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Article du vendredi 21 aout 2015 à 16h23

Le matériel que j'utilise

Ce long article restera \"accroché\" dans la colonne de gauche et pourra évoluer avec le temps.

Accès rapide


1. LE VELO

Vélo FahradManufaktur TX800 (Le relais vélo, Besançon, 1600 euros, janvier 2014, 16,2kg)

C'est un vélo de randonnée costaud de fabrication allemande avec un cadre en acier CrMo et des équipements haut de gamme. Bon rapport qualité/prix.

Groupe Shimano Deore XT 30 vitesses
Impeccable mais comme j'use 4 chaines et une cassette par an, cela coûte cher à la longue. Les jours où je dois changer chaine et cassette je regrette de ne pas avoir opté pour le vélo TX1000 avec la boite de vitesse Rohloff (2500 euros tout de même le vélo). Il aurait fallu environ 50 000 kilomètres pour amortir le surcoût, mais je ne sais pas si je vais en faire autant. De plus, en cas de vol, 2500 euros, ça fait mal.

Jantes Exal, Portes bagages Tubus
Très robuste! Mon chargement arrière fut parfois très impressionnant, sur des chemins difficiles, et les roues et le porte bagage n'ont jamais bronché. C'est réputé et c'est le top.

Pneus Schwalbe Marathon Deluxe (Le relai vélo, Besançon, 2*50 euros, février 2015)
Les pneus Schwalbe Marathon sont incontournables en randonnée longue distance. Je ne suis pas un spécialiste des différents modèles, ceux-ci vont bien, je peux les gonfler jusqu'à 6 bars pour 35mm de large. Une seule crevaison cette année. Le fond de jante d'origine sur la jante n'est pas à la hauteur de ce bon vélo puisqu'il s'est percé deux fois cette année à Chicago et Winnipeg lors de gonflages à bloc. La chambre a enfoncé la bande, touché les rayons puis explosé. La paire va faire 12 000 kms sans problèmes ce qui est excellent pour cette petite largeur.

Selle Brooks B17 (Le relai vélo, Besançon, 100 euros env., mai 2014)
Egalement très réputée pour du voyage longue distance, elle n'était pas d'origine avec le vélo. Il m'aura fallu plus d'un an et près de 15 000 kilomètres pour que je commence à l'apprécier et à y trouver du confort (on m'avait dit 1000 kms). La selle en cuir s'est adaptée à mon corps (légère scoliose, bassin un peu penché), le côté gauche est désormais plus bas que le côté droit ce qui m'évite les problèmes de genou dont j'ai beaucoup souffert sur le vélo à une époque.

Eclairage Bush&Muller IQ2 LED. 60 Lux.
Très puissant, alimenté par la dynamo. L'arrière n'est pas mal non plus, relié électriquement à la dynamo par passage de cable dans le cadre. Excellent.

Dynamo de moyeu SON 28
C'est la meilleur dynamo existante. Ce n'est pas tant sur la montée en puissance que cette dynamo se démarque mais pltôt sur la quasi abscence de résistance au mouvement de rotation de la roue. On peut laisser tourner longtemps la roue dans le vide avec les phares allumés pour s'apercevoir qu'il n'y a quasiment aucun freinage.

Freins Magura
Ces freins hydrauliques à patins sont très bons. Ca prend bien la jante à angle droit et ça freine mieux que des V-Brake classiques. La distance entre les patins -qui s'usent- et la jante est ajustable avec une petite mollette près des poignées de freinage. Attention! Les patins sont introuvables en Amérique et personne ne connait ce système, alors il faut partir avec une paire de rechange ou les commander à distance.

Pédales en aluminium
Nulles, j'ai cassé une pédale en appuyant trop fort après même pas 6 mois, la réparation à duré un an avant que j'en achète une nouvelle paire récemment (MEC Winnipeg, 20 euros).

Poignées Ergon GP3
Géniales, ces poignées amortissent les chocs au niveau de la paume de la main et sont hyper confortables. Orientation poignées et barre externes règlables. Je peux rouler avec les coudes posés sur les barres externes et avoir les deux mains libres au dessus du panier pour faire plein de choses. Top.


Accessoires

Sacoches Ortlieb, Front Roller plus 2*12L, Back Roller plus 2*20L, Sac RackPack XL 89L (Le relai vélo Besançon, 310 Euros, janvier 2014, 4,4kg).
Très très chères en plus d'être assez lourdes et fragiles. Mais pas trouvé mieux. Pas de problème d'imperméabilité. Se clipse en une fraction de seconde sur les porte bagages. Fixation du gros sac avec deux tandeurs.

Panier (Le relai vélo Besançon, 20 Euros, mai 2014).
Impeccable pour faire plein de choses tout en roulant (lecture, écriture, visionnage de vidéos, épelucher et manger des fruits, piocher dans la réserve de céréales ou de chocolat etc). Personnalisé avec des pochettes de rangement pour l'appareil photo (toujours à 5cm de ma main droite), pour les lunettes de soleil (que j'ai beaucoup perdu quand elles n'avaient pas de place), le téléphone, le porte monnaie, et autres. Guirlande lumineuse, trous réalisé pour l'oeil de la GoPro ou pour le passage des cables des deux transformateurs Ewerk ou anciennement pour la fixation d'enceintes stéréo. Deux petits tandeurs en haut du panier pour éviter que les vêtements que je peux poser ici ne s'envolent. Je n'ai jamais vu d'autres voyageurs à vélo rouler avec un panier.

Transformateurs Bush&Muller Ewerk (100 et 140 euros env., le relai velo Besançon)
Connectés comme les phares sur la sortie de la dynamo. Un me fourni une tension de 9V pour charger une batterie externe d'ordinateur (initialement concue pour fonctionner avec un panneau solaire), l'autre de 5V pour de l'USB. Ca a marché un temps, après 15 heures de vélo en Floride cette année j'ai pu avoir 5 heures d'ordinateur à l'énergie biomécanique mais maintenant ça ne fonctionne plus et je ne sais pas pourquoi. En fait je suis hébergé tellement souvent chez les gens et ma batterie externe peut acculumer tellement d'énergie, qu'au final ces deux gadgets sont bien inutiles (tout du moins en Europe et Amérique du Nord, peut-être qu'en Afrique, si j'y vais, ce sera différent). Au vu de l'investissement initial et du peu d'énergie qu'ils m'ont apporté jusqu'ici, ça fait encore cher le kilowattheure.

GPS Garmin Edge 800 (Garmin.com, 300 euros, septembre 2012).
Ecran tactile couleur, affichage jusqu'à 10 données paramétrables simultanément. On fait glisser vers la gauche pour avoir la carte, ou vers la droite pour d'autres données paramétrables. Couplage possible avec une ceinture cardiofréquencemètre ou un capteur de cadence pour des analyses sportives très poussées. Il faut payer 90 euros pour la carte routière d'un continent, ou plus pour des cartes plus détaillées (j'ai toujours la très jolie Carte Topo France en couleur avec toutes les données IGN au 1/25000). Ce GPS est le seul objet qu'il me reste (non perdu ou changé) depuis le début du voyage, c'est dire comme j'avais mal préparé ce voyage (en fait je ne l'ai pas préparé, je suis parti \"à l'arrach\").

Caméra GoPro Hero 3 (Fnac.com, 170 euros, décembre 2014, 100g)
N'a pas fonctionné très longtemps, un animal (oiseau ou écureil) m'a fracassé l'écran LCD au camping de San Antonio, ensuite j'ai pu continuer à enregistrer sans utiliser l'écran mais maintenant les menus sont dérèglés et je ne peux plus enregistrer. En filmant en HD 720p 30img/s la batterie durait 3 heures (j'avais deux batteries supplémentaires) et la carte MicroSD de 32Go tenait 6 heures de film. De quoi filmer les étapes en continu en arrêtant le film à chaque truc intéressant (pour ne pas avoir à repasser les 6 heures lors du montage). Comme pour les chargeurs Ewerk il faut que je prenne le temps pour chercher une solution pour réparer.

Kit de réparation
Démonte pneu en plastic, colle/rustines, chambre à air de secours, mini pompe, huile, patins de freins de rechange, outil mutlifonctions, clé pour démonter les pédales (je vais généralement à l'aéroport en vélo), scotch, fil plastifié rigide, attaches-rapide, kit de réparation tente.

Casque
Environ 50 euros. Le chien de mon père l'a pas mal mordillé et il a perdu de son confort. Ca doit être mon troisième casque (deux perdus).

Lunettes de soleil
Perdu au moins 10 paires de lunettes depuis le départ mais depuis que j'ai une pochette de rangement à gauche du panier ce problème est globalement résolu. Je n'ai perdu qu'une seule paire cette année, lors d'un jour de repos à Toronto.


2. COUCHAGE

Tente Quechua Quickhicker IIII (Décathlon Besançon, 270 euros, novembre 2013, 3,9kg)
Modèle 4 places de la tente de randonnée Décathlon. 4 mètres de long, 2 mètres de large, et 1,2 mètre de haut pour moins de 4 kilos. Restait à savoir si une tente présentant de telles caractéristiques de volume et de légèreté pouvait tenir la route sur un long voyage autour du monde. Pour la résistance au vent et à la pluie, je partais confiant car je n'ai jamais rencontré de problèmes avec la T2 ultralight pro utilisée sur mon tour de France et sur la T4 ultralight pro (ancien modèle de la tente de randonnée 4 places) utilisée au cours de la première année de ce voyage. Pas de problèmes particuliers, la tente a parfaitement résisté aux déluges meurtiers du Texas du mois de mai et aux violentes tempêtes d'Islande l'an dernier : jamais une goutte d'eau à l'intérieur ou un arceau tordu. Une partie du double toit peut s'enrouler au dessus de la chambre : on peut s'endormir en regardant les étoiles et avoir de l'air bien frais toute la nuit. La ventilation est également ajustable de l'autre côté avec une fenêtre et deux fermetures éclair latérales. La chambre est séparable du double toit ce qui évite de la mouiller en la repliant les jours de pluie. Le montage avec une personne dure 5 minutes, probablement 3 minutes à deux et moins de deux minutes à 4. Comme tout matériel qui allie performances et légèreté il faut en prendre et soin et notamment toujours s'assurer qu'il n'y a pas de tensiosn qui apparaissent sur les fermetures éclairs : après un an et demi d'utilisation intensive la fermeture éclair de la chambre ne fermait plus. J'ai signalé ce problème à Décathlon et, très sympa, ils m'ont envoyé gratuitement une nouvelle chambre au Canada. Le service après-vente est donc à la hauteur de cette tente haut de gamme. Au final, avec un rapport volume/poids deux fois supérieur à n'importe quelle tente MSR, et un rapport qualité/prix deux fois supérieur à une tente Hillberg, cette tente est de loin la meilleure du marché pour de la randonnée à pieds pour 3 ou 4 personnes, ou du voyage à vélo de 1 à 4 personnes (on peut dormir jusqu'à 8 : 6 adultes et 2 enfants, en ajoutant un tapis de sol à l'entrée). Enfin, c'est une tente de conception et de marque française (cocorrico) ce qui est assez rare pour être signalé dans le matériel que j'utilise. Je recommande cette tente.

Matelas autogonflant MEC (MEC, Montreal, septembre 2014, 70 euros, 730 grammes)
C'est le matelas de randonnée de la marque des magasin MEC (Montain Equipement Coop), magasin de sport incontournable au Canada. Rien à signaler si ce n'est que le côté autogonflant du matelas tend à se perdre avec le temps. Grand et confortable, un peu cher mais je n'avais pas le choix.

Sac de couchage Mountain Hardware Phantom 32 (Le Vieux Campeur par correspondance, décembre 2013, 330 euros, 630 grammes)
Sac en duvet d'oies européennes, températures de confort -3°C->2°C. Gain de poids/volume très impressionnant comparé à mon ancien sac en synthétique qui était deux fois plus lourd (1200g contre 600g) et 3 fois plus encombrant pour la même température de confort. Ce sac semble être au top pour le rapport poids/volume/encombrement mais il faut mettre le prix. Présence d'une fermeture éclair latérale importante pour réguler la température, mais aussi pour éviter de se couper la circulation sanguine dans un bras pendant la nuit en le fermant trop, ce qui m'est souvent arrivé. Les jours les plus froids (-4°C, température la plus basse) je dors avec mon manteau d'hiver et n'ai aucun problème. Je pense que je peux descendre à -10°C mais comme je voyage avec les saisons, ça ne devrait pas arriver. Lavé une fois avec de l'eau tiède savonneuse, il a retrouvé son gonflant après quelques utilisations.

Divers
Couvertures isolantes. Deux couvertures ultra-légères et ultrafines récupérées dans le train de nuit Trondheim-Oslo. C'était offert, les gens les mettaient sur eux pour dormir. Elle améliorent le confort au sol dans la chambre, améliorent l'isolation par temps froid, et sont particulièrement appréciées par temps de pluie.
Masque pour les yeux. Egalement récupéré dans le train Trondheim-Oslo. Et jamais perdu :-)
Boules Quiès. Offert.


3. CUISINE

Réchaud Four Dog Bushcooker LT1 (arklight-design.com, janvier 2015, 80 euros, 110 grammes)
Réchaud bois/alcool en titane. Légèreté et compacité imbattables, se range dans ma popote. Restait à savoir si on peut vraiment cuisiner avec un objet aussi léger et petit et sans avoir à transporter de carburant. La réponse est oui, j'arrive facilement tous les soirs à le faire fonctionner pendant une trentaine de minutes pour faire bouillir de l'eau et cuire un mélange de riz/lentilles auquel j'ajoute tout plein de choses. L'utilisation demande un peu de technique et d'expérience, les premières semaines j'ai beaucoup galéré avec cet objet. Désormais j'ai trouvé une technique qui marche bien (vidéo ci-dessous). Il est possible de brûler du bois humide en faisant brûler de l'alcool dessous dans une petite coupelle fournie. En abscence de bois on peut utiliser une coupelle à alcool plus classique également fournie, que l'on placera à l'intérieur. Le rendement avec des pastilles d'alcool solide, avec le brûleur à alcool ou avec la combinaison bois/alcool est excellent car il y a une double paroi : la chaleur dégagée sur les côtés monte pour chauffer la casserole. Avec ma technique qui consiste à commencer par faire un feu suspendu, le rendement n'est pas exceptionnel (moins rapide qu'un bruleur à gaz primus) mais satisfaisant. Attention, la combustion du bois laisse de la suie sur la popote, c'est un peu chiant à nettoyer.




Popote Toaks 1300ml (arklight-design.com, janvier 2015, 55 euros, 170 grammes)
Popote en titane munie d'un couvercle qui s'utilise aussi comme poele. Le rapport volume/poids est excellent et je peux ranger le réchaud à l'intérieur. Elle n'est pas trop grande car je mange beaucoup le soir et elle est souvent pleine.

Divers
2 couteaux à embout protecteur (2*1 dollar, dollar tree, usa, super magasin), 2 cuillières (plastique et métal), mini serviette grattante (offerte).

4. BUREAU

Table Douself (amazon.com, mars 2015, 25 euros, 700 grammes)
Structure en alliage aluminium, surface en tissu nylon tendu en 3 fois. Hauteur 40cm, surface 57cm*42cm. Très compacte rangée (tout s'enroule). Très bon choix : gain de 2,3 kilos par rapport à la table 70*70*70 tout en aluminium transportée lors des deux premières années. Je m'asseois désormais par terre car la table est plus basse. Donc moins confortable qu'avant mais ça va encore et je gagne près de 4kilos avec cette table plus légère et sans chaise. Je n'ai jamais rencontré d'autres voyageurs à vélo qui transportent une table.

Ordinateur Asus UX305F (amazon.com, décembre 2014, 580 euros, 1,2 kg)
Processeur Intel Core M, Ecran 13 pouces full HD 1920*1080px, disque dur SSD, 10h d'autonomie. Les nouveaux processeurs Core M sortis l'été dernier sont gravés plus finement et sont moins gourmands en énergie (4,5W) que l'ancienne génération des Core I3->I7. Seuls deux ordinateurs portables étaient équipés de ce processeur en décembre dernier quand mon ancien ordi a rendu l'âme : un Lenovo Koga ou ce Asus (marque sérieuse) 2,5 fois moins cher que le Koga pour les mêmes performances. J'ai donc choisi le ASUS, en promotion de noël chez Amazon. Le gain de poids (1,2kg contre 2,2kg), de résolution d'écran (full HD contre 14' 1600*900) et d'autonomie (10h contre 5h), sont très important par rapport à mon ancien ordi qui était un modèle haut de gamme il y a deux ans. Si vous faites un voyage itinérant et transportez un ordinateur, vérifiez les nouveaux ordis car cela peut faire un gain de poids et de confort très important.

Divers
Souris Kensington sans fil, tapis de souris personnalisé (cascade Islande), lunettes de vue et étui, chargeur ordi, chargeur téléphone/tablette, chargeur GPS/GoPro, adaptateur Sd/Micro SD, batterie supplémentaire téléphone, deux adapteurs secteur Europe/Amérique, casque stéréo JVC compact car repliable sous différents axes, et léger. Batterie externe Minigorilla (100 euros, 100 grammes, 9000Mah) : très bon choix, charge la moitié de mon ordi (5h d'autonomie) ou de nombreuses charges de téléphone/GPS. Se recharge en 9V avec un adaptateur secteur fourni ou sur la dynamo du vélo (avec un transformateur Ewerk), ou avec un panneau solaire.

Tout en voyageant je travaille en moyenne deux heures par jour chonométrées sur différents projets dans le domaine des sciences et de l'éducation. J'en tire un petit revenu qui s'ajoute au revenu de la location de mon appartement. C'est pourquoi je transporte un bureau.


4. VETEMENTS

- 2 débardeurs et deux tee-shirt de course à pied (Décathlon Besançon), 5 slips/paires de chaussettes. Je fais les lessives chez les gens qui m'hébergent.
- 1 short Addidas et 1 bas de jogging Addidas. Ce sont des vêtements confortables que je mets depuis plus de 15 ans, le short est tout délavé il faudra que je pense un jour à en acheter un nouveau (je commence à y réfléchir depuis plusieurs années).
- 1 veste légère à manches longues (MEC Winnipeg, Canada, 25 euros). J'ai perdu au moins 5 vestes polaires depuis le départ, dont la première à 100 euros. Maintenant je prends toujours le moins cher, généralement moins de 10 euros.
- 1 anorak d'hiver adidas avec gore-tex, équipe de France de ski JO de Vancouver (offert). Tellement chaud, léger et confortable que je l'ai avec moi toute l'année, c'est l'assurance de ne jamais avoir froid. Celui là, je ne vais pas le perdre ;-)
- Une cape de pluie (offert). Légère, peu encombrante, ça fait une couche totalement imperméable les jours de pluie.
- Pantalon de pluie (décathlon Besançon).
- Couvre chaussures Vaude (achat par correpondance, 2013). Maintes fois déchirés en dessous et réparés, ça ne remplit plus son rôle, il faut que j'en achète une nouvelle paire.
- Gants de motard. Pas encore servis cette année, utilisés par temps froid ou pluie froide.
- Chaussures de running Nike Free (MEC Montreal, septembre 2014, 120 euros). Très confortables, on a l'impression de marcher avec des chaussons. Recollées il y a quelques jours, ces chaussures très légères et respirantes vont faire plus d'un an.
- Sandales de randonnée Quechua Arpenaz 200 (Décathlon Besançon, mars 2015, 25 euros). Il n'y a rien de plus confortable que des sandales de randonnée pour faire du vélo, quand les températures le permette. En plus, le bronzage laisse des jolis motifs sur les pieds. Celles-ci sont ajustables avec 3 bandes dessus et une derrière. Si il subsiste quelques frottements ou si la tempéraure est limite on peut aussi rouler en sandales/chaussettes.
- Gilet fluo de sécurité. Toujours sur mon gros sac arrière, on me voit de loin. Gilet supplémentaire ramassé au bord d'une route, pratique pour traverser un pont dangereux ou un tunnel.
- Casquette de course à pied (Décathlon Besançon). Hyper légère, ventillée et confortable : ça change des vieilles casquette inconfortables que l'on portait il y a quelques années. Je la mets souvent sous le casque, pour éviter les coups de soleil sur le nez et réduire la luminosité dans les yeux.

5. AUTRE MATERIEL

Appareil photo Panasonic Lumix Z35 (170 euros, Carrefour Besançon, février 2015) Choisi pour son zoom optique*20. Nul, ça ne vaut rien, toutes les photos que je fais cette année sont des photos perdues. Si je parviens à remettre de l'argent de côté je ferai réparer mon ancien Sony ou acheterai un véritable appareil reflex.

Téléphone Samsung Galaxy Young (80 euros, boutique Tim à Sienne, Italie). Le moins cher des téléphones Android. Prend l'eau et l'humidité très très facilement il faut être hyper rigoureux.

Tablette Samsung sous Android. Très légère je suis un adepte du petit format (8 pouces je crois) à cause de la légèreté et d'une plus grande autonomie. On peut la tenir longtemps dans ses mains ou à bout de bras en position couchée. Ecran un peu fracturé par une chute mais ça ne gène pas. J'avais un support vélo mais je ne m'en sert plus (une pièce cassée lors du trajet en train San Antonio-Chicago), je la laisse désormais sous mes yeux dans le panier et ça va bien.

Filtre microcéramique (amazon.com, 115 euros, février 2015, 210 grammes) Rend l'eau potable. Servi quelques fois au nord des grands lacs, j'ai pu boire l'eau du lac Supérieur. Avec des pores de 2 microns il élimine bactéries et autres. C'est le plus léger et le plus compact des filtres de ce genre, mais le pompage de l'eau est long (une bouteille de 1,5L : environ 5 minutes de pompage).

Lampe frontale Géonaute (décathlon Besançon, mars 2015)
Bon rapport qualité/prix. Se charge en USB. 2400Mah, 10h d'autonomie. En utilisation occasionnelle camping il aurait été préférable d'avoir une autonomie moins longue et une batterie moins lourde.

Trousse de toilette
Petit luxe, belle trousse de toilette fabriquée/achetée en Suède. Brosse à dent/dentifrice/savons/coupe-ongle. Petit rasoir électrique à deux têtes et à piles, léger et peu encombrant (tient dans une main). Serviette microfibre décathlon.

Trousse de sécurité
Trousse premiers secours classique (Walmart, USA).

Petite planche à découper en bambou (Carrefour Besançon, mars 2015).
Planche mutlifonction : pour la cuisine tous les soirs, comme support rigide sous le tapis de souris avec la table, comme dessous de plat pour poser une casserole brulante sous la tente, ou plus rarement comme support cahier rigide pour écrire en roulant.

Housse imperméable de l'ancien ordinateur. Pour ranger des papiers (cahier de brouillon, contrats de location, papiers d'assurance...) et le nouvel ordi dans sa housse.

Sac à dos. A servi quelque fois en randonnée (iles Canaries...), pour faire des courses, ou pour augmenter le volume d'affaires transportées en le mettant par dessus le gros sac. Jamais servi cette année, je vais probablement m'en séparer.

Papier essuie tout. Toujours un rouleau avec moi comme papier WC ou pour essuyer la vaisselle, la tente, le visage, ou les mains.

Post-it et stylo. Toujours dans le panier dans un pochette plastique à zip imperméable. Il faut être prêt à prendre des notes ou donner l'adresse du blog à n'importe quel moment.

Matériel à utilisation non quotidienne : petites bouteilles en plastique 25cl (réserve d'huile, de vin, ou vides). 2 couvertures de survie (sous le matelas par temps froid, ou pour envelopper des produits frais par temps chaud). Sacoche isoterme trouvée au bord d'une route en Floride (si Rhannon Garcia lit cet article, il peut venir la récupérer) : utilisée en combinaison avec les couvertures de survie elle a permis de conserver des produits frais avec de la glace pendant une journée à plus de 30°C -il restait de la glace le soir-. Bon micro à usage professionnel. Bear Spray (répulsif ours, offert). Antivol léger (j'ai longtemps transporté un antivol en U de 1kg, je m'en suis séparé récemment car inutile pour traverser le Canada et traverser les rocheuses), chargeur appareil photo, ficelle, corde, lecteur carte bancaire Banque Populaire (sécurise achats en ligne), petite lampe usb pour éclairer le clavier (offert), adaptateur USB/ethernet (jamais utilisé), clé USB (jamais servi cette année), 2 piles AA de rechange, 2 cables USB (chargeurs téléphone ou GPS) de rechange, carte micro SD routière Europe Garmin, kit réparation matelas. Sceau et récipients emboitables en plastique (pour transport nourriture ou meilleur rangement du panier, pas indispensables). Pochettes transparentes de rangement de nourriture à Zip (très pratique). Petit tube de colle urethane pour réparation de chaussures (permet de gagner beaucoup d'argent, MEC). Maillot de bain.

Pochettes de rangement Quechua personnalisées à fermeture éclair et aérées (Décathlon Montpellier, Bordeaux et Besançon) : super pratique pour ranger dans des espaces séparés le matériel informatique, le linge propre, le ling sale, les vêtements de pluie, les aliments qui servent à la cuisine le soir, ceux (céréales/noix/fruits secs) qui servent au petit déjeuner, les fruits, l'éventuelle réserve de bois...

Personnalisation : impression panier, tee-shirts, pochettes de rangements, cadre vélo : Swaagshirt Rue du lycée à Besançon près du lycée Pasteur (environ 5 euros l'unité). Un petit commerçant sympa au centre ville, allez lui rendre visite. Impression tapis de souris et cartes de visites, par internet. Carte de visites oubliées en France, parti trop vite cette année.

Si vous faites du voyage itinérant et avez des suggestions à propos du matériel que j'utilise, n'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'envoyer un mail! Inversement j'espère que cet article pourra servir à d'autres!



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Article du vendredi 7 aout 2015 à 18h04

Etapes 436– 446. Thunder Bay – Winnipeg (669 kms)

Après Thunderbay il faut d'abord signaler une magnifique cascade à l'eau très colorée, la Kakabecca fall, qui vient enrichir ma collection déjà bien fournie de jolies cascades. L'eau est presque rouge et la chute est puissante et belle. Mais ici il faut surtout dire que la densité de population s'est encore affaiblie et que les gens auront été incroyablement gentils et généreux avec moi, je n'ai jamais traversé de région aussi peu peuplée et également jamais reçu autant d'aide et de soutien depuis le départ. Peut-être que les deux sont liés et que les difficultés liés à la vie dans des lieux si reculés rendent les gens plus solidaires. Ils vivent aussi plus en harmonie avec la nature et aiment d'avantage mon idée de parcourir le monde avec un vélo, bien plus que les gens qui vivent dans les zones industrialisées et qui, eux, ne jugent souvent du confort et de la qualité de leur vie qu'à la mollesse du fauteuil de leur télévision ou au prix déboursé pour acheter leur nouvelle voiture toute brillante. Je dis toujours aux gens qui m'accueillent que j'aimerais leur rendre l'hospitalité un jour quand je serai posé quelque part mais combien de ces personnes vais-je vraiment revoir? C'est de la gentillesse gratuite et c'est beau. Peut-être dois-je, à cet endroit de l'article, donner des chiffres et des faits. 35 000 habitants pour une superficie de la moitié de la France dans le Comté (pas le fromage hein? Bande de gourmands^^) de l'ouest de l'Ontario : 0,23 hab/km², soit 10 fois moins que dans le Norrbotten (2,3 hab/km²), le Comté du Nord de la Suède où les gens me disaient habiter dans la région la moins peuplée d'Europe. Pour les faits et bien j'ai déjà eu gratuitement un endroit confortable pour planter ma tente près de la cascade Kakabecca; Franck, qui m'a hébergé avec warmshowers à Thunderbay, a appelé un ami et c'était OK pour que je dorme sur son terrain. Ensuite, à Kashabowie, je suis arrivé dans un genre de camping et le propriétaire me voyant arriver avec un vélo ne m'a pas fait payer la nuit. Ensuite comme il n'y avait vraiment plus rien que la nature et des indiens chez qui je n'ose pas demander l'hospitalité (ce n'est pas recommandé) je me préparais à faire deux nuits de camping sauvage avec les ours et autres bestioles effrayantes. Après 55 kilomètres je suis passé devant un parc provincial, le genre de camping public à 28 euros sans aucun service dont je parlais dans l'article précédent. Je me suis dit que je pouvais peut-être aller à la réception pour tenter de négocier le prix (ce qui ne marche jamais dans ce genre de parc) et en profiter pour leur dire mon mécontentement de demander aussi cher pour un cycliste avec une tente; cela brisera l'extrême monotonie de cette journée dans la forêt et cela me défoulera un petit peu avant de continuer. Dans le bâtiment de la réception un couple est alors venu vers moi :"nous t'avons doublé tout à l'heure, d'où viens-tu? Ou vas tu? Si tu veux tu peux camper sur notre emplacement!". Chouette! Ca ne coûtait pas plus cher ni à eux ni à moi et j'ai accepté volontiers, au grand dam de la dame de la réception qui n'a eu d'autre choix que de me laisser entrer gratuitement (Na!). Ce couple venait de Thunder Bay pour faire 3 jours de canoé dans cette immense région très sauvage et préservée avec des centaines de lacs. Le soir j'ai été invité à un tour en canoé sur le "french lake" qui bordait le camping. Alors que nous contournions une île au milieu du lac, un aigle s'est envolé devant nous. Waaah. Nous avons aussi observé aussi un "loon", un canard emblématique du Canada qui donne son nom au "loony", la pièce de 1 dollar sur laquelle figure cet oiseau. Une expérience inoubliable que ce tour de canoé sur ce lac en fin de soirée, traverser le Canada sans faire un tour de canoé aurait été comme traverser le Canada sans boire une bouteille de sirop d'Erable : cela fait partie de la culture locale, les canadiens font beaucoup de kayak et de canoé, et les moins sportifs utilisent des petits bateaux à moteurs. Le week-end, il y a sur la route numéro 11 un nombre impressionnant de voitures qui tirent une remorque avec un bateau. Le lendemain je devais parcourir 120 kilomètres pour atteindre Mine Center, un petit village à l'abandon depuis la fermeture de la mine mais où résident encore quelques retraités et coupeurs d'arbres. J'y suis arrivé à 21h30 et j'ai trouvé une église. Je suis SDF mais pas clochard et n'aime pas dormir n'importe où et n'importe comment sans autorisation, alors je suis allé sonner à la sonnette d'une maison située en face de l'église pour demander à la personne si elle était est le pasteur (le curé) et si je pouvais planter la tente à côté de l'église. Vous pouvez devinez la suite. Ce n'était pas le pasteur mais le monsieur m'a invité à planter la tente sur la pelouse, puis malgré l'heure tardive, ce très gentil couple de retraités m'ont offert à manger puis encore une douche et un petit déjeuner le matin en plus des discussions intéressantes sur la vie locale et notamment sur la manière de couper les arbres avec des machines à 500 000 euros importées de Scandinavie. Le soir suivant c'est Matt de couchsurfing qui m'a réservé un super accueil dans un petit coin de paradis, au bord d'un lac comme vous pouvez le deviner. Le lendemain, je pensais faire 90 kilomètres mais après 50 contre le vent j'étais fatigué et c'est alors que je fus doublé par un cycliste en vélo couché électrique qui m'a invité à camper sur la pelouse chez ses parents. Avec son frère ils construisent une maison en plein milieu de la forêt et c'est très intéressant. Le soir ils m'ont invité au restaurant, et ils m'ont également donné tout plein de nourriture de grande qualité pour les jours suivants. Deux jours plus tard c'est une amie de Matt qui m'a offert l'hébergement à Kenora, une ville de 15 000 habitants assez incroyable où l'on voit partout dans la ville des cerfs, des biches et des faons. Les cervidés trouvent ici une bonne protection contre les ours et les loups, mais aussi contre les chasseurs qui n'ont pas le droit de tirer en zone habitée. En plus, il y a de la bonne herbe, des bonnes feuilles et plein de bons légumes dans les potagers....Que demander de plus? Après Kenora j'ai enfin quitté le Bouclien Canadien mais ce qui m'attend désormais n'est guère plus excitant : 2000 kilomètres d'une immense plaine agricole, "Les prairies" de leur nom géographique. Anciennement une vaste étendue d'herbes hautes ou pâturaient les bisons, mais transformée peu à peu pour les besoin de l'alimentation humaine. Je dois rouler environ 3 semaines dans cette plaine avant d'atteindre les Rocheuses, et le vent, généralement d'ouest, sera un facteur important pour quitter cet endroit inintéressant le plus rapidement possible. Pas de chance, un jour après avoir quitté Kenora je l'avais déjà à 40km/h en pleine figure, mêlé à de la pluie. Je me suis élancé tête baissé dans cette 446ème étape avant que, quelques kilomètres plus tard, un automobiliste ne s'arrête devant moi. "Si tu veux je peux t'avancer de 100 kilomètres!". "-OK!!!". Je lui ai demandé pourquoi il parlait couramment le français, et il m'a répondu qu'il y avait beaucoup de francophones dans le Manitoba (j'ai changé de province) : son grand père et les gens du coin sont des descendants de québecois qui sont venus ici au début du siècle dernier car les jeunes québecois émigraient vers les Etats-Unis et il était dit que quand on perdait la langue on perdait la foi. Alors l'Eglise, pour les garder, les emmenait sur ces terres lointaines. Le voyage en cheval et charrue prenait deux mois. En arrivant, la première chose qu'ils faisaient était la construction d'une église, car c'était la chose la plus importante, et le défrichage des terres pour cultiver. Ils nommaient le nom de la place avec un saint suivi d'un nom à consonance francophone et c'est pourquoi il y a beaucoup de villages au nom francophone au Manitoba. Mais les francophones d'ici les plus purs sont métisse et c'est une autre histoire : dans les années 1600 des voyageurs français venaient apporter des produits européens aux indiens qui vivaient ici, ils remontaient le fleuve Saint-Laurent puis les grands lacs et une rivière en pirogue jusqu'à arriver là où ils récupéraient de la peau de castor très prisée pour confectionner des chapeaux en Europe à cette époque. Beaucoup sont restés avec des indiennes et ne sont jamais revenus de l'autre côté de l'Atlantique. Après beaucoup de bonnes discussions pendant une heure dans sa voiture, mon ami m'a laissé comme prévu au bord de la route à seulement 40 kilomètres de Winnipeg, ville qui me semblait à l'autre bout du monde une heure plus tôt. Une fois les sacoches remises sur le vélo, il m'a donné deux gros billets de banque, puis, avec un geste de la main, m'a lancé un grand "Salut!" avant de disparaitre aussi subitement qu'il était apparu. Le vent n'avait pas faibli et les 40 kilomètres pour Winnipeg paraissaient 400, j'avançais à une allure d'escargot et j'ai d'ailleurs profité de cette étape pour établir un nouveau record de lenteur sur ce voyage : 7,8 km/h de moyenne (30 kilomètres en 3h49), qui plus est sur une route plate avec de l'asphalte (le précédent record de 8,6 km/h avait été établi sur des chemins caillouteux dans les montagnes islandaises). Arrivé à 25 kilomètres de Winnipeg j'ai donné un petit coup de téléphone à mon ami Yves Brunel (warmshowers) que j'avais hébergé deux nuits à Besançon en 2012, pour lui annoncer mon arrivée à Winnipeg un jour plus tôt que prévu. Il est alors venu me chercher et je suis monté dans une voiture pour la deuxième fois de la journée. A suivre...


Etape 436. Thunder Bay - Kakabecca Falls. 25 kms en 2h14 (13,1 km/h). Asc 200m.
Etape 437. Kakabecca Falls - Kashabowie. 78 kms en 7h02 (11,1 km/h). Asc 600m.
Etape 438. Kashabowie – Provincila park. 55 kms en 4h14 (13,1 km/h). Asc 300m.
Etape 439. Provincila park – Mine Center. 119 kms en 7h48 (15,3 km/h). Asc 600m.
Etape 440. Mine Center – Fort Frances. 48 kms en 3h19 (14,4 km/h). Asc 200m.
Etape 441. Fort Frances. - Emo. 55 kms en 4h48 (11,6 km/h). Asc 200m.
Etape 442. Emo – Calliper Lake. 57 kms en 3h40 (15,5 km/h). Asc 300m.
Etape 443. Calliper Lake – Sioux Narrows. 61 kms en 4h17 (14,2 km/h). Asc 400m.
Etape 444. Sioux Narrows - Kenora. 71 kms en 4h44 (15,0 km/h). Asc 500m.
Etape 445. Kenora – Falcon Beach. 69 kms en 4h50 (14,2 km/h). Asc 500m.
Etape 446. Falcon Beach - Winnipeg. 30 kms en 3h49 (7,8 km/h). Asc 100m. (+Voitures 125 kms)

Désolé pour l'abscence de vidéo, ma caméra GoPro ne fonctionne plus :-(

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Article du vendredi 31 juillet 2015 à 05h32

Etapes 417 – 435. Toronto – Thunder Bay (1365 kms) (1/2)

Longue est la route, la route est longue quand elle est dans la forêt pendant des semaines et des semaines. Des arbres, des arbres et encore des arbres. Et toujours des arbres. Quoi d'autre? Des moustiques. Et des mouches qui prennent aussi du sang mais d'une manière moins propre que le moustique : maître chirurgien, le moustique est un animal parfaitement admirable. Et des ours, plein d'ours. Il y en a entre 75 000 et 100 000 en Ontario, cette immense province à l'ouest du Québec. Beaucoup de personnes -surtout des cyclistes- en voient; je n'ai pas encore eu cette chance, ou cette malchance c'est selon. Des lacs aussi. Et des rochers. Plein de rochers roses, essentiellement en haut des collines car la roche à été coupée pour laisser passer la route trans-canadienne qui passe ici au nord des lac Huron (103 fois plus grand que le lac Leman) et Supérieur (plus vaste lac d'eau douce au monde en superficie, 141 fois le lac Leman ou 15800 fois le lac Saint Point). Ces collines et cette roche rose, c'est le Bouclier Canadien, une formation géologique qui date de l'enfance de la Terre et qui s'étend comme une ceinture tout autour de l'immense baie d'Hudson dans le nord du pays. Le long du chemin il y a aussi de nombreuses fleurs sauvages, les mêmes qu'en Europe, ainsi qu'un oiseau au chant long et mélodieux qui laisse éclater sa joie à longueur de journée. "Old Sam Peabody Peabody Peabody" est sa chanson. La densité de population est très faible et l'unique route trans-canadienne, qui sillone à travers les collines est souvent en deux fois une fois étroites ce qui rend le voyage difficile et dangereux. Entre Espanola et Sault Ste Marie (250 kilomètres au nord du lac Huron) beaucoup de cyclistes perdent la vie à cause d'un important trafic de voitures et de poids lourds, et d'un bas-côté sablonneux dans lequel on n'ose pas se réfugier de peur de s'y casser la figure. J'ai du m'y arrêter toutes les minutes environ pour laisser passer des véhicules qui se croisaient, avant de remettre ma vie en jeu quelques instants plus tard en remontant sur le bitume. Pas le choix car il n'y avait pas d'autre route. La province de l'Ontario semble détester les cyclistes, outre cette route, les campings publics gérés par la province (les parcs provinciaux) sont également une honte. Le tarif est de 28 euros (soit le prix d'une chambre d'hôtel en Espagne) pour un cycliste avec une tente, car on paie l'emplacement indépendamment du nombre de personnes (jusqu'à 8), du véhicule et de la manière de dormir (vélo/tente ou énorme camping car, c'est pareil). Et pour ce tarif il n'y a pas d'électricité, pas de protection contre les animaux sauvages, on est à 500 mètres du bloc de douches où l'on ne peut pas régler la pression/température, il n'y a pas de connexion wifi et dans l'un de ces parcs il n'y avait même pas d'eau potable : dans le bloc sanitaire il était écrit qu'il fallait faire bouillir l'eau avant de se laver les dents et il n'y avait rien pour faire bouillir l'eau. Ils n'ont même pas eu l'idée de donner ou vendre des bouteilles d'eau minérale. Alors beaucoup de voyageurs à vélo dorment dans la nature, je faisais souvent cela en Europe mais ici je suis plus hésitant à cause des animaux sauvages. Je préfère négocier le prix dans les campings privés ou demander l'hospitalité chez les gens. Mais les campings ne protègent pas des ours. Dans le premier camping après Espanola j'ai demandé à la réception si il y avait des ours ici et si je devais faire attention à ma nourriture. Réponse : "Absolument! Nous avions un ours dans le camping hier, nous avons réussi à le chasser comme nous avons pu. Nous espérons qu'il ne revienne pas mais on ne peut rien prédire. Je vous en supplie, ne laissez pas de nourriture dans votre tente!". Allez dormir tranquille après cela...J'étais le seul à dormir en tente dans ce camping (comme souvent d'ailleurs) on se demande bien pourquoi. Deux nuits plus tard j'ai demandé à un autre camping si ils acceptaient l'hébergement en tente. Réponse : "Non, car nous avons des ours!". Un peu plus loin alors que je négociais le prix dans un autre camping j'ai dit que je pouvais aussi très bien dormir dans la nature. La dame m'a répondu que dans la nature, il y a des ours, des élans et des loups. Je savais pour les ours et les élans mais pas pour les loups. "Est-ce que les loups peuvent être dangereux pour moi?". "Oh non, il viendront juste la nuit pisser autour de votre tente mais ils vous laisseront tranquille." Je ne sais pas si c'était du bluff ou quoi mais juste après elle m'a proposé une réduction de 5 dollars au lieu des 10 demandés et j'ai accepté. Un autre jour j'avais laissé la nuit près de la tente mon petit réchaud à bois et le matin il avait disparu, je suis allé signaler cela à la réception et il s'est avéré que c'est la cogérante du camping qui a ramassé tout ce qui trainait dans le camping à 23h : "nous avons un gros ours qui descend dans le camping toutes les nuits". Ce soir là par négligence/flemme mais aussi car je n'avais pas encore de corde, j'ai dormi avec ma nourriture dans la tente (bien enfermée dans des sacs) et j'aurai joué avec le feu au propre comme au figuré. Une autre fois encore j'ai demandé à un camping si ils avaient déjà vu des ours trainer dans le camping. Réponse : "Nous en avions mais mon mari à tué le dernier hier, vous pouvez dormir tranquille!". Je ne sais pas très bien comment il a pu tuer le dernier alors qu'il y en a 100 000 en Ontario, mais ça m'a rassuré et j'ai dormi à peu près tranquille. Alors vous allez me demander : "Pourquoi vas-tu dormir dans les campings si ils ne proposent aucune protection contre les animaux sauvages?". Parce que même en suspendant ma nourriture en haut d'un arbre lointain, ma tente dégage plein d'odeurs qu'un ours, dont l'odorat et 10 fois plus développé que les chiens, pourra sentir. C'est avec son odorat ultra-développé qu'il se dirige. Je mange souvent dans la tente -pour être à l'abri des moustiques- et il doit y avoir plein d'odeurs de poisson, d'oignons, d'herbes de Provence etc. Sans compter les odeurs de mon sac de couchage et autres. Alors je ne suis jamais tranquille dans la tente où que je sois. Seul dans la forêt ça peut vraiment être galère si je suis blessé par un animal car le téléphone portable ne passe pas dans 99% du Canada : je ne pourrai pas appeler les secours. Dormir en terrain de camping est rassurant car il y a du monde autour de moi, en plus de la douche toujours appréciée après une journée d'efforts et les rencontres. Un soir cependant, je n'ai pas eu le choix car il n'y avait ni camping ni la moindre habitation le long des 160 kilomètres de route avant Wawa, et j'ai dormi seul en pleine forêt. Le soir j'ai allumé un feu près de la tente, pensant que cela pourrait éloigner ces animaux mais aussi car un feu, ça rassure. C'était un peu "Into the wild" et je n'ai pas bien dormi.

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Article du vendredi 31 juillet 2015 à 05h24

Etapes 417 – 435. Toronto – Thunder Bay (1365 kms) (2/2)

La densité de population est vraiment très faible, et s'est affaiblie en s'éloignant de Toronto. Passées les petites localités qui mènent à l'ile de Manitoulin, j'ai roulé sur des petits chemins tranquilles sur cette île puis sur cette route transcanadienne hyper dangereuse au nord du lac Huron puis la densité de population s'est encore affaiblie au nord du lac Supérieur : 700 kilomètres entre deux villes de 100 000 habitants (Sault Ste Marie et Thunder Bay), et entre les deux des villages de 1000 à 2000 habitants tous les 100 kilomètres environ, et rien que de la forêt pour les séparer. A Wawa (3000 hab) je n'ai pas aboyé mais pris une photo de l'oiseau géant qui est le symbole de cette commune. A Marathon, je n'ai pas fait de footing mais j'ai réussi à me procurer une corde qui me permettra de hisser mes affaires odorantes (c'est à dire à peu près toutes mes affaires) dans les hauts arbres, loin de la tente. A White River, je n'ai pas vu de rivière blanche mais j'ai posé avec Winnie l'ourson. Winnie l'ourson est un dessin animé dont je ne ratais jamais un épisode dans mon enfance. C'est à White River que l'histoire a commencé en 1914 quand un ourson a été capturé par un trappeur, puis vendu à un soldat de l'armée canadienne qui le nomma Winnie en référence à sa ville d'origine (Winnipeg). Puis Winnie fut offert au zoo de Londres pendant la guerre, il y resta 20 ans et sera remarqué par un écrivain. Les autres personnages du dessin animé (Tigrou, Bourriquet...) doivent aussi être des animaux de ce zoo car il n'y a ni tigre ni âne dans la forêt canadienne. Avec autant de forêt, une aussi faible densité de population, des lacs, des ours, et une route transcanadienne Highway 17 aussi dangereuse entre Espanola et Sault Ste Marie que la trans-suèdoise E4 entre Sundsvall et Uméa, le Canada rappelle la Suède et les deux pays sont très semblables. Les principales différences sont les oiseaux, très différents ici, et la présence de mines d'or en plus des mines de fer. Il y a beaucoup de voyageurs à vélo sur la route trans-canadienne, malgré la difficulté et l'intérêt quasi-nul. Dans le sens Est->Ouest ce sont des étrangers comme moi : Matt, un anglais avec qui j'ai roulé deux jours, Yuki, un japonais avec qui j'ai roulé un jour, et Djé, un coréen avec qui j'ai roulé deux jours. Dans l'autre sens c'est un impressionnant défilé de canadiens qui veulent découvrir leur pays à vélo et qui roulent tous dans ce sens pour avoir le vent dans le dos. Je croise en moyenne trois groupes ou individuels chaque jour. Seule exception à la règle, Matthieu, un français qui fait aussi un tour du monde. Il a débuté en même temps que moi (janvier 2013), est allé dans l'autre sens, a parcouru 2000 kilomètres de plus (30 000 contre 28 000) et terminera son tour à Lyon au mois de novembre. Si vous avez encore soif de lecture après ce long article, allez donc lire son blog! https://2migremajbicikloj.wordpress.com/


Etape 417. Toronto - Orangeville. 68 kms en 4h56 (13,8 km/h). Asc 700m.
Etape 418. Orangeville - Flesherton. 60 kms en 4h43 (12,7 km/h). Asc 200m.
Etape 419. Flesherton - Owensound. 50 kms en 2h55 (17,1 km/h). Asc 200m.
Etape 420. Owensound – Miller Lake. 78 kms en 5h01 (15,6 km/h). Asc 300m.
Etape 421. Miller Lake – Little Current. 91 kms en 5h46 (15,8 km/h). Asc 400m..
Etape 422. Little Current - Espanola. 61 kms en 4h44 (12,9 km/h). Asc 500m.
Etape 423. Espanola – Serpent River. 71 kms en 6h00 (11,9 km/h). Asc 200m.
Etape 424. Serpent River - Thessalon. 79 kms en 6h07 (12,9 km/h). Asc 500m.
Etape 425. Thessalon – Sault Ste Marie. 87 kms en 5h54 (14,7 km/h). Asc 300m.
Etape 426. Sault Ste Marie – Batchawana River. 60 kms en 3h43 (16,1 km/h). Asc 300m. Max 65,8 km/h
Etape 427. Batchawana River - Hw17. 66 kms en 5h25 (12,1 km/h). Asc 600m.
Etape 428. Hw17 - Wawa. 99 kms en 6h41 (14,8 km/h). Asc 800m.
Etape 429. Wawa - Hw17. 60 kms en 4h04 (14,7 km/h). Asc 400m.
Etape 430. Hw17 - Mobert. 66 kms en 4h49 (13,7 km/h). Asc 400m.
Etape 431. Mobert - Marathon. 66 kms en 5h03 (13,2 km/h). Asc 400m.
Etape 432. Marathon - Selim. 108 kms en 7h59 (13,6 km/h). Asc 1200m.
Etape 433. Selim - Nipigon. 85 kms en 6h05 (14,0 km/h). Asc 800m.
Etape 434. Nipigon - Loon. 59 kms en 4h38 (12,7 km/h). Asc 300m.
Etape 435. Loon – Thunder Bay. 51 kms en 3h24 (14,9 km/h). Asc 200m.




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Article du jeudi 25 juin 2015 à 14h35

Etapes 403 – 416. Chicago – Toronto (1058 kms)

Me voila désormais dans la région des grands lacs et plus particulièrement au bord du lac Michigan, l'un des 3 lacs principaux avec le lac Supérieur et le lac Huron. Le bleu du lac Michigan est unique, c'est un bleu ciel pâle un peu gris qui rappelle tantôt l'Isère, tantôt l'Islande, tantôt d'autres lacs. On pourrait rester longtemps à le regarder depuis une petite plage, même de nuit sous les étoiles. Posé à l'extrême nord des Etats-Unis il apporte beaucoup de quiétude à la région, et de par son caractère il semble plus canadien qu'Etat-Unien. Il parait cependant qu'il lui arrive de se mettre en colère et faire des vagues de 7 mètres de haut. Il est, et a toujours été, une source d'eau potable pour la ville de Chicago, sauf à la fin du XIXème siècle car il était trop pollué par les rejets industriels. Pour remédier à ce problème les habitants ont trouvé une astuce originale : ils ont créé un canal et sont parvenus à inverser le cours de la rivière qui traversait la ville avant de se jeter dans le lac : ils pouvaient ainsi envoyer leurs déchets dans le Mississippi au lieu du lac, et garder le lac propre pour y puiser de l'eau de consommation. Cela n'est pas très joli, et c'est d'autant plus grave que quelques siècles auparavant ils avaient pris soin de nommer leur ville de Chicago en référence aux mauvaises odeurs qui régnaient sur le site alors occupé par les indiens originels...Peut-être que ces tribus dégageaient des mauvaises odeurs, mais elles étaient certainement plus respectueuses de la nature et n'ont pas eu besoin d'inverser le cours d'une rivière pour envoyer leurs déchets dans le Golfe du Mexique...Pas grand chose d'autre à dire sur Chicago, il y a quelques attrape-touristes sympa comme un miroir en forme de flageolet géant et des douches publiques géantes devant des écrans ou défilent des faces de gens. Sympa. Quelques faits d'histoire à signaler comme un incendie qui a détruit la moitié de la ville à la fin du XIXeme siècle (tout était en bois et 100 000 des 200 00 habitants se sont retrouvés à la rue), le grand banditisme (Al Capone et Compagnie) et des révoltes ouvrières particulièrement violentes ici dans la première partie du XXème siècle. Les ouvriers demandaient la journée de travail de 8 heures, et le 1er mai, jour férié au niveau mondial, fait référence à ces révoltes. Chicago possède de bonnes infrastuctures pour se déplacer à vélo et c'est par une piste cyclable le long du lac que j'ai quitté la ville. Direction les chutes du Niagara, avec des étapes plates et simples, et presque tous les soirs des personnes formidables pour m'accueillir (merci à tous). Quand je racontais mon parcours les gens avaient parfaitement connaissance des intempéries que j'ai traversé au Texas et qui ont fait une quinzaine de morts quand même. Le Texas a décrété l'Etat d'urgence ce qui rend moqueurs les gens du Michigan car quelques jours avant les orages le Texas avait voté contre l'aide à apporter à un Etat de l'est qui en avait besoin. J'ai encore eu quelques petits orages au Michigan, et Callie est venue me chercher en voiture pour m'avancer d'une trentaine de kilomètres et me conduire dans une "graduation party" (une lycéene qui fêtait son bac) et me laisser reposer un jour, puis le jour suivant j'ai astucieusement contourné la ville de Detroit, qui est l'une des villes les moins attrayantes (et les plus dangereuses) des Etats-Unis. C'est le bastion de Ford, Ford est à Détroit ce que Peugeot est à Sochaux-Montbéliard : une large majorité de voitures de la région ont l'ovale bleu sur leur carrosserie. Comme le pont et le tunnel qui mènent au Canada sont interdits au cyclistes, j'ai contourné le lac St Clair par un magnifique parcours cycliste en pleine nature avant de passer la frontière par un petit bac à Algonac. Les premières différences notables entre les deux grands pays d'Amérique du Nord furent la présence dans les paysages canadiens de nombreuses éoliennes et panneaux solaires alors que je n'en ai jamais vu aux Etats-Unis (même pas au Texas qui possède beaucoup plus de vent et de soleil que le Canada). Et la présence le long de la route de nombreuses petites fermes où l'on peut acheter des produits frais de qualité, comme des fraises, framboises, cerises, ouefs, ou autres légumes. J'avais déjà écrit cela sur ce blog l'an passé et j'ai eu plaisir de retrouver toutes ces bonnes choses au Canada. Ensuite la route fut un peu ennuyante en Ontario, de très longues lignes droites avec des champs de mais à droite et à gauche sur des centaines de kilomètres. J'ai heureusement rencontré d'autres voyageurs à vélo sur cette portion, d'abord deux étudiants alsaciens qui roulent cet été par ici dans le cadre d'un projet de recherche sur l'agriculture urbaine pour leur dernière année d'étude. Il font des pauses dans toutes les villes pour étudier cela. J'ai roulé une journée avec eux mais les gaillards roulaient plus vite que mon tranquille rythme habituel et le lendemain j'ai préféré les laisser aller seuls et les retrouver le soir. Pendant cette journée j'ai été doublé par un jeune couple américain et nous avons roulé un peu ensemble aussi. Le jour suivant aux chutes du Niagara j'ai recroisé par hasard ce couple au milieu de la foule, accompagné de deux autres jeunes voyageuses dont j'avais entendu parler à plusieurs reprises sans jamais pouvoir les rattraper. Les chutes du Niagara valaient bien un détour de plus de 1000 kilomètres sur la route qui m'emmènera, sauf changement, à l'océan Pacifique. Ces chutes sont vraiment spectaculaires. Toute l'eau de pluie qui tombe dans la région des grands lacs se retrouve dans une grosse rivière entre les deux lacs les plus petits et les plus bas en altitude (Lacs Erie et Ontario). Cette rivière fait une chute large en forme d'arrondi. Je suis descendu sur une petite plate forme qui mène en bas des chutes, mais aussi derrière, par des sentiers souterrains et c'était encore plus spectaculaire. Puis j'ai roulé deux jours vers Toronto. Le premier soir, à Hamilton, j'ai été invité à assister à un concert de jazz, d'un groupe de très grande qualité et renommée dans un petit bar. N'étant pas spécialement fan des instruments à vent et de cette musique, j'ai néanmoins passé une excellente soirée. Il est impossible de passer à côté du jazz lors d'une promenade en vélo en Amérique du Nord : que ce soit dans un petit bar du coin de la rue avec Blake à Manahattan, sur les murs de l'auberge de jeunesse de La Nouvelle Orléans -et dans l'âme même de cette ville- ou dans un petit bar d'Hamilton au Canada, le jazz colle à l'Amérique et ça lui va bien. J'écrirai sur Toronto au prochain article car celui-ci est déjà bien assez long!

Etape 403. Chicago Ouest - .Chicago est . 17 kms en 1h20 (12,7 km/h). Asc 100m.
Etape 404. Chicago - Chesterton. 73 kms en 4h36 (16,0 km/h). Asc 100m.
Etape 405. Chesterton – St Joseph. 80 kms en 5h12 (15,4 km/h). Asc 200m.
Etape 406. St Joseph - Bloomingdale. 68 kms en 4h40 (14,5 km/h). Asc 200m.
Etape 407. Bloomingdale - Olivet. 94 kms en 6h08 (15,3 km/h). Asc 500m.
Etape 408. Olivet – Grass Lake. 81 kms en 5h59 (13,6 km/h). Asc 500m.
Etape 409. Grass Lake – Ann Arbor. 38 kms en 2h32 (14,9 km/h). Asc 300m. (+voiture 40 kms
Etape 410. Northville (Detroit)- Algonac. 110 kms en 7h25 (14,9 km/h). Asc 200m.
Etape 411. Algonac (USA) – Morpeth (Canada). 76 kms en 5h23 (14,1 km/h). Asc 100m.
Etape 412. Morpeth – Port Stanley. 69 kms en 4h07 (16,7 km/h). Asc 100m.
Etape 413. Port Stanley - Turkey Point. 95 kms en 5h09 (18,4 km/h). Asc 200m.
Etape 414. Turkey Point - Welland. 111 kms en 6h57 (16,0 km/h). Asc 200m.
Etape 415. Welland - Hamilton. 76 kms en 5h29 (13,8 km/h). Asc 200m.
Etape 416. Hamilton - Toronto. 70 kms en 4h49 (14,5 km/h). Asc 300m.




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