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23/06/2021 : Saint Claude, France.

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Article du Jeudi 25 avril 2013

08h14 - Etapes 55-59. Bordeaux - Vichy (478 kms)

Cette partie de mon tour d'Europe est très plaisante. Traverser la France en ligne droite sur la diagonale sud-ouest/nord-est n'était pas le choix d'itinéraire le plus simple mais il est le plus calme et le plus agréable. Je pédale dans la France profonde, la douce France avec sa campagne, ses routes départementales, ses boulangeries et sa gastronomie qui change pratiquement à chaque département, c'est à dire à chaque jour pour moi. Après la cure de Cannelés lors des deux jours à Bordeaux, j'ai fais une cure de foie gras dans le Périgord (avec de la confiture de pommes et un verre de Monbazillac, nature, ou avec un verre de Sauternes...) et maintenant ce sont encore d'autres bonnes choses en Corrèze et en Auvergne. Le ciel nocturne est d'une grand pureté ici et la voie lactée s'y détache très nettement, un autre régal pour moi qui ai toujours été un grand amateur d'astronomie. Il y brille une étoile différente des autres depuis que ma maman nous a quitté il y a tout juste 3 ans, le 20 avril 2010. J'ai dormi deux nuits à Plazac chez une très bonne amie à elle, une halte très reposante et je suis reparti le dimanche après-midi avec de nouveaux bons souvenirs, deux gros pots de miel maison, un gâteaux aux noix (une spécialité locale), un vêtement d'apiculteur pour affronter les redoutables moustiques scandinaves, et le ventre plein de bonnes choses après avoir mangé des repas de fête pendant deux jours. Direction le massif central, ses immenses forêts et ses routes difficiles, deux jours de montagne avec des cols à plus de 1000 mètres et des jolies vues sur la chaîne des Puys. Je suis arrivé difficilement hier soir à Vichy, moi ça va mais le vélo beaucoup moins, beaucoup de problèmes, il aura du mal à finir cette première partie jusqu'à Besançon. Je suis hébergé chez Julien et Magali, mardi soir j'ai été hébergé chez une famille qui rentrait tout juste d'un périple de 8 mois de vélo en Afrique avec 3 enfants, la maman m'a trouvé le soir au bord de la route et m'a proposé de dormir dans leur maison, elle était dans la confiture d'ananas ils avaient encore la tête en Afrique c'était très spécial, une belle rencontre puis hier matin je suis allé dire bonjour un peu plus loin à la famille qui devait initialement m'héberger, je me suis fait peur aux échecs contre un enfant de 7 ans et demi certes inscrit dans un club d'échecs mais bon...Sachant qu'à Bordeaux j'ai été hégergé deux nuits chez Camille et Marc qui ont fait un tour du monde à vélo, qu'à Bergerac j'ai été hébergé chez Julie et ses parents (Julie a fait un tour de France en même temps que moi avec une amie), et qu'à Objat j'ai dormi chez l'ami d'un ami il y a beaucoup de monde pour m'accueillir le long de la route, les gens sont généreux et cela fait toujours des bonnes rencontres. A noter quelques noms de communes sur ma route ou à proximité, je suis passé près de Salleboeuf un gros village sur la 54ème étape avec un peu plus loin une grosse banderole "non au projet de décharge à Salleboeuf", je suis passé aussi près de Daudevie, un village que j'imagine joyeux et j'ai traversé la ville de Malemort après Brive, une traversée de jour sans problèmes, mais de nuit ça doit faire peur. Maintenant retour en Franche-Comté pour du repos, j'en ai besoin et le vélo aussi.

Etape 54. Bordeaux – Bergerac. 93 kms en 5h52 (19,2 km/h). Asc 600m. 
Etape 55. Bergerac – Plazac. 71 kms en 4h33 (15,6, km/h). Asc 600m. 
Etape 56. Plazac – Objat. 68 kms en 3h41 (18,5 km/h). Asc 200m. 
Etape 57. Objat – Maussac. 91kms en 4h39 (19,5 km/h). Asc 1000m. 
Etape 58. Maussac – Massagettes. 84kms en 5h02 (16,6 km/h). Asc 1200m. 
Etape 58. Massagettes – Vichy. 85kms en 4h57 (17,2 km/h). Asc 700m. 

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Article du Mercredi 17 avril 2013

13h04 - Etapes 48-53. Santander- Bordeaux (530 kms)

Après Santander nous avons continué le long de la difficile côte nord espagnole. Super visite de Bilbao de nuit, ville que j'ai beaucoup aimé, après une arrivée dans l'agglomération par une impressionnante piste cyclables qui enjambait routes, autoroutes et zones industrielles sur de magnifiques et longs ponts cyclistes. On aime le vélo dans le pays basque espagnol. On l'aime beaucoup. Pas le vélo pour aller au travail ou faire ses course, mais bien le cyclisme comme sport. Ce sont les terres d'Orbéa (la marque de mon vélo) et de nombreux champions cyclistes espagnols. Ce sport est tellement populaire ici que les routes principales sont limitées en vitesse les jours de vélo (il y a deux limitations de vitesses sur les routes, une pour la semaine, une pour le week-end) tandis que d'autres routes sont carrément réservées au cyclistes le week-end qui forment régulièrement des petits pelotons. On s'est fait offrir deux maillots orange de l'Euskaltel, l'équipe professionnelle locale, et nous avons roulé avec le maillot sur la 49ème étape et d'autres. Le soleil fut de retour à l'occasion de la 50ème étape, accompagné d'une agréable chaleur (jusqu'à 28 degrés) qui nous a permis de rouler deux jours torse nu, ce qui est agréable et évite le bronzage trop bicolore propre aux cyclistes. Traversée de San Sébastien avec beaucoup de jolis bâtiments et une immense cathédrale, ville très plaisante. Retour en France samedi, avec pour avantages de pouvoir mieux communiquer avec les gens et surtout de pouvoir remanger des bonnes choses et des véritables desserts (à part des flans, des yahourts, ou encore des flans et toujours des flans ils ne connaissent rien d'autre en Espagne). Nous avons fait une cure de millefeuilles, croissants, pains au chocolat et autres depuis samedi. Il faut se rattraper et faire le plein de bonnes choses tant que je suis en France. En Espagne il est possible de manger correctement mais il faut vraiment connaitre les bonnes personnes qui nous amènent aux bons endroits, dans l'ensemble ce ne sont que des produits industriels d'une qualité largement inférieure à ce que l'on trouve dans les magasins français les moins chers. L'absence de véritables jus de fruits fut difficile pour moi, on n'en trouvait que dans les magasins carrefour alors parfois j'en achetais 4 litres pour en avoir pour les 4 jours suivants. Enfin je passe les détails de toute l'alimentation espagnole, nous avons donc remonté ensuite la côte Altantique française jusqu'à la dune en Pyla en empruntant l'Eurovélo 1 dans la forêt des landes, piste recouverte de pollen vert à cette saison (nous en avions plein partout) et bordée tout le long de magnifique arbustes en fleurs. J'ai roulé sur une portion de 150 kilomètres environ sur les routes de mon tour de France, c'est toujours très particulier d'emprunter les routes de mes précédents voyages en vélo avec des souvenirs qui resurgissent ici ou là. Enfin donc la Dune du Pyla lundi soir et jusqu'à mardi après-midi. Ce fut l'un des endroits que j'ai préféré lors mon tour de France, au même titre que le Pont du Gard, la grotte des demoiselles ou encore la cathédrale de Reims. Depuis le sommet de la dune j'ai pu contempler l'Europe à l'est, et imaginer à ma droite, loin, très loin déjà, Tarifa et le détroit de Gibraltar, et à ma gauche loin, très loin aussi, encore plus loin, la Norvège et le Cap Nord. Puis nous avons replongé de l'autre côté de la dune et nous nous sommes rendus à Bordeaux où nous prenons une journée de repos ce mercredi pour visiter la ville et préparer la suite du parcours. Maintenant nos routes se séparent. Alain se dirige vers la région Poitou-Charentes et moi vers la Franche-Comté. Ce fut une super expérience de rouler avec lui, avec un bilan largement positif de part et d'autre.

Etape 48. Santander – Lamiako. 101 kms en 6h15 (16,1 km/h). Asc 1300m.
Etape 49. Lamiako – Zarautz. 104 kms en 6h12 (16,8, km/h). Asc 1000m.
Etape 50. Zarautz – Anglet. 83 kms en 5h11 (16,1 km/h). Asc 1000m.
Etape 51. Anglet – Contis Les Bains. 91kms en 4h39 (19,5 km/h). Asc 300m.
Etape 52. Contis Les Bains – Pyla/Mer. 84kms en 5h02 (16,6 km/h). Asc 300m.
Etape 53. Pyla/Mer – Bordeaux. 67kms en 3h31 (19,0 km/h). Asc 100m.

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Article du Mercredi 10 avril 2013

13h06 - Etapes 41-47. St Jacques de Compostelle- Santander (576 kms)

Dur, dur dur, très dur...Cette portion du tour d'Europe n'a rien d'une partie de plaisir, les montées se succèdent aux descentes qui se succèdent aux montées qui se succèdent aux descentes et ainsi de suite sur des centaines de kilomètres. Le corps et le vélo sont mis à rude épreuve. Avec la pluie cela fait une bonne préparation pour la Norvège. 2 rayons cassés, une roue voilée, une crevaison, des jambes dures comme du bois, un léger claquage et des genoux en compote pour moi et mon vélo, un simple rayon et un câble de vitesse cassé pour Alain, beaucoup plus alaise que moi sur le vélo à l'arrivée à Santander. Absence de remorque, pédales automatiques, jambes plus musclées...Ou tout simplement les 9 années de différence d'âge qui m'ont fait récupérer moins vite les difficiles étapes à répétition depuis 7 jours. A part ça tout va bien nous avons traversé la Galice, région sans grand intérêt avec toutefois une visite sympa de La Corogne avec notre hôte de Warmshower, puis la traversée des Asturies avec des jolies maisonnettes sur pilotis. Je n'ai pas compris pourquoi ils se donnaient tout ce mal à bâtir ces maisons en hauteur mais c'était joli. Dans cette région ils aiment le cidre (bien moins bon qu'en France, à la limite de l'imbuvable) et ils sont une tradition pour le moins originale : ils versent le cidre dans les verres depuis une hauteur de 1m – 1m50. Naturellement ils ne visent pas toujours bien le verre en dessous alors ils en mettent partout. Ils ont donc prévu autour des bars des grilles au sol pour l'évacuation du cidre perdu. Quand on entre dans une cidrerie (nom local des bars), le nez est pris par les fortes odeurs du cidre perdu. Nous avons acheté une bouteille à 3 euros, et comme la serveuse n'était pas très expérimentée, nous n'avons eu que 2 fonds de verre chacun. Après avoir vu cela je comprends mieux pourquoi ils bâtissent leur maisons en hauteur ici : ils doivent être fous dans cette région. Enfin arrivée hier en Cantabrie, on se rapproche de la France, on devrait normalement passer la frontière dimanche.

Etape 41. Saint Jacques de Compostelle – La Corogne. 55 kms en 2h53 (18,9 km/h). Asc 800m.
Etape 42. La Corogne – Guitiriz. 74 kms en 5h00. (14,7 km/h). Asc 1100m.
Etape 43. Guitiriz – Ribadeo. 96 kms en 5h56 (16,2 km/h). Asc 1100m.
Etape 44. Ribadeo - Soto de Luina. 96 kms en 6h04. (15,8 km/h). Asc 1100m.
Etape 45. Soto de Luina - Villaviciosa. 90 kms en 5h57. (15,1 km/h). Asc 1200m.
Etape 46. Villaviciosa – Andrin.75 kms en 5h15. (14,3 km/h). Asc 900m.
Etape 47. Andrin - Santander. 90 kms en 5h55. (15,2 km/h). Asc 1300m.


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Article du Jeudi 4 avril 2013

00h05 - Bien reparti de Santiago

La réflexion a été longue et difficile pour choisir l'itinéraire pour rentrer en France, par la côte nord ou par le chemin de Compostelle. Etude du dénivellé, des kilomètres, des températures, des vents, des possibilités d'hébergement, de l'intérêt général...Ce fut très compliqué et incertain. Je pensais initialement prendre la côte nord mais après avoir mesuré les dénivelés approximatifs (6500 sur la côte contre 3500 en passant par un plateau en altitude) et l'opportunité de revenir plus tard en Espagne, j'ai changé d'avis pour le chemin de Santiago. Alain, qui, quand à lui avait initialement prévu le chemin de Santiago, a changé d'avis pour la côte nord à cause de l'attrait et de la beauté des paysages. Finalement j'ai de nouveau changé d'avis et après des dernières hésitations de sa part nous avons opté pour le chemin nord avec une voie de secours entre Gijon et Léon pour retourner sur le plateau si nous sommes trop fatigués.

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Article du Mardi 2 avril 2013

13h32 - Etapes 38-40. Porto – Saint Jacques de Compostelle (244 kms)

J'ai déjà quitté le Portugal alors que j'ai l'impression que je viens d'y entrer. C'est un petit pays. Et je suis déjà à 42 degrés de latitude alors que Tarifa était à 36. Je monte vite. Le détroit de Gibraltar est déjà loin! Ce furent des jolies étapes ces jours-ci le long de l'océan avec parfois des grosses vagues qui viennent du large s'exploser contre les rochers, et de jolies églises et édifices religieux tout au long du chemin portugais de Compostelle que j'ai parfois emprunté. Le tout sous un climat océanique très humide et doux. L'image (non prise en photo) de la route de la pointe de Tarifa avec l'océan très agité à droite et la mer calme à gauche était vraiment révélatrice du climat sur la péninsule ibérique : j'aurai lors de mon tour de l'Espagne et du Portugal eu du soleil non stop tout au long de la côte méditerranéenne et de la grisaille associée à un fort taux d'humidité le long de la remontée océanique. Dimanche j'ai changé de fuseau horaire et avec le passage à l'heure d'été je me suis pris un décalage horaire de 2 heures, passant de GMT à GMT+2 le même jour. Un peu dur car je ne vis pas qu'avec le soleil et j'avais un rythme naturel qui allait bien, mais l'avantage c'est que le soleil qui se couchait à 19 heures à Porto se couche désormais à 21 heures à Santiago : je suis maintenant assuré de finir toutes mes étapes de jour et de ne plus avoir à faire la course contre le soleil en fins de journées. J'aime bien transporter des bons produits régionaux sur ce voyage et alors que le pot de miel de montagne de Ténérife était épuisé, c'est désormais un stock de petites bouteilles de Porto que j'emmène avec moi. Vendues entre 1 euro et 1 euro 50 dans un magasin du centre de Porto (et jusqu'à 2 euros pour du 20 ans d'âge) j'en ai acheté 10 mais il n'en reste déjà plus que 8. Je vais les boire le soir avec mon ami italien Alain Rimondi également parti en janvier pour un tour d'Europe en vélo. Nous nous sommes déjà croisés à Valence et Séville, nous n'avons pas roulé ensemble entre Séville et Compostelle car je souhaitais passer le Portugal et lui par l'Espagne mais désormais nous ne devrions plus nous quitter jusqu'à Bordeaux. Un mot sur le chemin de Compostelle, il s'agit d'un haut lieu de pèlerinage chrétien (l'un des 3 principaux avec ceux de Rome et de Jérusalem), la cathédrale étant liée à la mémoire d'un apôtre qui aurait croyait-on été enterré ici. Très populaire au moyen âge, ce pèlerinage a été un peu délaissé au XIXème siècle mais connait maintenant un fort regain de popularité en raison d'un programme européen de valorisation du patrimoine. J'ai souvent entendu parler de ce chemin lors de mes voyages et depuis Porto j'ai vu de nombreux pèlerins.

Etape 38. Porto – Viana Do Castelo. 70 kms en 3h41 (19,1 km/h). Asc 400m.
Etape 39. Viana Do Castelo – Vigo. 81 kms en 4h03 (20,1 km/h). Asc 600m.
Etape 40. Vigo – Saint Jacques de Compostelle. 93 kms en 5h57. (15,6 km/h). Asc 1200m.

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