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Beyneu, Kazakstan


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Article du dimanche 3 avril 2016 Ă  20h47

Etapes 538-545. Chinle – Hanksville (393 kms)

Après Chinle j'ai continué ma route dans l'immense réserve indienne (ouverte) des indiens navajo, la plus grande des réserves indiennes mais pas le plus peuplée malgré ses 200 000 habitants. Les indiens vivent, d'après le musée, des ressources naturelles, de l'artisanat et du tourisme, mais Colin qui les connait très bien et est l'un des rares blancs a avoir le droit de travailler et habiter à Chinle (il est directeur de l'hôpital) me dit qu'ils vivent avec des aides de l'état, ne travaillent pas, fument et boivent de l'alcool. Ils sont clairement pauvres et les prix dans les rares magasins, éloignés de tout dans cet immense désert, n'arrangent rien (4,5 euros pour 8 portions de la vache qui rit, un "fromage suisse fondant", 7 euros le kilo de tomates industrielles du Mexique). Ils ont perdu une bonne partie de leur culture traditionnelle, ont grossit, mais ont gardé les gênes de leurs ancêtres et la beauté des décors de leur habitat. La bordure nord de la réserve est la bordure nord de l'Arizona et la bordure sud de l'Utah. C'est le parc national de Monument Valley, avec des montagnes rocheuses orange très impressionnantes et qui sont l'image type de l'Amérique du l'Ouest sur les cartes portales. Des décors de rêve dans lesquels j'ai eu la chance pourvoir planter la tente, puis même admirer quelques chutes de neige sur ces formations géologiques remarquables le lendemain matin. Ensuite direction l'Utah, réputé pour être l'un des plus beaux états d'Amérique, si ce n'est le plus beau, et, pour ce que j'ai pu en parcourir jusqu'à présent, il l'est. Après quelques milliers de tours de pédale, j'ai atteint le parc d'état de Goosenecks. Ici la rivière San Juan effectue une splendide double-boucle dans des hautes falaises. Impressionnant. Et moi qui pensais que la boucle du Doubs, à Besançon, était la plus belle du monde...Petite anecdote dans ce parc avec le matin un vieil américain qui m'a abordé en me demandant si je voyageais seul, où j'allais et si j'étais armé. D'habitude je réponds à cette dernière question par l'affirmative mais là, dans la quiétude de cette matinée, j'ai répondu non, puis quelques minutes plus tard il est revenu vers moi juste pour me redemander plus précisément mon chemin...J'ai hésité à signaler cet incident aux rangers mais je n'ai pas voulu envenimer la situation et faire de la provocation. Un peu plus tard sur la route, c'est la musique de "il était une fois dans l'ouest" qui résonnait dans ma tête et je n'étais pas tranquille. Même au XXIème siècle, ça pue encore la mort et les attaques au flingue par ici. Trois jours plus tard je me suis réveillé avec un homme qui braquait un long révolver sur moi. Vêtu d'un chapeau texan il me demandait d'une voix grave de déguerpir car j'avais planté la tente sur sa propriété...Heureusement ce n'était qu'un mauvais rêve, quand au vieil homme du parc de Gooseneck il a probablement juste eu peur pour moi, lui qui avait déjà peur pour lui et qui ne quittait jamais son énorme voiture (surement blindée) et son gros chien. Il ne faut pas oublier que les états-uniens sont dans le fond un peuple de poules mouillées qui se réfugient derrière la religion et les armes à feu pour se rassurer. Leur devise nationale, "In god we trust", est d'ailleurs facilement transposable en "In guns we trust". Par contre ils sont extrêmement sympathiques (plus que les européens) ouverts d'esprit et chaleureux, je trouve. Passé ce parc d'état, j'ai du escalader une véritable falaise avec des pentes à 10% sur une route en gravier pour monter de 350 mètres en altitude en moins de 4 kilomètres. Il a parfois fallu pousser le vélo. Je suis alors arrivé sur le "Cedar Mesa", un plateau à 2000 mètres d'altitude, recouvert de cèdres et parsemé de grottes ou d'habitats millénaires délaissés par les indiens originels, et qui sont accessibles après de longues randonnées. Le plateau est tellement immense et peu exploré que l'on peut en découvrir. J'ai fait un détour vers le parc des ponts naturels, ici la rivière originelle, après avoir initialement formé des boucles, est finalement parvenue à percer la roche, formant des ponts naturels. Chouette. La nuit suivant dans la forêt fut très difficile, j'ai d'abord aperçu des empreintes de plus de 10cm de large près de ma tente...Les ours censés hiberner sont certainement déjà sortir de leur sommeil, doivent avoir très faim, et ce n'est pas le boucan dans les arbres de la forêt et sur ma toile de tente, provoqué par un fort vent qui recouvrait toutes mes affaires et mes poumons d'une poussière ocre, qui allait me permettre de les entendre s'approcher de moi. La fatigue de l'étape aidant, j'ai réussi à m'endormir au milieu de la nuit et lorsque je me suis réveillé le matin, la couverture ocre de la poussière avait laissé la place à une couverture blanche avec un joli manteau neigeux d'une dizaine de centimètres qui recouvrait ma tente, mon vélo resté dehors, et la forêt. J'ai du attendre midi pour qu'il s'arrête de neiger puis j'ai roulé dans de magnifiques paysages de sapins blancs, de montagnes rouges et d'un ciel redevenu bleu. Ensuite c'est le manque d'approvisionnement en nourriture qui a commencé à devenir problématique, puisque que n'ai pas eu accès à des produit frais depuis 7 jours. Les villages sont en effet espacés de plus de 100 kilomètres et ne comptent jamais plus de 300 habitants. J'ai du patienter 5 jours sans prendre de douche, passer deux jours sans fruits et légumes. J'ai aussi du me rationner à 3 poignées par jours mon mélange céréales/noix/fruits secs, pourtant lourd de près de 5 kilos à Las Vegas, tandis que ma réserve de chocolat de 1,5 kg en quittant Las Vegas était épuisée depuis bien longtemps (impossible d'en retrouver depuis, même dans le grand supermarché de Flagstaff). J'ai pu toutefois bénéficier de la très grande gentillesse des personnes rencontrées. Colin m'en a refilé 100g à Chinle et hier des très sympathiques campeurs canadiens m'en ont encore offert 200g, il y a aussi eu à deux reprises des amateurs de cyclotourisme (qui étaient en voiture) qui m'ont offert quelques produits frais et à deux reprises d'autres voyageurs à vélo qui m'ont invité à dormir chez eux quand j'y passerai. La difficulté de ces étapes en plein désert est néanmoins récompensée par la vue de paysages grandioses qui défilent sous mes yeux tous les jours, chaque journée est une magnifique journée, et je continue de vivre un rêve éveillé à chaque jour qui passe. De plus il n'y a quasiment aucun trafic sur l'itinéraire que j'ai choisi (une voiture tout les demi-heures voire toutes les heures) alors c'est extrêmement plaisant. J'ai même remontée une vallée avec un minuscule ruisseau qui a fait mon bonheur (et celui de quelques arbres qui pouvait pousser à 1100 mètres d'altitude alors que normalement ici il ne poussent qu'au dessus de 1600mètres, rendant les paysages encore plus beaux avec des jolis contrastes entre le vert et le rouge) et un magnifique et paisible bivouac. Finalement je suis arrivé dans le petit village de Hanksville où j'ai pu bénéficier du confort du terrain de camping et rédiger cet article avant de continuer toujours plus au nord.

Etape 538. Chinle – Indian Route 59. 64 kms en 5h13 (12,2 km/h). Asc. 400m.
Etape 539. Indian Route 59 – Monument Valley Tribal Park. 39 kms en 3h42 (10,7 km/h). Asc. 300m. (+voiture 30kms)
Etape 540. Monument Valley Tribal Park – Gooseneck State Park. 53 kms en 4h22 (12,1 km/h). Asc. 600m.
Etape 541. Gooseneck State Park – Route 261. 28 kms en 3h29 (7,9 km/h). Asc. 600m.
Etape 542. Route 261 – Naturel Bridges National Monument. 56 kms en 4h10 (13,5 km/h). Asc. 700m.
Etape 543. NBNM – Route 95 . 52 kms en 4h01 (12,9 km/h). Asc. 200m.
Etape 544. Route 95 - Route 95. 50 kms en 3h54 (12,8 km/h). Asc. 500m.
Etape 545. Route 95 - Hanksville. 52 kms en 4h54 (10,7 km/h). Asc. 400m.


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Article du samedi 26 mars 2016 Ă  05h33

Etapes 533-537. Grand Canyon – Chinle (447 kms)

La visite du Grand Canyon fut un grand moment de ce voyage, comme attendu. Ce n'est pas pour rien que l'endroit est l'un des principaux points touristiques de la planète. La faille est la large (15 kilomètres) et profonde (près de 2000 mètres). Et il ne s'agit pas d'une simple vallée avec une rivière qui coule au fond, le fossé d'effondrement contient des montagnes aux formes et couleurs variées à l'intérieur du Canyon et des immenses falaises partout. Le spectacle est grand et on se sent petit, petit dans l'espace mais aussi petit dans le temps : que sont mes 72 années d'espérance de vie à côté des millions d'années nécessaires pour creuser une telle vallée? Le canyon manque de vie, mais les roches colorées du orange au rouge ou violet en passant par le jaune et les couleurs plus classiques, et les formes crées par les montagnes dans la vallée procurent des émotions au moment de visionner et trier/recadrer les nombreuses photos prises en deux jours. On ne rend pas bien compte et on ne réalise pas trop sur le coup, mais, plus tard, quand on regarde les photos à tête reposée, on se dit que, oui, ceci est bien l'un des plus beaux endroits du monde. Passé ce spectacle géant j'ai continué avec Gretchen jusqu'à Cameron où nos chemins ont divergé, je suis allé au sud pour me ravitailler en nourriture à Flagstaff et aller voir le parc national de la forêt pétrifié, forêt fossilisée il y a 200 millions d'années suite à une brusque montée des eaux. Après une longue étape de 161 kilomètres sur l'autoroute I40 avec un vent favorable et un profil descendant je suis arrivé près de l'entrée sud de ce parc puis le jour suivant c'est le vent et les difficultés pour savoir où dormir la nuit suivante qui ont conditionné la journée. Un vent annoncé à 65 km/h du sud et une immense réserve indienne à traverser avec camping sauvage illégal et absence d'arbres ou relief pour se cacher m'ont fait prendre la décision d'aller d'une traite chez Colin de couchsurfing à 200 kilomètres au nord. Concentré sur l'effort à produire pour réaliser 370 kolimètres en deux jours, perturbé par le vent très violent qui venait finalement d'ouest et donc de côté, je n'ai pas pris la peine d'ouvrir la carte du parc ni de faire des aller-retour dans les petites routes du parc, me contentant de la route principale longue de 40kms, qui, pensais-je, allait sillonner dans des forêts pétrifiées. J'ai vu des montagnes splendides mais un peu plus tard j'ai ouvert la carte et me suis rendu compte que j'avais loupé les forêts pétrifiées qui étaient tout au début avec des petits détours depuis la route principale...Dégouté. Ensuite j'ai repris l'autoroute vers l'est dans une formidable tempête à fond la caisse sur la bande d'arrêt d'urgence, jouant à super mario bross pour éviter les innombrables arbustes morts de 30-40cm de haut qui volaient à travers l'autoroute. Plusieurs automobilistes ont signalé ma présence à la patrouille de surveillance qui est ensuite venue me voir pour me demander si tout allait bien mais pas de problème car les cyclistes sont autorisées sur cette portion et le vent n'interdit pas de rouler. J'ai pu continuer jusqu'à ce que la poussière et le sable dans l'air et d'autres objets volants en tous genre ne me fasse faire deux heures de pause dans une station service. J'ai annoncé à Colin que je n'arriverai que le lendemain, puis j'ai quitté l'autoroute pour la route 191 vers le nord. Je pensais rouler avec ce vent violent de côté jusqu'à minuit car le lendemain le vent soufflait du nord, et camper incognito chez les indiens endormis. 30 kilomètres plus loin, à 21 h, Colin qui revenait en voiture de Tucson (au sud) m'a fait la surprise de me doubler et de m'adresser la parole en français pour m'inviter à mettre le vélo dans la voiture... En une seconde la journée avait complétement changé et il m'a conduit chez lui au centre de la réserve indienne.

Etape 533. Grand Canyon – Route 64. 57 kms en 3h43 (15,3 km/h). Asc. 600m.
Etape 534. Route 64- Route 89. 76 kms en 5h08 (14,7 km/h). Asc. 500m.
Etape 535. Route 89- Flagstaff. 40 kms en 3h31 (11,3 km/h). Asc. 600m.
Etape 536. Flagstaff – Route 180 . 161 kms en 8h45 (18,3 km/h). Asc. ?00m.
Etape 537. Route 180 - Chinle. 115 kms en 7h40 (14,9 km/h). Asc. ?00m.


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Article du mercredi 16 mars 2016 Ă  21h55

Etapes 522-532. Las Vegas – Grand Canyon (610 kms)

A Las Vegas j'ai retrouvé mon vélo chez Foster et j'ai donc repris la route d'où je l'avais arrêté l'an passé. Comme Foster habite dans le nord de cette immense ville je me suis donc naturellement dirigé d'abord vers le parc de Red Rocks au nord pour voir des montagnes très colorées sous fond de ciel bleu et devant une végétation basse d'où ressortent de nombreux Joshua trees, arbres/plantes très originaux déjà vu l'an passés. Une étape parfaite pour se remettre dans le bain, dans des décors grandioses. Puis direction le Grand Canyon. J'ai passé le barrage de Hoover (et le grand lac artificiel qui va avec, traversé par la rivière Colorado) qui fourni la majeure partie de l'électricité à Las Vegas. Ensuite la deux fois deux voies est devenue dangereuse et j'ai du rouler sur un bas côté sablonneux avec le vent de face et de long faut plats ascendants : le mental est mis à rude épreuve dès la deuxième étape de l'année, mais avec l'expérience je fais face sans problème et je plante ma tente au bord de la route (comme la veille) après seulement 40 kilomètres. Le lendemain fut tout aussi difficile et en raison d'un manque d'eau et d'un vent trop fort j'ai du faire demi-tour après 15 kilomètres pour aller trouver refuge dans un camping 500 mètres plus bas au bord de la rivière Colorado. Dans cet endroit majestueux où l'érosion a taillé des rochers de manière spectaculaire je suis resté deux nuits. Puis il a fallu remonter et retrouver ce dangereux Highway où j'ai roulé parfois sur l'asphalte mais le plus souvent sur le bas côté non goudronné, jusqu'à ce qu'un automobiliste me demande gentillement d'aller rouler à contre sens de l'autre côté (le bas-côté gauche était goudronné) le tout avec des formules de politesse bien américaines ("quick you ass over there!", "you are an asshole" etc). J'avais bien essayé cette solution deux jours plus tôt mais j'avais rapidement abandonné de peur de prendre une lourde amende. J'ai donc roulé les 60 kilomètres suivants jusqu'à Kingman à contre-sens sur la deux fois deux voies, admirant les nombreux cactus de différents formes et espèces sur fond de montagnes arides. Kingman fut l'occasion de me ravitailler en eau (10 litres sur le vélo en quittant la ville) et d'admirer les vues sur de splendides montagnes en contournant la ville par le nord. Ensuite j'ai retrouvé la route 66 que j'avais déjà emprunté l'an passé. Comme d'autres routes plus directes ont été construites il n'y a quasiment plus de trafic sur la route 66 et c'est donc parfait pour faire du vélo. Par contre c'est vraiment désertique, le sentiment de solitude est un peu frustrant et les endroits pour dormir ne sont pas terribles. J'ai fait 4 nuits de camping sauvage consécutives, d'abord dans une réserve indienne sur un terrain en pente bien caché pour que les indiens ne me voient pas, puis la nuit suivante à 1650 mètres l'altitude avec des chutes de neige pendant la nuit, puis la nuit suivante en bord de route réveillé tout la nuit par les meutes de coyotes qui aboyaient autour de ma tente, puis la nuit suivante, enfin avec de la compagnie avec une sympathique cycliste californienne, mais en rentrant de nuit dans la forêt nous n'avons pas vu que nous avions planté la tente à quelques mètres de la voie ferrée avec le train qui klaxonnait juste à notre hauteur, le genre de klaxon qui s'entend à 2 kilomètres à la ronde...Gretchen a compté 29 train pendant la nuit. Il y en a au moins une centaine qui passe dans chaque sens la journée, chacun chargé d'une centaine de wagons de marchandises. Si le lobby de l'automobile, l'individualisme de la société américaine et longues distances n'ont jamais permis le développement du train comme moyen de transport en Amérique du Nord, cela reste toujours une solution économique très rentable pour le transport des marchandises et c'est à se demander pourquoi c'est si marginal en Europe. Nous avons dormi à 2100 mètres d'altitude, c'est l'endroit le plus haut de mon voyage avec le vélo chargé et aussi l'endroit le plus élevé pour dormi. Le lendemain, nous avons partagé un emplacement dans un terrain de camping à 10 kilomètres au sud du grand canyon...Après 5 jours sans prendre de douche, la douche fut très appréciée! Nouveau record de froid le matin au réveil avec -8°C à 2000 mètres d'altitude, mais, bien équipé, j'ai bien dormi. Enfin nous sommes arrivés au Grand Canyon le jour suivant et bien que nous l'ayons encore peu parcouru, l'endroit ne déçoit pas et est à la hauteur de sa réputation mondiale. Je suis rassuré de ne plus avoir de problèmes avec le mollet, car j'avais encore mal le 29 février en partant. J'ai à la fois changé la selle pour la selle en gel d'origine parfaitement équilibrée, l'ai baissé et ai banni les sandales au profit des chaussures, donc le problème venait de l'un de ces trois facteurs mais je ne suis pas trop pressé de chercher à savoir lequel. Par contre j'ai eu quelques petits soucis mécaniques avec une chambre à air HS puis une crevaison irréparable car je me suis aperçu que mon tube de colle à rustine était complétement vide. J'ai fais une réparation de fortune avec un chute de l'autocollant de vélo et j'ai fais marche arrière jusqu'au village indien de Peach Spring, non pas que je pensais que les indiens pourraient me dépanner en colle à rustine mais je ne pouvais pas continuer comme cela. Et miracle, dans leur petit supermarché très américanisé j'ai trouvé un tube de solvant qui a fait l'affaire et j'ai pu continuer la route.

Etape 522. Las Vegas – Highway 93. 96 kms en 5h45 (16,7 km/h). Asc. ?m.
Etape 523. Highway 93 - Highway 93- 40 kms en 4h02 (9,8 km/h). Asc. 600m.
Etape 524. Highway 93– Willow beach Campground 41 kms en 2h28 (16,5 km/h). Asc. 100m.
Etape 525. Willow beach Campground – Highway 93 .48 kms en 4h40 (10,4 km/h). Asc. 700m.
Etape 526. Highway 93 – Kingman. 57 kms en 4h20 (13,1 km/h). Asc. 500m.
Etape 527. Kingman – Route 66. 50 kms en 4h03 (12,3 km/h). Asc. 300m. Max 27,7 km/h
Etape 528. Route 66 - Route 66. 50 kms en 4h55 (10,1 km/h). Asc. 800m.
Etape 529. Route 66 - Route 66. 63 kms en 4h05 (15,4 km/h). Asc. 300m.
Etape 530. Route 66 – Williams 59 kms en 5h26 (10,9 km/h). Asc. 800m.
Etape 531. Williams - Tusayan 86 kms en 5h02 (17,0 km/h). Asc. 500m.
Etape 532. Tusayan – Grand Cayon Village. 22 kms en 1h48 (12,0 km/h). Asc. 300m.


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Article du mercredi 2 mars 2016 Ă  14h25

De retour Ă  Las Vegas

(English below)
Je suis de retour à Las Vegas, après trois bons mois de pause où j'ai laissé les jambes au repos complet pour soigner une mauvaise douleur au mollet droit, cela semble mieux aller à présent mais je vais attaquer tout doucement. Je suis impatient de retrouver la route et ce mode de vie nomade et d'aventures. Je partage quelques photos et une vidéo du vol Copenhague – Las Vegas avec survol de L'Islande et du Groenland.

English
I am back to Vegas and very excited to be soon and the road and go on this long journey. I will try to write my blog (a little bit) in english, using simple words and writing with some errors in english (sorry for that), so everyone in the world can follow me.





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Article du mardi 24 novembre 2015 Ă  02h27

Interview in english

Today I have received an email from a German cyclist met in California. He asked me to answer to an interview for his travel blog. It was a pleasure to answer to him and I have decided to post the interview on my blog because I never write my blog in english...I hope you will find it interesting, and, in advance, sorry for the errors in english.


When did you start your journey, and what was the initial intention?
I started january 2013. I wanted to cycle all Europe during 2 or 3 years. I did shortest tour in the past (a Tour de France of 3 months), and that is something I trully enjoy.

At what point did you decide to make this a longer term project to travel the world?
After 18 months I was in Iceland. The price was the same to go to the UK or to go to Canada. Canada was better because it was exciting to go to Quebec (french speaking people), see New-York, and have good weather for the end of the year in Florida. After a change of continent I had to change the name of my tour (which was first 'Europe Tour'), so I changed it to 'World Tour'.

What were the most important things to take with you?
My bike! lol. My little computer is important for many reasons.

What did you miss most?
The good french food! (cheese, pastries, bred, french cooking,...)

What about your emotions on the way? Happiness, loneliness, freedom, exhaustion?
I live my dream, the emotions are positive every day :-)
I never feel lonely because I meet lots of people every day. If one day I start to feel lonely I will go to meet people and it is very easy to do because people are respectful, curious and impressed when they see me and my bike.
Travelling by myself on a bike gives me a huge felling of freedom and makes me happy.

How did you earn money while travelling?
By renting my appartment in my city, with adverstisement on a popular free math website (Google Ads) and by working during the winters.

Were there any major mechanicals or accidents? (you mentioned a car touching you when it overtook you at some point, right?)
Lot of mechanichals problems the first year because I had not a good bike, it was a racing bike with a trailer and it was too heavy for the bike.
I had two accidents, the first in Lubeck, Germany, because of me. I was watching my GPS when a traffic light turned to red...The car in front of me has suddently stoped and i have crash on the car...My fork was completly broken (I join the photo). I had to wait one week at LĂĽbeck to wait for a new fork. Thankfully no serious injury on me, just pain on a finger during a few days.
The second one was in Georgia, USA. Narrow road, no space to pass, and an idiot driver who was driving too fast touched me...I didn't fall but that was strong enough to break my table (which was on my big bag) and the rear-view mirror of the car. I was shoked.

What were some of the most memorable (both good and bad)
experiences on the way, in terms of nature but also people you met?

In term of nature it is mostly in North America : I saw a bear, an alligator, lot of vultures, pelicans...An eagle. In Europe I saw beautiful mountains in Canary Islands, Norway and Iceland. The most memorable people for me are the people who have health problems (one was slowly becoming blind, another one had recently survived to an hearth attack) but of course people who gave me an increddible hospitality are also very special and i will never forget them. For the bad side, i had two weeks of heavy rain in northen Spain, one week of horrible storms/tornados/flooding in Texas, seven weeks without sun in Iceland...I have not meet very bad people yet.

Did you at some point think 'this is crazy' or I can't do it; if so, how did you overcome this?
No because if something is very difficult I can just stop, sleep at the place where I am, and go on the folowing day. It is always possible to slow down. I always carry a lot of food. People think that travelling by bike is difficult, but i find it easy because it is freedom : I never have a certain place to reach at a certain time.

What would you recommend other potential world travellers planning to do a similar journey?
Be safe, have at least always one yellow safety jacket on you or on your bike/panier. Have strong ligths. Stop to let the cars go first if the road is narrow. Use cycle lanes as much as possible. I often ear stories about traveling cyclist killed on the road and that it always very sad. Take a lot of staff to be cumfortable, the weight on the bike will not affect your body, just makes you going a little bit slower, but if you travel by bike, you should have time...And having a huge tent, a chair, lot of clothes, a large choice of good food is so enjoyable after a cycling day! You also can carry a bottle of wine!



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