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Article du Jeudi 1 juillet 2010
09h26 - Etape 1 : Besançon Epinal (140 kms+-5kms) Pas une super etape, J'ai quitté besancon lundi matin et après 10 kms en direction de vesoul, grosse frayeur : un poids lourd ne m'a pas vu et m'a doublé à quelques centimètres de moi avant d'effectuer un brusque mouvement sur la gauche, m'ayant sans doute vu à la dernière seconde. Choqué, Il m'a bien fallu quinze minutes avant de repartir, en ayant pris soin d'attacher sur moi et mon vélo tous les équipements de sécurité que je pensais utiliser en cas de pluie ou de nuit. Après Vesoul, un autre pépin, cette fois avec le vélo dont la chaine reste bloquée sur le petit plateau : j'ai pu la bloquer sur le deuxième à l'aide d'un cailloux. Désormais depuis lundi je roule avec un seul des 3 plateaux. Je me suis perdu plusieurs fois en haute saone en raison de routes interdites aux vélos et à l'absence d'indications pour les cyclistes. En me perdant dans
un petit village j'ai rencontré un monsieur qui m'a aidé pour m'a chaine mais sans grand résulat. Il m'a invité à gouter puis m'a accompagné pour un sympathique col dans les vosges. Très agréable de faire du vélo en moyenne montagne par un aussi beau temps, entre forets petites rivières et avec la fraicheur et les odeurs de pins et de la foret en discutant avec mon compagnon de route. J'ai ensuite pu continuer seul jusqu'à Epinal où j'ai dormi au camping.
Article du Dimanche 27 juin 2010
13h33 - Départ Les conditions ne sont pas bonnes pour partir réaliser un périple de 2800 kms en vélo : je suis exténué par une fin de semaine bien chargée. Mon départ prévu pour ce matin est déjà reporté à cet après midi voire demain. Hier c'était donc la fête du club, avec 35 enfants à gérer de 14h à 17h, (tournoi, différents jeux, gouter), puis à 17h le mini tennis (6 enfants) et le tournoi interne et enfin à 20h un repas barbecue (20 personnes) au tennis. J'avais préparé 35 tartelettes aux pommes et un taboulé + les jeux et le tournoi enfant et le repas, en plus de la lourde préparation de mon voyage et mon appart' que j'ai voulu nettoyer à fond avant de partir. Je pars chargé de 13 kilos + 2 kilos d'eau, c'est énorme comparé à mon simple sac à dos de 4,5 kgs pour remonter l'Italie. J'essaierai de mettre des nouvelles ici le plus souvent possible.
Article du Mardi 19 janvier 2010
09h33 - Gênes-Besançon Je me suis de nouveau perdu à Gènes le 9 novembre, après être sorti de la gare par un souterrain. Stop le vélo, car cela faisait déjà un mois que j’étais parti, il y avait du boulot qui m’attendait à Besançon et tout cela commençait à me coûter cher. J’ai raté mon train à Gènes, j’ai pris le suivant depuis un souterrain, et à Vintimille j’ai pu prendre avec soulagement vers 18h un ter pour Nice où je pensais dormir avant de remonter la France le lendemain avec des trains ter, vélo oblige. Au panneau d’affichage à Nice à 19h30, un train direct pour Besançon est affiché à 20h07! Une chance inespérée, mais c’est un corail, je demande aux renseignements à tout hasard si il accepte les vélos, et surprise encore, oui ! Mais au moment de prendre mon billet impossible de réserver pour l’espace vélo déjà complet… Je prends quand même un billet sans réservation vélo et vais à la rencontre du contrôleur, il me demande d’attendre et à une minute du départ il revient finalement vers moi en disant que c’est ok mais il faudra que je m’acquitte de 23 euros pour réserver une couchette (c’est obligatoire pour tous les cyclistes). Au moment d’aller payer la réservation supplémentaire, le deuxième contrôleur qui n’avait pas compris que j'avais un vélo m’indique que je peux voyager sur les sièges normaux, et à Besançon à 5h15, après des détours par Marseille et Dijon et un arrêt de service à Lyon pour changer l’équipage, et une lutte pour ne pas dormir et ne pas louper ma gare, le nouveau contrôleur ne comprend pas pourquoi je descends avec un vélo sans avoir dormi en couchette, je pars sans demander mon reste dans les rues bisontines sous la pluie récupérer la clé de mon appart’ chez ma tante enfin je rentre chez moi et je passe encore la journée sans dormir. Au final j'aurais fait une petite promenade sympa, vu de belles choses, rencontré de personnes sympa, découvert 2 nouveaux pays, et surtout j'ai pu réaliser 500kms en 4 jours ce qui valide mon projet plus ambitieux de découverte du nord de l'Europe l'été prochain, 2800 kms vers Umeá en Suède par le Danemark et la Norvège, cette fois uniquement en pédalant j’espère. A suivre…
Article du Lundi 18 janvier 2010
14h53 - Rome - Gènes En arrivant à Rome le mardi 3 novembre au soir, j’ai trouvé un hôtel pas cher (35 euros) près de la gare où j'ai pu passer une nuit. Le lendemain, tôt le matin, je suis allé voir le colisée, bien abîmé par 2000 années d'existence et pas vraiment joli, puis et en me dirigeant vers le centre historique, je suis tombé par hasard sur une importante cérémonie nationale à laquelle très peu de personnes assistaient. C’était la cérémonie du 4 novembre, équivalent du 11 novembre chez nous mais en Italie ce n’est pas un jour férié. Très beaux costumes de centaines de soldats de la garde républicaine, hymne national joué par un orchestre, le président du conseil Sylvio Berlusconi qui passe près de moi dans une grosse voiture, et, après quelques rituels, 9 avions qui déboulent de derrière un grand bâtiment et passent au dessus de ma tête en mettant du vert blanc rouge dans le ciel… Chouette et agréable surprise quand on arrive ici par le plus grand des hasards. En journée j’ai pu visiter le panthéon (rien d’extraordinaire), la fontaine de Trévise (très jolie), la villa Borghèse (pas une villa, mais une vaste zone boisée avec un zoo que j’ai pu visiter pour me changer de l’atmosphère de la ville), et le soir j'ai vu le Vatican et son église St pierre, de là j'ai pris la via Aurélia, rue puis route qui longe la cote jusqu’en France. 8 kms de vélo de nuit sous une pluie battante et froide pour rejoindre le camping de Rome où je suis reparti le lendemain pour 4 belles journées de vélo qui m’ont amené aux portes de Gènes après près de 500 kms à pédaler. Un très léger crochet par Pise pour s’apercevoir que la tour de cette ville penche bel et bien, c’était chouette et vraiment un truc à faire. La dernière journée fut terrible, pluie glaciale au sortir de mon petit hôtel (l’hôtelier a du me prendre pour un fou), et journée trempé sous une pluie continue et froide, dans les montagnes italiennes à plus de 600m avec souvent de longues et interminables côtes. Dans cet endroit désertique j'ai quand même eu la chance de tomber vers 13h après 80 kms de galère sur un excellent restaurant d’altitude où j’ai mangé des champignons locaux en entrée, puis un plat de raviolis comme je n’en mangerais sans doute plus jamais, des fromages locaux et un petit dessert, un repas mérité mais dur de repartir mouillé sous une pluie toujours battante et glaciale. Il devait me rester 60 kms et le ciel sombre annonçait une nuit tombante vers les 16h, ne voulant pas prendre de risque j’ai commencé une longue et interminable descente de 17kms de long avec des mains gelées qui ne voulaient plus freiner. Je suis arrivé à Levanto, petite station balnéaire fantôme totalement déserte le long de cette cote où ils ont réussi à tracer une ligne ferroviaire. Grèves des trains et nombreux hôtels tous fermés, j’ai eu un peu peur mais finalement un train a pu m’avancer jusqu'à Sestri Levante (bien accentuer les voyelles), après de longues attentes devant l’écran des train supprimés, j’ai envisagé de dormir dans la gare en y plantant ma tante, avant, finalement, plus raisonnablement, de trouver un petit coin pour dormir pour 3 fois rien. Le lendemain, plus des grèves, et j’ai enfin pu rejoindre Gènes en train.
Article du Jeudi 14 janvier 2010
15h46 - Pompéï Depuis la gare de Pompéi, j’ai facilement trouvé le camping le dimanche 1er novembre où j’ai planté la tente pour 2 nuits sous les orangers : pratique pour le petit dej’ mais gare au coup de vent…Le lendemain je me suis rendu tôt dans la partie archéologique de la ville. Comme vous le savez, Pompéï a été ensevelie par les retombées des cendres du Vésuve qui est entré en éruption en 62ap JC. Les 20 000 habitants de cette grande cité romaine sont morts intoxiqués par les gaz avant que la ville ne soit totalement recouverte par les cendres. Aujourd’hui, les fouilles archéologiques ont permis de mettre à jour 75% de l’ancienne ville, et au prix d’un billet d’entrée (11 euros) on peut se promener dans les longues avenues de cette cité, sur les routes romaines pavées entres des résidences plus ou moins luxueuses selon les quartiers. Le plus impressionnant a été de se retrouver tôt le matin ou tard le soir à se promener tout seul au milieu de ce décor irréel, immense et silencieux, aux couleurs ternes et à l’absence totale de vie. Que des pierres, que des murs, une sorte de légère poussière et ça où là des traces de vies antérieures, puis, soudainement, devant moi, apparaissant quasiment de nuit l’imposant et majestueux amphithéâtre de l’époque, comme neuf, à coté d’un immense gymnase et d’autres curieuses constructions. Moments inoubliables et marquants. J’ai bien sûr visité les termes avec encore les restes de belles fresques et peintures, la boulangerie avec un joli four à pain et pizzas et un système pour que les ânes puissent moudre le blé en tournant, la salle des prostituées indiquée à différents endroits de la ville par la direction des pénis gravis dans les pierres des routes où sur les murs des maisons (vu de notre époque, ça fait quand même un sacré effet), il faut dit que les prostituées esclaves et les visiteurs de l’empire parlaient rarement la même langue donc c’était plus pratique. J’ai aussi vu les moulages de quelques corps exposés dans leur dernière posture, là aussi des images presque irréelles vu l’éloignement temporel de l’accident, et bien sûr inoubliables. Passée cette journée dans le passé, j’ai repris mon vélo le lendemain matin en direction de Naples qui n’était qu’à 15 kms mais ces 15 kms de routes différemment pavées, en secteur urbanisé plein de voitures qui conduisent mal, ont été très désagréables, et après une petite visite de Naples, ville que je n’ai pas spécialement trouvé jolie, j’ai eu droit à la pluie ; une météo désagréable qui, ajoutée au peu d’intérêt de parcourir Naples – Rome en vélo et, encore une fois à la dangerosité du secteur, ainsi qu’aux trop peu d’heures qu’il me restait avant que le soleil ne se couche, m’a amené à prendre une nouvelle fois le train afin de pouvoir voir Rome dans la soirée.