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Article du Mercredi 7 juillet 2010
13h32 - Etape 6. Train + Hambourg-Celle (45 kms+-5kms) C'est assez frustrant d'avoir été obligé de prendre le train car j'aurais vraiment aimé aller à Uméa uniquement en vélo, mais ayant réservé à l'avance mon ferry pour la Norvège, ce qui m'assurait un prix optimal et la garantie de pédaler au moins 15 jours en scandinavie, je dois aujourd'hui monter dans le train pour rattraper mes 2 jours de retard. J'arrive en gare de Hannovre dans l'après midi. Direction Celle, une petite ville pas très loin. Beaucoup de vélos et de pistes cyclables, mais aucune indication pour Celle et j'ai du encore beaucoup demander aux gens et prendre au hasard des chemins forestiers. Je dors au camping de Celle avant deux étapes assez courtes pour rejoindre Hamburg, ville que j'ai déjà visité en 1995.
Article du Samedi 3 juillet 2010
10h37 - Etape 5. ? - Koblenz - Giessen (90kms+-10kms, +train) 90kms pour rejoindre Koblenz alors que je j'étais à 70 kms de cette ville hier matin, c'est dire le bazar que j'ai mené pendant 2 jours. L'étape d'hier, initialement Morbach-Koblenz-Limburg-Giesssen, était très longue (180kms env.) en raison d'un petit crochet pour aller dormir à Giessen chez Michael, un étudiant allemand rencontré à Besançon,
Mais j'ai pu me connecter à internet avant de partir et me rendre compte que passer par Koblenz pour aller à Linburg faisait un détour important et que pouvait aller tout droit pour enlever des kilomètres. J'ai donc marqué sur une feuille le nom des villages pour faire Morbach-Limburg (j'avais ensuite ma carte imprimée) et je me suis élancé en essayant de suivre avec les pires difficultés possibles
les villages de ma feuille, faisant beaucoup de crochets et demi tours dans une région vallonnée en raison d'une route bien droite qui, d'après google map était une route départementale et qui s'est avérée être autoroute. J'ai dormi dans un camping au milieu de la forêt et ce matin, après une bonne heure à naviguer à vue, je suis enfin tombé sur le Rhin que j'ai pu suivre ensuite jusqu'à St Goar, ville marquée sur mon papier et où je devais traverser le Rhin pour aller jusqu'à Limburg plus très loin. J'ai pédale 25kms le long du Rhin jusqu'à St Goar, faisant le course pendant 20kms avec une péniche qui descendait le fleuve à la même vitesse que moi (course finalement gagnée). Le Rhin était plus large et moins joli qu'à Bale où je l'ai quitté il y a 15 jours, mais j'ai été impressionné par l'importance du trafic fluvial (beaucoup de péniches) et férrovaire (beaucoup de trains de marchandises sur les 2 lignes sur les 2 rives). Mais à St Goar, voila la bonne blague du jour : aucun pont pont pour traverser le Rhin! Effectivement après 25kms à longer cette rivière je n'ai pas encore vu de pont mais je pensais bien qu'à St Goar, une ville indiquée depuis loin, il y en aurait un. Et bien non, pas de chance. Le Rhin est une rivière sans pont et j'ai du le suivre pendant encore 35 kms (perdant cette fois après 15 kms ma course avec un bateau de tourisme) pour arriver à 15h à Koblenz, ville que j'aurais pu rejoindre hier midi si j'avais suivi mon plan initial. Il me restait alors une bonne cinquantaine de kilomètres pour Limburg puis encore 60 pour Giessen et la fatigue physique largement liée à la fatigue morale et à la frustration de ne pas avancer m'ont alors amené à prendre le train pour aller dormir chez Michael à Giessen. Aujourd'hui je prends une journée de repos pour me reposer et suivre en bonne compagnie le quart de finale de coupe du monde Allemagne-Argentine, un match très attendu ici, je vais ensuite devoir prendre à nouveau un train pour rattraper le retard.
Article du Samedi 3 juillet 2010
10h33 - Etape 4. Morbach - ? (90 kms+-30kms) Je ne sais pas où je suis ce soir, dans un camping quelque part au milieu d'une très grande forêt dans un endroit
bien agréable plus très loin du Rhin, rivière que j'ai quitté il y a 2 semaines à Bâle et que je vais donc retrouver demain. Si je ne sais pas où je suis, c'est que cela importe peu en fait, après une journée nerveusement très fatigante en raison de routes toujours interdites aux vélos, de zig zag, de détours et de demis tours et n'ayant pas de carte du coin, j'ai fini pas naviguer uniquement avec le soleil, pourvu que je l'ai dans le dos le soir vu que je vais à l'est, et prenant de préférence les routes qui descendent plutôt que celles qui montent. La faute à qui tout ce bazar? Aux allemands qui n'indiquent rien pour les cyclistes lorsque les routes sont réservées aux voitures? A google map qui m'indiquait une belle route
départementale là où il y avait une autoroute? Je ne sais pas mais une chose est sure, lors d'un périple comme le mien, la force morale conditionne en grande partie la force physique, et quand on en a marre de tourner en rond pendant des heures ces sont finalement les jambes qui ne veulent plus tourner. Hier soir avec moins de forces j'ai pu attaquer courageusement une montée de 10kms de long, montée
dans un temps record. Aujourd'hui après une heure à trainer dans une petite ville que j'ai réussi à rejoindre rejoint en prenant au hasard un chemin agricole et après avoir questionné beaucoup de gens, j'ai eu bien du mal à reprendre la route. Est-ce une journée à oublier? Ce n'était pas une bonne journée et je n'ai pas beaucoup avancé, mais finalement malgré la fatigue, naviguer uniquement avec le soleil en rigolant des pancartes fut assez amusant et enrichissant : en fait avec simplement le soleil et un peu de bon sens on peut faire beaucoup de choses.
Article du Jeudi 1 juillet 2010
09h30 - Etape 3 : Sarrebruck-Morbach (120kms+-20kms) 2 parties dans cette étape, un première dans une allemagne densément peuplée, pas spécialement jolie. Je me suis perdu plusieurs fois, j'au du faire des demi tours parfois après une longue montée. J'avais perdu ma carte du jour, et cela combiné au peu d'indications et à de nouvelles routes interdites aux vélo, j'ai eu du bien mal à trouver mon chemin. A plusieurs rerises j'ai du allumer mon ordinateur le long de la route pour consulter les cartes que j'avais préparé. La deuxième partie de l'étape fut beaucoup plus agréable dans la nature avec une immense foret, de belles routes, des collines et des montagnes sur lesquelles se dresssent des éoliennes. Je suis encore monté à 720m d'altitude, ce ne fut pas une étape reposante. J'ai trouvé le long de la route un magasin de vélos mais énome erreur 15 minutes plus tard alors que je voulais reprendre des forces avant une longue cote finale, je me suis arrété et ne trouvant rien pour poser mon vélo je l'ai doucement couché par terre dans l'herbe. Mais je n'ai pas vu que le poids du vélo reposait juste sur la pièce qui venait d'etre réparée et qui est désormais de nouveau tordue. Impossible de réparer seul et je dois de nouveau continer avec un seul des 3 plateaux. Je n'ai pas mangé de vrai repas ce jour, essentiellement des patisseries le long du chemin et une pizza le soir. Je dors à l'hotel, l'auberge de jeunesse initialement prévue était pleine, je n'ai pas trouvé de camping et le camping sauvage est interdit en Allemagne, j'ai pu faire baisser le prix de 15 euros mais ça reste cher. Je préfererais dormir moins bien et manger mieux mais on ne choisi pas tous les jours. Demain encore une dure étape, la 4ème de suite, un cycliste allemand apprenant que j'allais à Giessen le lendemain m'a dit en français : "Excuse moi de te dire ça, mais je pense que tu es complétement fou!". On verra bien, pour l'instant ça va et les étapes suivantes devraient être plus tranquilles.
Article du Jeudi 1 juillet 2010
09h28 - Etape 2 : Epinal-Sarrebruck (155kms+-10kms) J'avais prévu 3 étapes de 100 kms pour rallier Besançon à Sarrebruck, ville allemande à la frontière. Ayant reporté mon départ de un jour et ayant quelques impératifs temporels à respecter (ferry réservé à Hirstal, tournoi de tennis à Uméa), j'avais pour but de rattraper ce retard lors des deux premiers jours. Défi relevé, et bien qu'ayant les jambes fatiguées, c'est bien dans un caming de la banlieue de Sarrebruck, dans une allemagne industrielle et peu accueillante, que je dors ce mardi soir, le jour de mes 29 ans, le 29 juin. Cool mais déjà l'étape du lendemain s'annonce difficile avec beaucoup de montées en perspective. Ce Epinal-Sarrebruck fut une étape très longue sous une forte chaleur, et l'occasion de traverser 3 département de lorraine : les vosges, la meurthe et moselle et enfin la moselle avant de rejoindre l'Allemagne. Malgré mes 7 années d'allemand, j'ai bien peu confiance en moi pour m'exprimer dans cette langue. Si j'arrive à dire à peu près tout ce que je veux en allemand, c'est vite la catastrophe pour comprendre quand on me répond
à vitesse normale. Cette barrière de la langue va sans doute me freiner pour avoir des contacts et discuter avec les gens, c'est dommage, mais cela me permettra aussi de faire des progrès ces prochains jours. A noter enfin que j'ai entendu beaucoup de "Bonjour Florent!", "Salut Florent!", ou encore "Allez Florent!" ces 2 jours après que les gens aeient vu ma plaque d'immatriculation. Je me sens soutenu et ça fait plaisir.