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Article du Samedi 16 avril 2016

01h41 - Etapes 546-553. Hanksville – Salt Lake City (451 kms)

A Hanksville j'ai fait une pause de trois jours et j'ai sympathisé avec Rob, un guide de montagne et d'activités de plein air venu de l'Indiana avec un groupe d'élèves pour expérimenter les joies de la randonnée en milieu désertique et montagneux. Puis j'ai repris la route en direction de Salt Lake City. La montée de 35 kilomètres de long à 1% avant Hanksville n'était qu'une petite côte à côté de ce qui m'attendait à la sortie de ce village...Une nouvelle côte à 1% de pente, mais cette fois-ci de 120 kilomètres de long pour passer de 1500 à 2550 mètres d'altitude. Il m'a fallu trois jours pour atteindre le sommet. J'ai eu la surprise de rencontrer en plein désert un homme qui vendait du pain de qualité presque française fraichement sorti d'un four à bois, et du fromage de chèvre frais. C'était son jour d'ouverture annuel, le coup de chance! Puis j'ai énormément apprécié les paysages constitués de roches à nue aux couleurs chaudes lentement sculptées par l'érosion. L'absence de pluie et de végétation conserve les sols et les roches. Regarder autour de soi revient à plonger dans le passé de la planète, et regarder au dessus, la nuit, dans un passé encore plus lointain, presque infini, celui de l'univers. Voyage voyage...Le ciel nocturne est ici le plus pur des Etats-Unis et c'est un régal. J'ai remonté la rivière Fremont, en partie avec un cycliste local très expérimenté qui m'a servi de guide touristique pour me parler de la faune locale (chèvres de montagnes, dindes sauvages) et me montrer des arbres abattus par un castor ainsi que des pétroglyphes (gravures sur les larges parois des roches de la vallée) réalisée il y a un millier d'année par le peuple qui vivait là. Remonter ce cours d'eau fut aussi l'occasion d'imaginer la difficulté qu'on eut les premiers colons pour s'adapter à ce milieu hostile. C'est la route des mormons, qui venaient chercher des terres pour s'installer dans l'ouest et pratiquer leur religion. Une minuscule maison au bord de la route (une seule pièce) accueillait une famille d'une dizaine de personnes. Ils n'avaient pas le temps de construire une plus grande maison car il fallait prioritairement construire un système d'irrigation avec l'eau de ce torrent de montagne pour commencer à cultiver. Mais dès les premières inondations ils ont du aller plus loin, jusqu'à Salt Lake city qui est alors devenu le centre mondial pour cette religion. J'ai traversé le parc national de Capitol Reef. Là encore, c'est le travail de l'érosion sur les roches, et les couleurs, qui sont spectaculaires. Surtout quand on quitte les sentiers battus et qu'on s'approche de plus près de ces montagnes. Un peu plus loin, à Loa, j'ai pu me réapprovisionner en produits frais et à la sortie du magasin j'ai discuté avec un sympathique américain. Ce professeur de géologie à Seatle, amateur de vélo, était ici en vacances de printemps pour exercer sa passion de chasseur de fossiles. L'endroit s'y prête bien vu que les sols sont datés de 100 à 200 millions d'années suivant l'altitude. On peut trouver des squelettes de dinosaures mais on n'a pas le droit de les emporter, seules les espèces animales et végétales les plus courantes peuvent êtres emportées. Il m'a payé le resto et offert des dents de requins de 100 millions d'années. Le soir suivant j'ai fait à 2470 mètres d'altitude une quinzième nuit de camping sauvage en trente jours, sous les cris nocturnes des coyotes qui me sont désormais familiers. Puis j'ai franchi le col à 2550 mètres avant de redescendre vers une sorte de longue vallée à 1500 mètres d'altitude avec des terres plates sur une bande de 5 à 10 kilomètres de large. Ce fut un changement de décor radical avec désormais d'avantage de verdure et des larges exploitations agricoles. Puis, à l'approche de Salt Lake City, ce fut une longue agglomération avec des maisons individuelles qui s'étendaient sur des dizaines de kilomètres. Chaque maison possède un petit terrain avec souvent des arbres en fleur. Sur fond de montagnes aux sommets encore enneigés cela a encore donné des paysages magnifiques, le long d'un très long parcours cycliste aménagé en site propre dans cette agglomération qui compte environ deux millions d'habitants et concentre la quasi totalité de la population de l'Utah. J'ai de nouveau pu bénéficier de l'hospitalité des locaux. D'abord en warmshowers à Provo dans une cabane en ville en haut d'un arbre (super), puis à Draper avant d'être hébergé chez un couple rencontré au milieu du désert deux semaines plus tôt sur le Cedar Mesa (plateau des cèdres) et qui m'avaient invité chez eux. Eux aussi d'une gentillesse immense ils m'ont offert un excellent restaurant en plus du lit et de tout ce dont j'avais besoin.

Etape 546. Hanksville – Route 24. 41 kms en 3h54 (10,6 km/h). Asc. 300m.
Etape 547. Route 24 - Route 24. 30 kms en 3h04 (9,9 km/h). Asc. 500m.
Etape 548. Route 24 - Route 24. 51 kms en 4h49 (10,6 km/h). Asc. 900m.
Etape 549. Route 24 - Salina. 71 kms en 4h27 (16,0 km/h). Asc. 300m.
Etape 550. Salina- Nephi. 89 kms en 5h14 (17,0 km/h). Asc. 400m.
Etape 551. Nephi - Provo. 72 kms en 3h53 (18,4 km/h). Asc. 200m.
Etape 552. Provo - Sandy. 57 kms en 3h48 (14,9 km/h). Asc. 300m.
Etape 553. Sandy – Salt Lake City. 40 kms en 3h08 (12,8 km/h). Asc. 200m.


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Article du Dimanche 3 avril 2016

20h47 - Etapes 538-545. Chinle – Hanksville (393 kms)

Après Chinle j'ai continué ma route dans l'immense réserve indienne (ouverte) des indiens navajo, la plus grande des réserves indiennes mais pas le plus peuplée malgré ses 200 000 habitants. Les indiens vivent, d'après le musée, des ressources naturelles, de l'artisanat et du tourisme, mais Colin qui les connait très bien et est l'un des rares blancs a avoir le droit de travailler et habiter à Chinle (il est directeur de l'hôpital) me dit qu'ils vivent avec des aides de l'état, ne travaillent pas, fument et boivent de l'alcool. Ils sont clairement pauvres et les prix dans les rares magasins, éloignés de tout dans cet immense désert, n'arrangent rien (4,5 euros pour 8 portions de la vache qui rit, un "fromage suisse fondant", 7 euros le kilo de tomates industrielles du Mexique). Ils ont perdu une bonne partie de leur culture traditionnelle, ont grossit, mais ont gardé les gênes de leurs ancêtres et la beauté des décors de leur habitat. La bordure nord de la réserve est la bordure nord de l'Arizona et la bordure sud de l'Utah. C'est le parc national de Monument Valley, avec des montagnes rocheuses orange très impressionnantes et qui sont l'image type de l'Amérique du l'Ouest sur les cartes portales. Des décors de rêve dans lesquels j'ai eu la chance pourvoir planter la tente, puis même admirer quelques chutes de neige sur ces formations géologiques remarquables le lendemain matin. Ensuite direction l'Utah, réputé pour être l'un des plus beaux états d'Amérique, si ce n'est le plus beau, et, pour ce que j'ai pu en parcourir jusqu'à présent, il l'est. Après quelques milliers de tours de pédale, j'ai atteint le parc d'état de Goosenecks. Ici la rivière San Juan effectue une splendide double-boucle dans des hautes falaises. Impressionnant. Et moi qui pensais que la boucle du Doubs, à Besançon, était la plus belle du monde...Petite anecdote dans ce parc avec le matin un vieil américain qui m'a abordé en me demandant si je voyageais seul, où j'allais et si j'étais armé. D'habitude je réponds à cette dernière question par l'affirmative mais là, dans la quiétude de cette matinée, j'ai répondu non, puis quelques minutes plus tard il est revenu vers moi juste pour me redemander plus précisément mon chemin...J'ai hésité à signaler cet incident aux rangers mais je n'ai pas voulu envenimer la situation et faire de la provocation. Un peu plus tard sur la route, c'est la musique de "il était une fois dans l'ouest" qui résonnait dans ma tête et je n'étais pas tranquille. Même au XXIème siècle, ça pue encore la mort et les attaques au flingue par ici. Trois jours plus tard je me suis réveillé avec un homme qui braquait un long révolver sur moi. Vêtu d'un chapeau texan il me demandait d'une voix grave de déguerpir car j'avais planté la tente sur sa propriété...Heureusement ce n'était qu'un mauvais rêve, quand au vieil homme du parc de Gooseneck il a probablement juste eu peur pour moi, lui qui avait déjà peur pour lui et qui ne quittait jamais son énorme voiture (surement blindée) et son gros chien. Il ne faut pas oublier que les états-uniens sont dans le fond un peuple de poules mouillées qui se réfugient derrière la religion et les armes à feu pour se rassurer. Leur devise nationale, "In god we trust", est d'ailleurs facilement transposable en "In guns we trust". Par contre ils sont extrêmement sympathiques (plus que les européens) ouverts d'esprit et chaleureux, je trouve. Passé ce parc d'état, j'ai du escalader une véritable falaise avec des pentes à 10% sur une route en gravier pour monter de 350 mètres en altitude en moins de 4 kilomètres. Il a parfois fallu pousser le vélo. Je suis alors arrivé sur le "Cedar Mesa", un plateau à 2000 mètres d'altitude, recouvert de cèdres et parsemé de grottes ou d'habitats millénaires délaissés par les indiens originels, et qui sont accessibles après de longues randonnées. Le plateau est tellement immense et peu exploré que l'on peut en découvrir. J'ai fait un détour vers le parc des ponts naturels, ici la rivière originelle, après avoir initialement formé des boucles, est finalement parvenue à percer la roche, formant des ponts naturels. Chouette. La nuit suivant dans la forêt fut très difficile, j'ai d'abord aperçu des empreintes de plus de 10cm de large près de ma tente...Les ours censés hiberner sont certainement déjà sortir de leur sommeil, doivent avoir très faim, et ce n'est pas le boucan dans les arbres de la forêt et sur ma toile de tente, provoqué par un fort vent qui recouvrait toutes mes affaires et mes poumons d'une poussière ocre, qui allait me permettre de les entendre s'approcher de moi. La fatigue de l'étape aidant, j'ai réussi à m'endormir au milieu de la nuit et lorsque je me suis réveillé le matin, la couverture ocre de la poussière avait laissé la place à une couverture blanche avec un joli manteau neigeux d'une dizaine de centimètres qui recouvrait ma tente, mon vélo resté dehors, et la forêt. J'ai du attendre midi pour qu'il s'arrête de neiger puis j'ai roulé dans de magnifiques paysages de sapins blancs, de montagnes rouges et d'un ciel redevenu bleu. Ensuite c'est le manque d'approvisionnement en nourriture qui a commencé à devenir problématique, puisque que n'ai pas eu accès à des produit frais depuis 7 jours. Les villages sont en effet espacés de plus de 100 kilomètres et ne comptent jamais plus de 300 habitants. J'ai du patienter 5 jours sans prendre de douche, passer deux jours sans fruits et légumes. J'ai aussi du me rationner à 3 poignées par jours mon mélange céréales/noix/fruits secs, pourtant lourd de près de 5 kilos à Las Vegas, tandis que ma réserve de chocolat de 1,5 kg en quittant Las Vegas était épuisée depuis bien longtemps (impossible d'en retrouver depuis, même dans le grand supermarché de Flagstaff). J'ai pu toutefois bénéficier de la très grande gentillesse des personnes rencontrées. Colin m'en a refilé 100g à Chinle et hier des très sympathiques campeurs canadiens m'en ont encore offert 200g, il y a aussi eu à deux reprises des amateurs de cyclotourisme (qui étaient en voiture) qui m'ont offert quelques produits frais et à deux reprises d'autres voyageurs à vélo qui m'ont invité à dormir chez eux quand j'y passerai. La difficulté de ces étapes en plein désert est néanmoins récompensée par la vue de paysages grandioses qui défilent sous mes yeux tous les jours, chaque journée est une magnifique journée, et je continue de vivre un rêve éveillé à chaque jour qui passe. De plus il n'y a quasiment aucun trafic sur l'itinéraire que j'ai choisi (une voiture tout les demi-heures voire toutes les heures) alors c'est extrêmement plaisant. J'ai même remontée une vallée avec un minuscule ruisseau qui a fait mon bonheur (et celui de quelques arbres qui pouvait pousser à 1100 mètres d'altitude alors que normalement ici il ne poussent qu'au dessus de 1600mètres, rendant les paysages encore plus beaux avec des jolis contrastes entre le vert et le rouge) et un magnifique et paisible bivouac. Finalement je suis arrivé dans le petit village de Hanksville où j'ai pu bénéficier du confort du terrain de camping et rédiger cet article avant de continuer toujours plus au nord.

Etape 538. Chinle – Indian Route 59. 64 kms en 5h13 (12,2 km/h). Asc. 400m.
Etape 539. Indian Route 59 – Monument Valley Tribal Park. 39 kms en 3h42 (10,7 km/h). Asc. 300m. (+voiture 30kms)
Etape 540. Monument Valley Tribal Park – Gooseneck State Park. 53 kms en 4h22 (12,1 km/h). Asc. 600m.
Etape 541. Gooseneck State Park – Route 261. 28 kms en 3h29 (7,9 km/h). Asc. 600m.
Etape 542. Route 261 – Naturel Bridges National Monument. 56 kms en 4h10 (13,5 km/h). Asc. 700m.
Etape 543. NBNM – Route 95 . 52 kms en 4h01 (12,9 km/h). Asc. 200m.
Etape 544. Route 95 - Route 95. 50 kms en 3h54 (12,8 km/h). Asc. 500m.
Etape 545. Route 95 - Hanksville. 52 kms en 4h54 (10,7 km/h). Asc. 400m.


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Article du Samedi 26 mars 2016

05h33 - Etapes 533-537. Grand Canyon – Chinle (447 kms)

La visite du Grand Canyon fut un grand moment de ce voyage, comme attendu. Ce n'est pas pour rien que l'endroit est l'un des principaux points touristiques de la planète. La faille est la large (15 kilomètres) et profonde (près de 2000 mètres). Et il ne s'agit pas d'une simple vallée avec une rivière qui coule au fond, le fossé d'effondrement contient des montagnes aux formes et couleurs variées à l'intérieur du Canyon et des immenses falaises partout. Le spectacle est grand et on se sent petit, petit dans l'espace mais aussi petit dans le temps : que sont mes 72 années d'espérance de vie à côté des millions d'années nécessaires pour creuser une telle vallée? Le canyon manque de vie, mais les roches colorées du orange au rouge ou violet en passant par le jaune et les couleurs plus classiques, et les formes crées par les montagnes dans la vallée procurent des émotions au moment de visionner et trier/recadrer les nombreuses photos prises en deux jours. On ne rend pas bien compte et on ne réalise pas trop sur le coup, mais, plus tard, quand on regarde les photos à tête reposée, on se dit que, oui, ceci est bien l'un des plus beaux endroits du monde. Passé ce spectacle géant j'ai continué avec Gretchen jusqu'à Cameron où nos chemins ont divergé, je suis allé au sud pour me ravitailler en nourriture à Flagstaff et aller voir le parc national de la forêt pétrifié, forêt fossilisée il y a 200 millions d'années suite à une brusque montée des eaux. Après une longue étape de 161 kilomètres sur l'autoroute I40 avec un vent favorable et un profil descendant je suis arrivé près de l'entrée sud de ce parc puis le jour suivant c'est le vent et les difficultés pour savoir où dormir la nuit suivante qui ont conditionné la journée. Un vent annoncé à 65 km/h du sud et une immense réserve indienne à traverser avec camping sauvage illégal et absence d'arbres ou relief pour se cacher m'ont fait prendre la décision d'aller d'une traite chez Colin de couchsurfing à 200 kilomètres au nord. Concentré sur l'effort à produire pour réaliser 370 kolimètres en deux jours, perturbé par le vent très violent qui venait finalement d'ouest et donc de côté, je n'ai pas pris la peine d'ouvrir la carte du parc ni de faire des aller-retour dans les petites routes du parc, me contentant de la route principale longue de 40kms, qui, pensais-je, allait sillonner dans des forêts pétrifiées. J'ai vu des montagnes splendides mais un peu plus tard j'ai ouvert la carte et me suis rendu compte que j'avais loupé les forêts pétrifiées qui étaient tout au début avec des petits détours depuis la route principale...Dégouté. Ensuite j'ai repris l'autoroute vers l'est dans une formidable tempête à fond la caisse sur la bande d'arrêt d'urgence, jouant à super mario bross pour éviter les innombrables arbustes morts de 30-40cm de haut qui volaient à travers l'autoroute. Plusieurs automobilistes ont signalé ma présence à la patrouille de surveillance qui est ensuite venue me voir pour me demander si tout allait bien mais pas de problème car les cyclistes sont autorisées sur cette portion et le vent n'interdit pas de rouler. J'ai pu continuer jusqu'à ce que la poussière et le sable dans l'air et d'autres objets volants en tous genre ne me fasse faire deux heures de pause dans une station service. J'ai annoncé à Colin que je n'arriverai que le lendemain, puis j'ai quitté l'autoroute pour la route 191 vers le nord. Je pensais rouler avec ce vent violent de côté jusqu'à minuit car le lendemain le vent soufflait du nord, et camper incognito chez les indiens endormis. 30 kilomètres plus loin, à 21 h, Colin qui revenait en voiture de Tucson (au sud) m'a fait la surprise de me doubler et de m'adresser la parole en français pour m'inviter à mettre le vélo dans la voiture... En une seconde la journée avait complétement changé et il m'a conduit chez lui au centre de la réserve indienne.

Etape 533. Grand Canyon – Route 64. 57 kms en 3h43 (15,3 km/h). Asc. 600m.
Etape 534. Route 64- Route 89. 76 kms en 5h08 (14,7 km/h). Asc. 500m.
Etape 535. Route 89- Flagstaff. 40 kms en 3h31 (11,3 km/h). Asc. 600m.
Etape 536. Flagstaff – Route 180 . 161 kms en 8h45 (18,3 km/h). Asc. ?00m.
Etape 537. Route 180 - Chinle. 115 kms en 7h40 (14,9 km/h). Asc. ?00m.


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Article du Mercredi 16 mars 2016

21h55 - Etapes 522-532. Las Vegas – Grand Canyon (610 kms)

A Las Vegas j'ai retrouvé mon vélo chez Foster et j'ai donc repris la route d'où je l'avais arrêté l'an passé. Comme Foster habite dans le nord de cette immense ville je me suis donc naturellement dirigé d'abord vers le parc de Red Rocks au nord pour voir des montagnes très colorées sous fond de ciel bleu et devant une végétation basse d'où ressortent de nombreux Joshua trees, arbres/plantes très originaux déjà vu l'an passés. Une étape parfaite pour se remettre dans le bain, dans des décors grandioses. Puis direction le Grand Canyon. J'ai passé le barrage de Hoover (et le grand lac artificiel qui va avec, traversé par la rivière Colorado) qui fourni la majeure partie de l'électricité à Las Vegas. Ensuite la deux fois deux voies est devenue dangereuse et j'ai du rouler sur un bas côté sablonneux avec le vent de face et de long faut plats ascendants : le mental est mis à rude épreuve dès la deuxième étape de l'année, mais avec l'expérience je fais face sans problème et je plante ma tente au bord de la route (comme la veille) après seulement 40 kilomètres. Le lendemain fut tout aussi difficile et en raison d'un manque d'eau et d'un vent trop fort j'ai du faire demi-tour après 15 kilomètres pour aller trouver refuge dans un camping 500 mètres plus bas au bord de la rivière Colorado. Dans cet endroit majestueux où l'érosion a taillé des rochers de manière spectaculaire je suis resté deux nuits. Puis il a fallu remonter et retrouver ce dangereux Highway où j'ai roulé parfois sur l'asphalte mais le plus souvent sur le bas côté non goudronné, jusqu'à ce qu'un automobiliste me demande gentillement d'aller rouler à contre sens de l'autre côté (le bas-côté gauche était goudronné) le tout avec des formules de politesse bien américaines ("quick you ass over there!", "you are an asshole" etc). J'avais bien essayé cette solution deux jours plus tôt mais j'avais rapidement abandonné de peur de prendre une lourde amende. J'ai donc roulé les 60 kilomètres suivants jusqu'à Kingman à contre-sens sur la deux fois deux voies, admirant les nombreux cactus de différents formes et espèces sur fond de montagnes arides. Kingman fut l'occasion de me ravitailler en eau (10 litres sur le vélo en quittant la ville) et d'admirer les vues sur de splendides montagnes en contournant la ville par le nord. Ensuite j'ai retrouvé la route 66 que j'avais déjà emprunté l'an passé. Comme d'autres routes plus directes ont été construites il n'y a quasiment plus de trafic sur la route 66 et c'est donc parfait pour faire du vélo. Par contre c'est vraiment désertique, le sentiment de solitude est un peu frustrant et les endroits pour dormir ne sont pas terribles. J'ai fait 4 nuits de camping sauvage consécutives, d'abord dans une réserve indienne sur un terrain en pente bien caché pour que les indiens ne me voient pas, puis la nuit suivante à 1650 mètres l'altitude avec des chutes de neige pendant la nuit, puis la nuit suivante en bord de route réveillé tout la nuit par les meutes de coyotes qui aboyaient autour de ma tente, puis la nuit suivante, enfin avec de la compagnie avec une sympathique cycliste californienne, mais en rentrant de nuit dans la forêt nous n'avons pas vu que nous avions planté la tente à quelques mètres de la voie ferrée avec le train qui klaxonnait juste à notre hauteur, le genre de klaxon qui s'entend à 2 kilomètres à la ronde...Gretchen a compté 29 train pendant la nuit. Il y en a au moins une centaine qui passe dans chaque sens la journée, chacun chargé d'une centaine de wagons de marchandises. Si le lobby de l'automobile, l'individualisme de la société américaine et longues distances n'ont jamais permis le développement du train comme moyen de transport en Amérique du Nord, cela reste toujours une solution économique très rentable pour le transport des marchandises et c'est à se demander pourquoi c'est si marginal en Europe. Nous avons dormi à 2100 mètres d'altitude, c'est l'endroit le plus haut de mon voyage avec le vélo chargé et aussi l'endroit le plus élevé pour dormi. Le lendemain, nous avons partagé un emplacement dans un terrain de camping à 10 kilomètres au sud du grand canyon...Après 5 jours sans prendre de douche, la douche fut très appréciée! Nouveau record de froid le matin au réveil avec -8°C à 2000 mètres d'altitude, mais, bien équipé, j'ai bien dormi. Enfin nous sommes arrivés au Grand Canyon le jour suivant et bien que nous l'ayons encore peu parcouru, l'endroit ne déçoit pas et est à la hauteur de sa réputation mondiale. Je suis rassuré de ne plus avoir de problèmes avec le mollet, car j'avais encore mal le 29 février en partant. J'ai à la fois changé la selle pour la selle en gel d'origine parfaitement équilibrée, l'ai baissé et ai banni les sandales au profit des chaussures, donc le problème venait de l'un de ces trois facteurs mais je ne suis pas trop pressé de chercher à savoir lequel. Par contre j'ai eu quelques petits soucis mécaniques avec une chambre à air HS puis une crevaison irréparable car je me suis aperçu que mon tube de colle à rustine était complétement vide. J'ai fais une réparation de fortune avec un chute de l'autocollant de vélo et j'ai fais marche arrière jusqu'au village indien de Peach Spring, non pas que je pensais que les indiens pourraient me dépanner en colle à rustine mais je ne pouvais pas continuer comme cela. Et miracle, dans leur petit supermarché très américanisé j'ai trouvé un tube de solvant qui a fait l'affaire et j'ai pu continuer la route.

Etape 522. Las Vegas – Highway 93. 96 kms en 5h45 (16,7 km/h). Asc. ?m.
Etape 523. Highway 93 - Highway 93- 40 kms en 4h02 (9,8 km/h). Asc. 600m.
Etape 524. Highway 93– Willow beach Campground 41 kms en 2h28 (16,5 km/h). Asc. 100m.
Etape 525. Willow beach Campground – Highway 93 .48 kms en 4h40 (10,4 km/h). Asc. 700m.
Etape 526. Highway 93 – Kingman. 57 kms en 4h20 (13,1 km/h). Asc. 500m.
Etape 527. Kingman – Route 66. 50 kms en 4h03 (12,3 km/h). Asc. 300m. Max 27,7 km/h
Etape 528. Route 66 - Route 66. 50 kms en 4h55 (10,1 km/h). Asc. 800m.
Etape 529. Route 66 - Route 66. 63 kms en 4h05 (15,4 km/h). Asc. 300m.
Etape 530. Route 66 – Williams 59 kms en 5h26 (10,9 km/h). Asc. 800m.
Etape 531. Williams - Tusayan 86 kms en 5h02 (17,0 km/h). Asc. 500m.
Etape 532. Tusayan – Grand Cayon Village. 22 kms en 1h48 (12,0 km/h). Asc. 300m.


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Article du Mercredi 2 mars 2016

14h25 - De retour à Las Vegas

(English below)
Je suis de retour à Las Vegas, après trois bons mois de pause où j'ai laissé les jambes au repos complet pour soigner une mauvaise douleur au mollet droit, cela semble mieux aller à présent mais je vais attaquer tout doucement. Je suis impatient de retrouver la route et ce mode de vie nomade et d'aventures. Je partage quelques photos et une vidéo du vol Copenhague – Las Vegas avec survol de L'Islande et du Groenland.

English
I am back to Vegas and very excited to be soon and the road and go on this long journey. I will try to write my blog (a little bit) in english, using simple words and writing with some errors in english (sorry for that), so everyone in the world can follow me.





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