kms.
Etape 724. Mari - Moniatis. 57 kms.
Etape 725. Moniatis - Troodos. 15 kms.
Etape 726. Troodos - Girne. 112 kms.
Etape 727. Mersin - Kaburgedigi. 64 kms.
Etape 728. Kaburgedigi - Pozanti. 44 kms.
Etape 729. Pozanti - Nigde. 92 kms.
Etape 730. Nigde - Nevsehir. 77 kms.

[EN]
[Do not write comment on this post it does not work sorry thanks]
Ah Turkey! This course was very interesting! I have seen here the two most beautiful natural places of the country and the very nice Mediterranean coast and even a little bit of Cyprus! After Izmir I made a jump in the mountains to go to Pammukale, it is one of the main touristic places of Turkey and for a good reason: the water that leaves the springs of the mountain deposits on the rocks a white precipitate making the mountains all white like in winter. I walked barefoot on this mountain on water that flow between many small natural swimming pools that have been formed: it is a beautiful place and thant was not all because this phenomenon lasts for centuries. So the romans had settled here and created a large city, just behind this hill: there are great ruins and it is impressive. It is a double bingo when you come to this place: a natural and historical place of very high class. After that I went back on the south coast of the country, I went to the pretty town of Antalaya with a lot of history and nice views of the sea which has different perfect blues. The coastal region that followed is very popular with tourists mainly German, my knowledge of the German language has here rendered many services to me because no one speaks English but some turkish had to learn german because of tourism. The coast is a long succession of 5 star hotels and palaces of all kinds where you can sleep for 50 to 200 euros a night because the cost of living is low. I still prefered to camp on the beach: the mass tourism of these people who are transported in planes and then buses to their hotel room is really not my thing and I don't even want to meet them! Then suddenly the road became much steeper in the hills and the abscence of beaches gave way to much more desert and natural areas but also more difficult to bike with a succession of climb and descent of 400 meters hight. I met for the first time this year a touring cyclist, Cem a Turk who cross his country from west to east, we rode two days together and took together the night ferry to Cyprus. It was great to have a little company. We separated on arriving on the island. I stayed 4 days in Cyprus and I did what was the best for a cyclists: a pass at 1700 meters above sea level to escape from the crowded coast and enjoy the oxygen of altitude. It was very nice in the pine forest with a nice little waterfall, but I was then short of water (I had to drink the water of a torrent without boiling it or the Filter) then a calf pain similar to the one i had at Las Vegas ... It scares. I went down from my cloud and decided to take a break to rest my calf and optimize my chances of being able to climb Himalayan passes later. On the way back to Turkey, United Nations soldiers blocked me the road to the capital Nicosia, I had to go back and do a detour of 15 kilometers to rally the capital. The island is divided into two countries : the independent west which is part of the EU with a very Greek culture and the also independent east much closer to Turkey (I was stamped my passport both in Entering Cyprus and then passing through the EU). UN soldiers protect a buffer zone between the west and the east where no one can go even a poor cyclist trying a simple solution to avoid the main A9 route which was not allowed by bike. After all this I finally took the midnight ferry back to Turkey with a big scare in the morning because I thought the boat I had embarked took me to Greece due to the too long duration of the journey and the cost of the ticket more expensive than the one to come, it must be said that buying a ticket was very difficult because no one speaks English and the computer systems were down: in fact the ferry was not so bad it drove me just 100 kilometers east of the place i wanted, in Mersin where I stopped three days to reorganize my equipment and lifestyle, to work and to care for my left calf which, fortunately, after this rest and after having ascended the saddle, did not flinch further. Then I had to go up again in high mountains to go to Cappadocia and one day I was caught in a storm and I took refuge in the inhabitant in the middle of nowhere. I then discovered the true Turkish ancestral culture in people who live on what they produce and willingly welcome a stranger: I was offered meal during the storm, eating on a rug, Wide flat bread, potato soup, and freshly picked vegetables shared with a large family ranging from grandmother to grandchildren. I finally arrived in Cappadocia, an area of ​​about 10 km² in which the men dug the rock already well sculpted by erosion. Over the day in this place I really enjoyed this particular world class area and I did lots of pictures. These 1487 kilometers were emotionnaly strong, encouraged all day long by the motorists who greet me with a blow of horn, avoiding the drivers who roll like bulls, grill the red lights and even managed to touch me once, rolling without my helmet (lost again), my hair (those that remain) to the wind, smile on my lips, mouth full of chocolate with pistachios (everything is pistachios in Turkey), accepting the innumerable teas offered as Invitations to discuss (Turkish tea is a bit the "azigone" -how is it going- North American) and open heart towards the unknown and towards the horizon always clear to the east as the Pacific Ocean is still far away. I finally have to stir up a bit of nervousness because of the mismanagement of waste and the millions of plastic bags that I try to refourger in each store or sale of fruits by roadside. This was already the case in the USA and Australia, but this is even worse here because on the one hand they seem to be vexed when i refuse the plastic bags and on the other hand it is impossible to explain to them that it is not good for the Planet because they do not speak English and even if I spoke Turkish it would certainly not been understand so much as they seem to be morons. Asking "Data", "Internet", "2 Gigabites" showing my phone was quaint and a great game of patience in different Vodafone shops. They are not very clever but this is compensated by their very kindness! Now, lets go to est Turket, Iran and i will tell you the rest later!

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