Où suis-je?
23/06/2021 : Saint Claude, France.

Derniers commentaires
>>   Par gérard Martinez, le 19/07
       Salut Florent. Je me disais...
>>   Par Florent, le 16/07
       Bonjour Laurent...Pas encore...
>>   Par Gérard Martinez, le 11/06
       Bonjour Florent....
>>   Par Laurent Souchet, le 11/06
       Bientôt prêt pour...
>>   Par Florent, le 09/04
       Bonjour Gérard, oui...


Catégories :
>>Tour du monde (154)
>>Tour de France (83)
>>Suède (45)
>>Malte (7)

Tour du monde



Articles 286 - 290 / 289
54 55 56 57 58



Article du Mardi 12 janvier 2010

22h48 - La Calabre

J’ai commencé la remontée de l’Italie par la pointe de sa botte le jeudi 29 octobre. Un peu à l’image de la Sicile, il faut noter la pauvreté et l’insalubrité des constructions qui contrastent avec les paysages de mer et de montagnes forcément bien plus jolis. Je me suis fait encore poursuivre par 2 chiens ce qui est très désagréable mais si la route ne monte pas j’arrive à les distancer en vitesse, il n’y a que la course poursuite et les aboiments qui sont impressionnants. J’ai cependant appris plus tard qu’il y avait régulièrement des accidents avec les chiens errants dans cette région, ici tout le monde à un chien et tout le monde finit par l’abandonner, et comme il n’y a pas de SPA les chiens livrés à eux même mangent ce qu’ils trouvent. Après avoir longé les jolies côtes locales, j’ai grimpé à plus 500 mètres dans les montagnes, toujours en suivant la route principale SS18. Mais à la sortie d’une petite ville, deux nouveaux chiens, cette fois des gros, aboient et semblent vouloir me barrer la route, mais je n’ai pas le choix, il n’y a qu’une seule route pour remonter et je m’engage donc incognito, malheureusement les chiens me poursuivent et cette fois ils n’ont pas de mal à me rattraper vu la faible distance à laquelle je passe d’eux et mon temps d’accélération bien supérieur au leur. L’un attrape ma roue arrière, je sens ses pates dans mes rayons mais il a du se faire mal car peu de temps après plus rien, ils ont abandonné et je ne les vois même plus. Cet épisode m’a terrorisé et dès lors ma seule envie a été de trouver une gare pour prendre un train et quitter cette région. J’ai dormi le soir à l’hôtel de Lamezia Terme après 140 kms de vélo, j’ai encore vu des chiens errants courant dans la ville, des boutiques royal canin partout, et sur la vitrine d’une agence immobilière locale, j’ai pu constater que le prix des logements ici est deux fois moins cher qu’en France. Le lendemain à la gare FS les horaires des trains ne me conviennt pas et j’apprends qu’il y a moins de risques de rencontrer des chiens désormais sur la route qui remonte au nord, je reprends donc la route. Je dors deux nuits au camping de Cetrato où la sympathique dame parlait français. 2 jours car j’ai eu des problèmes pour retirer de l’argent avec ma carte et j’ai perdu mon téléphone portable ce qui m’a vallu un aller-retour en arrière jusqu’à Paola, 2 fois 15kms sur une route pleine de tunnels et très dangereuse en scrutant les bas cotés à la recherche du téléphone. En cherchant dans l’herbe vers la pancarte Paola où j’ai utilisé le téléphone pour la dernière fois, un monsieur m’aborde et me pose une question en italien, je lui réponds en anglais et il comprend que je parle français. Il a travaillé 30 ans en Suisse à La chaud de fond et connait Besançon pour y être allé aux champignons, il m’invite chez lui et m’offre plein de choses dont des oranges de son jardin. On a passé des super moments ensemble et il m’a bien réconforté, c’était un type vraiment heureux qui viant dans un véritable petit coin de paradis. Quand il m’a raconté qu’il avait récemment sorti son fusil pour tirer sur une horde de 10 chiens devant chez lui, je me suis dit cette fois, c’est bon, je continue en train et c’est ainsi que le lendemain j’ai refais les 15kms depuis le camping pour prendre à Paola le train pour Pompéï.

0 miam  [0 commentaire]

Article du Mardi 12 janvier 2010

22h45 - La Sicile

Départ tôt le matin de La Valette le lundi 26 octobre à bord d’un ferry grande capacité quasiment neuf, à l’opposé de mon beau bateau de l’aller. 1 heure de mer jusqu’à la Sicile et des gens qui font la queue pour aller aux toilettes tant la mer agitée rend chaque minute insupportable. Je descends avec mon vélo à Pozzalo tout au sud de la Sicile, j’attaque avec 10kms de montée douce et régulière. Je suis beaucoup klaxonné par les quelques automobilistes, je ne comprends pas pourquoi mais j’ai compris plus tard que c’était en fait des signes de bienvenue et des encouragements. Je me perds un peu, et j’arrive vers 14h à Syracuse. J’ai eu beau me chanter « j’aimerais tant voir Syracuse », cette ville a quand même été longue à apparaitre. J’ai mangé un plat de poissons. Je n’ai rien trouvé d’extraordinaire à cette ville, et, dommage, je n’ai pas vu l’amphithéâtre grec. Je suis reparti en direction de Catane mais je me suis perdu (je n’avais pas de carte de la Sicile).La route principale pour Catane étant interdite au vélo et le soleil menaçant de se coucher, j’ai fais demi tour pour dormir à Syracuse. Le lendemain, j’ai visité un musée et un amphithéâtre romain à Catane, mais je n’ai pas pu repartir car je ne trouvais plus la clé de mon antivol de vélo. Toute l’équipe (4 personnes) du musée m’a alors aidé à la retrouver pendant une demi heure, le conservateur a été formidable et comme on ne pouvait pas se parler (ils ne parlaient pas anglais), ça a été pittoresque. On a finalement retrouvé cette petite clé. J’ai trouvé un camping ouvert où planter ma tente et le lendemain je suis allé jusqu’à Messine, ville pas très jolie avec des concerts de klaxons, et j’ai pu prendre gratuitement le ferry pour l’Italie. J’ai dormi à Villa San Giovanni, ville délabrée et d’une pauvreté étonnante : j’étais loin de m’imaginer cela dans un pays voisin de la France. D’une manière générale le sud de l’Italie est très pauvre, et plus on monte dans le nord, plus il y a de l’argent. Deux cyclistes ont pu me guider en Sicile, une qui travaille là bas m’a dit que la Sicile était bien pour le tourisme, mais pas pour y vivre. N’empêche, il y a des bonnes oranges et je ne m’en suis pas privé. J’ai vu en Sicile beaucoup de chats morts de long des routes, beaucoup de constructions ou quartiers vraiment moches, et je me suis fais poursuivre par 2 chiens dans un de ces quartiers. J’en garde néanmoins un bon souvenir à cause de ses paysages (j’ai roulé dans des belles vallées de montagnes volcaniques), de ses ressources naturelles (beaucoup d’orangers), et de la chaleur de l’accueil de ses habitants (le conservateur du musée était vraiment un type formidable).

0 miam  [0 commentaire]

Article du Samedi 9 janvier 2010

22h34 - Malte

J’arrive à Malte le lundi 19 octobre au soir, bien accueilli par mon petit frère qui m’offre un resto. Mon frère, Baptiste, est ingénieur volontaire international en entreprise dans le domaine de l'environnement, après avoir travaillé 1 an à Marrakech, il travaille à Malte sur la réalisation d'une importante usine qui traitera l'ensemble des eux usées des 400 000 habitants de cette petite île (projet financé à 50% par l'Europe). Malte est un pays composé de 3 iles, l'ile principale (Malte, 30kms de long), une ile minuscule et désertique (Comino, 1km) et un peu plus loin une autre île (Gozo, 10kms). L'anglais et le maltais (mélange d'italien et d'arabe) sont les 2 langues officielles, on y roule à gauche, ce qui est très dangereux en vélo quand on n’a pas ses repères et des mauvais réflexes. D'une densité de population record (jusqu'à 1 million d'hab. en été), on n'est jamais tout seul sur la route. J'ai quand même roulé 150kms sur l'ile essentiellement pour 2 allers-retours vers la partie ouest heureusement plus sauvage. J'ai passé une journée paradisiaque à Comino, minuscule île à la végétation totalement dépaysante (on n'est qu'à 290 kms des côtes africaines) et bordée de falaise, de criques, et de petites plages aux eaux bleutées comme on les aime. J'ai aussi visité Gozo avec mon frère, une sympatique française qui travaille aussi là bas et un ami à elle. Vent violent ce jour là et au bout de l'île, des images qui resteront à jamais gravées dans ma mémoire de gigantesques masses d'eau venant s'exploser contre les rochers, spectacle grandiose de la nature et de la mer. Malgré qu’on était très haut au dessus de l'eau, on s'est fait doucher par les retombées d'une vague une peu plus grosse que les autres qui s'est scratchée sur notre falaise. Enorme et rien que d'y repenser on en rigole encore. D'autre émotions lors de cette semaine, avec la découverte de la surprenante architecture locale inspirée du continent voisin: visite de nuit de l'ancienne capitale Mdina, dépaysement garanti, constructions hautes, rues étroites ville silencieuse, ambiance étrange, et resto très sympa avec le frangin au milieu de nulle part. L'ancienne capitale est bien plus intéressante que l'actuelle, Valetta, 6000 habitants seulement mais qui abrite un trésor avec sa co-cathédrale St Jean, joyeau de marbreries et d’or, hérigée par les chevaliers qui vivaient ici jusqu'à encore pas si longtemps et qui ont marqué l'histoire tourmentée de cette île qui possède une position stratégique dans la méditerranée. J'ai fais le musée de la préhistoire et j'ai pu admirer les fortifications qui sont bien plus hautes que celles de Vauban à Besançon et le dimanche au soir j'ai refais mon sac pour continuer mon aventure.

0 miam  [0 commentaire]

Article du Samedi 9 janvier 2010

22h33 - Besançon - La Valette

C'est au petit matin du 13 octobre que j'ai quitté Besançon en vélo avec 2 sacs à dos l'un au dessus de l'autre et quelques fruits offerts par les marchands du "panier bio" au centre ville. Direction Grenoble pour un remake du Besançon-Grenoble du mois d'août. Pas de problème, si ce n'est qu'arrivé à 1000m d'altitude j'ai eu l'idée de bifurquer sur Rochejean et Mouthe afin d'éviter de redescendre sur Vallorbe (750m, en suisse) et me retaper la montée interminable derrière pour rejoindre la vallée de Joux. Mauvaise idée puisque arrivé Mouthe j'ai du monter à près de 1300m pour redescendre ensuite sur la Suisse, en croisant des milliers de travailleurs frontaliers qui passaient par cette petite route de montagne en cet après midi. A la sortie de Mouthe j'ai vu des jeunes qui s'entrainaient sur une piste goudronnée de ski nordique...On prépare bien la relève de Fabrice Guy, le champion olympique local. Je suis arrivé gelé de nuit à l'hôtel de Mijoux (39), où j'ai repris des forces. -5°C à 23h. Le lendemain Mijoux-Chambéry en vélo puis Chambéry-Grenoble en train, un check-point auprès du cousin pour prendre d'indispensables affaires auxquelles je n'avais pas pensé et opter pour un bon sac à dos de randonnée à la place de mes 2 sacs. Puis changement de programme : alors que je pensais prendre le TGV Chambéry-Turin, j'ai modifié mon parcours pour éviter les problèmes de transport du vélo quand j'ai appris que ma tante louait un bungalow à Villelaure dans le Vaucluse : je contourne les Alpes plutôt que les traverser par le tunnel. Je n'ai pas pu faire beaucoup de vélo ensuite car j'avais mon bateau à prendre à Gènes le samedi, j'ai juste fais Avignon-Pertuis (70kms) en vélo et le reste en train. Visite éclair d'Avignon, soirée sympa pour découvrir Nice (très belle ville, un monument aux morts et des bateaux impressionnants), problèmes avec mon vélo à Diano Marina où je me suis fait virer du train par le premier contrôleur italien, 4 heures à tourner en Rond à Gènes pour trouver l'introuvable quai Lybia dans le port commercial le plus grand d'Europe, enfin, me voila à bord d'un ancien bateau de luxe norvégien, équipé en Sauna, Jacouzzi, etc, et de quelques cabines qui n'ont rien à envier à de bonnes chambres d'hôtel sur la terre. Moi qui n'avais pour seule image des nuits en mer celles des cabines de tintin ou des dupont dupond lors de leurs diverses aventures, cela m'a bien fait plaisir. Départ vers 20h après 4h à charger des camions, arrivée prévue à 8h après 2 nuits et un jour. Je passe le temps avec la télé italienne ou en montant au 8ème étage pour admirer la mer et les nombreuses îles au large de l'Italie. Je me réveille le deuxième matin, le bateau est arrêté, je pense que suis à Malte mais j'ai un doute car je ne pensais pas qu'il y avait à Malte des montagnes aussi hautes au point d'être enneigées. Les autres passagers m'indiquent qu'ici c'est Sicilia et je comprends que la montagne est en fait l'Etna (3000m). Une journée de bateau plus tard, magnifique coucher de soleil sur le port de la Valette et me voici dans les eaux du port de cette cité fortifiée. J'arrive dans un endroit inédit sombre et obscur mais mon frère arrive tout de même à me localiser et à venir me chercher.

0 miam  [0 commentaire]