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Article du Mercredi 6 mars 2013

00h13 - Manger et dormir

Manger et dormir sont des préoccupations quotidiennes. Beaucoup de gens mangent dans des cantines, des self-services, dorment chez eux et ne se posent pas au jour le jour les questions d'alimentation et logement. Mon nouveau mode de vie m'impose de me poser chaque jour ces questions. Ou vais-je dormir et que vais-je manger demain? Questions essentielles! Pour vivre mieux, garder la forme, ne jamais avoir à payer des hôtels ou dormir dehors quand la météo ou l'endroit ne s'y prêtent pas, pour ne jamais sauter de repas ou grignoter à la place des repas, et ne pas manquer à long terme de telles à ou telle vitamine ou minérau, je dois réfléchir à ces questions et c'est cette réflexion minutieuse que j'ai mené depuis mon arrivée sur les îles Canaries en tentant d'organiser au mieux mes façons de dormir et de manger pour les mois à venir. Pour dormir j'ai édité un fichier informatique dans lequel j'ai recensé 450 endroits idéaux pour dormir le long d'un ligne de 13000 kilomètres (soit un point tous les 29 kilomètres en moyenne) avec pour chacun d'eux le type d'hébergement (camping, réseaux couchsurfing/warmshower, auberge de jeunesses), le nom de la ville, le kilométrage, d'éventuelles remarques et l'url correspondante. C'était long à réaliser mais cela me permettra de gagner du temps tous les soirs afin de mieux profiter de mon voyage et des endroits où je vais arriver. Pour la nourriture c'est plus compliqué. Je dois d'abord éviter de manger dans des restaurants car on ne connait pas toujours la provenance, la qualité et la fraîcheur des produits -rarement frais-, ce n'est pas toujours facile de garer mon vélo et sa remorque, et des restaurants il n'y en a pas partout, et pas toujours quand j'ai faim et besoin d'un bon repas. Alors je dois être indépendant et avoir toujours de la bonne nourriture sur moi avec des menus variés et équilibrés. J'ai lu tous les article wikipédia sur les différentes vitamines et m'intéresse à la diététique pour pouvoir manger correctement, mais cela va prendre du temps et il faudra encore faire des tests avant d'aboutir à une façon de manger qui tienne la route et me permette de la tenir dans de bonnes conditions.

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Article du Samedi 2 mars 2013

18h22 - Trans Grand Canaria

Aujourd'hui passait par Artenara, village où je dors depuis 5 jours, la "Trans Grand Canaria", course à pied extrême de 126 kilomètres (triple marathon) dans les montagnes, avec aussi des parcours intermédiaires (double marathon, marathon et semi marathon). J'ai pris part à l'organisation de cette course en suivant sur une portion de 10 kilomètres avec un camarade finlandais le dernier concurrent de la course des 84 kilomètres (une dame, puis un allemand de 70 ans), notre rôle étant de clôturer la course et de prévenir les organisateurs en cas d'abandon ou de problème plus grave. C'était chouette de pouvoir participer à cet évènement car j'aime la course à pied longue distance que j'ai pratiqué par le passé – 4 marathons - et les concurrents avaient tous des chouettes équipements sophistiqués, multicolores avec gourdes, bandanas, sacs kamelbacks ou autres objets et des piquets de randonnée accrochés autour de la ceinture ou sur un sac à dos. Du sport extrême comme en on voit peut souvent, et beaucoup d'encouragements pour ces sportifs qui avaient bien du mérite. Ce type de course dans la nature gagne en popularité : 2500 personnes étaient au départ de l'épreuve toutes distances confondues (la course la plus longue débutait à minuit la nuit dernière pour se terminer vers minuit la nuit prochaine) contre 1000 participants l'an passé. J'ai été ravi de pouvoir aider par hasard (ça s'est décidé la veille au soir) et il est certain qu'il est beaucoup plus intéressant pour moi de m'investir ponctuellement dans l'organisation d'un évènement de ce type plutôt que d'avoir à régler les problèmes de disponibilités d'un gymnase, d'indisponibilités d'un prof, de gestion des paiements et non paiements dudit prof et autres problèmes à l'attention d'une poignée de grosses c@@@@@@@ dans un village de mon pays d'origine. Ici tout va bien je continue de faire de la randonnée et l'ambiance est bonne enfant dans la petite auberge de jeunesse 8 places nichée dans le sous-sol d'un cratère d'un ancien volcan, où un grand nombre de nationalités (France, Belgique, Suède, Finlande, Italie, Angleterre) se côtoient et vivent en harmonie dans la paix la joie et la bonne humeur.

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Article du Mardi 26 février 2013

20h04 - Etape 21. Vallée de Guerra - Artenara (64 kms)

Quelle magnifique journée encore ce lundi! Si le paradis c'est le ciel bleu, l'eau, la nature resplendissante et des décors exotiques et sauvages, alors j'ai passé une nouvelle journée au paradis aujourd'hui. Surtout en fin de journée, au dessus de 1000 mètres d'altitude car la nature est préservée et je pédale dans des décors étonnants sous le chant de nombreux oiseaux et au milieu des troupeaux de moutons et autres papillons. Cette étape était une transition entre les deux seules îles de l'archipel sur lesquelles je vais séjourner durant mon périple : après avoir changé d'endroit tous les soirs depuis un mois, j'ai besoin de me poser un peu et je ne bouge donc plus trop. Après une semaine à l'auberge "lagarto backpackers" j'ai rejoins l'auberge "El-Warung-Cave-Hostel", habitation troglodytique avec seulement deux chambres de 4 lits taillées dans la roche et une vue imprenable sur la superbe chaîne de montagnes des alentours. Tout se mérite, et on n'arrive pas là par hasard. Il a fallu monter encore. Après les 25 premiers kilomètres où j'ai du grimper à 600 mètres d'altitude avant de redescendre sur Santa Cruz de Ténérife, j'ai fais une heure de ferry et je suis reparti de zéro pour monter à 1500 mètres sur l'île voisine de Grand Canaria, avant de redescendre un peu vers le joli village de montagne d' Artenara. J'avais beaucoup d'appréhension pour cette nouvelle montée, avec seulement un jour de repos depuis la grosse étape du Teide, journée de repos où je n'ai quasiment pas mangé (on mange très mal en Espagne) et je partais chargé avec mes sacoches et sac à dos pleins au maximum de leurs capacités (remorque laissée sur l'île de Ténérife). Je suis content et surpris de ma condition physique car j'ai pu gravir ces 1500 mètres quasiment non stop. Après 19 étapes d'échauffement et deux grosses étapes de montagne, on peut dire désormais que je suis prêt pour ce tour d'Europe. Aujourd'hui mardi chouette randonnée dans l'intérieur du cratère du volcan local avec de sympathiques français en vacances par ici.

Etape 21. Vallée de Guerra - Artenara. 64 kms en 5h08 (12,5 km/h). Asc. 2200m.

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Article du Dimanche 24 février 2013

10h31 - Etape 20. Le Teide (140 kms)

J'ai repris un peu la route hier pour aller m'aventurer sur l'ile de Tenerife depuis une chouette auberge de jeunesse près de Tejina au bord de l'océan jusqu'au bas du téléphérique du Teide à 2300 mètres d'altitude, en laissant la plupart de mes affaires à l'auberge. Le Teide est un volcan qui culmine à 3715 mètres au dessus du niveau de la mer, ce qui en fait le plus haut sommet d'Espagne, et, comme le plancher océanique aux alentours est à 3600m de profondeur, cela en fait une montagne de 7300 mètres de haut. Belle montagne! Belle oeuvre de la nature, belle à voir, belle à grimper. Une montée de 53 kilomètres de long puis d'autres montées et descentes jusqu'au parking du téléphérique 17 kilomètres plus loin. Après être passé au dessus des nuages à 1700 mètres d'altitude j'ai découvert des paysages exceptionnels avec une jolie mer de nuages en dessous de moi, le ciel bleu, et parfois une vue sur le volcan ou sur des formations rocheuses étonnantes. Je ne pense pas avoir vu d'aussi beaux paysages dans ma vie. Ca joue dans la cour de la Norvège et je crois que ça gagne. Magnifique journée. Cette montée était un un test pour une deuxième montée prévue début mars où je vais pouvoir cette fois aller marcher jusqu'au cratère : cela se fait avec un guide, il y a un nombre de places limité et il n'y avait pas de place disponible avant le 6 mars. Je voulais tester avec cette première montée si j'avais les capacités physiques pour faire de la randonnée en haute montagne après une longue montée en vélo, mes capacités à faire des efforts dans un air pauvre en oxygène, et savoir si mes vêtements légers (pas de pull, ni d'anorak) étaient compatibles avec la météo à 3500 mètres d'altitude. Je n'ai pas pu prendre le téléphérique pour monter à 3500 car je suis arrivé après la dernière montée mais de sympathiques français qui passaient par là m'ont raconté et ça devrait le faire pour le 6 mars. Il est même possible que je ne prenne pas le téléphérique et que je monte par un sentier de randonnée qui débute 2300m. avec une possible nuit en refuge à 3200m. A suivre...Je suis redescendu le soir essentiellement de nuit avec ma petite lumière qui commençait à faiblir et heureusement la lune qui m'a aidé à éclairer la route. Parti de l'auberge à 10h du matin, j'ai terminé l'étape à 23h30. 

Etape 20. Aller retour vallée de Guerra – Téléphérique Teide. 140 kms en 9h+-10min (15,6km/h). Asc 3600m.

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Article du Vendredi 15 février 2013

00h22 - Etapes 15-19. Linares-Cadiz (383 km)

Ca est me voila tout au sud de l'Espagne, et tout au sud de l'Europe continentale du même coup. J'ai fini fatigué ces dernières étapes car il n'y a qu'un bateau tous les mardis pour les îles Canaries et je ne voulais pas attendre 5 ou 6 jours à Cadiz pour le prochain. Si je devais résumer l'Espagne et l'Andalousie en deux mots ce seraient oranges et olives. Les oranges sont partout : dans les champs bien sûr, mais aussi dans les villes, les villages, sur les places, sur les trottoirs, et même devant l'entrée du magasin Carrefour où ils en vendent! Mais ce sont souvent des oranges amères difficilement mangeables utilisées à des fins purement décoratives. Et puis des oliviers, et des plantations d'oliviers qui recouvrent parfois 95% du territoire sur des dizaines de kilomètres, tapissant les collines en rangées régulières dont l'espacement a été calculé pour que le tracteur puisse y passer avec sa remorque et sa citerne pleine de pesticides et autres produits chimiques qu'ils pulvérisent dans des grands nuages de fumée. Il y a différents nuages de fumée dans les collines suivant l'endroit où se trouvent les tracteurs. Mais l'Espagne c'est aussi et surtout le soleil (je n'ai eu que du soleil lors de ma traversée du pays) et un rythme de vie différent, on vit plus tard, surtout l'après-midi où les commerces n'ouvrent généralement qu'à 16h, et on peut manger à n'importe quelle heure des "tapas", sortes de petits plats, dans les nombreux bars des villes et villages (très peu de restaurants), souvent acccompagnés de "cerveza" (bierre). A noter la présence de "paneterias" (boulangeries) ce qui est appréciable vu que ce n'est pas toujours le cas à l'étranger, mais le choix en pains et pâtisseries n'a rien de comparable avec celui des boulangeries françaises, référence internationale en la matière. Rien à signaler sur les espagnols, il y a en des bons et des moins bons qui me doublent souvent sans même me dire bonjour. C'est moins chaleureux que l'Italie par exemple. J'ai fais étape à Séville, 4ème ville espagnole en population, mais comme à Barcelone ou à Valence, je n'ai fait que la traverser. J'ai longé un bidonville assez surprenant et choquant pour un pays industrialisé voisin de la France, puis suis allé dormir chez Marc et Mallorie, jeune couple belge qui s'est installé ici il y a 5 ans. Ils s'y plaisent donc cette ville doit être sympa à vivre. Enfin ultimes étapes vers la mer, ou plutôt l'océan car je suis situé juste à l'ouest du détroit de Gibraltar. J'ai encore vu de nombreux lapins détaler dans les champs mais aussi des cigognes voler dans le ciel, et n'ai pas fais de mauvaises rencontres avec le taureau sauvage qui semble être un animal plus symbolique que réel, il faut dire que les espaces naturels se font rare pour lui : comme dans beaucoup de grand pays Européens le territoire est recouvert par l'agriculture et la nature a du mal à trouver sa place. J'ai finalement traversé la baie de Cadiz dans un petit bateau avant de monter dans un Ferry pour partir au large de l'Afrique.

Etape 15. Linares-Bujalence. 87 kms en 6h24 (13,6 km/h). Asc. 1000m.
Etape 16. Bujalence-Palma del Rio. 97 kms en 5h36 (17,4 kms/h). Asc 400m.
Etape 17. Palma del Rio-Seville. 87 kms en 5h20 (16,3 kms/h). Asc 200m.
Etape 18. Séville-Jerez de la Frontera. 102 kms en 6h28 (15,8 kms/h). Asc 600m.
Etape 19. Jerez de la Frontera-Cadiz. 10 kms en 0h34 (16,4 kms/h). Asc 100m.


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