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Article du Dimanche 18 juillet 2010
16h21 - Problème technique Ca y est cette fois je crois que j'ai enfin compris pourquoi j'ai un problème avec mes plateaux de vélo : depuis Vesoul je ne peux plus changer de plateaux (j'en ai 3), la chaine reste coincée sur le petit, ou parfois sur celui du milieu en faisant du bruit. C'est embêtant et cela
m'oblige à m'arrêter pour changer de plateau "à la main" quand il y a une cote ou après une cote. Par 2 fois le marchand de vélo de Besançon a corrigé le problème et un sympathique marchand en Allemagne a lui aussi pu le corriger mais à chaque fois le problème finit par revenir. Mystère, et ne voulant m'en prendre qu'à moi j'en ai conclut que c'est moi, lorsque j'ai posé une fois mon vélo par terre ne trouvant rien pour l'appuyer, qui au tordu le système. A Giessen, nous allons donc avec Michael chez un nouveau marchand de vélo et alors que je monte sur la machine, miracle cela fonctionne de nouveau! Je passe un peu
de temps pour tenter de comprendre ce qui s'est passé et qui a bien pu réparer mon vélo pendant la nuit.
Je ne comprends pas mais le lendemain en reprenant le vélo pour repartir, malheur! Le problème est réapparu!
C'est seulement quelque jours plus tard en y réfléchissant que j'ai compris. En fait à Giessen, quand le vélo
a fonctionné normalement il n'était pas chargé, mes affaires étaient resté dans l'appartement. Comme mon vélo est très chargé, j'en déduis que c'est le cadre du vélo qui se déforme sous le poids du chargement, provoquant un décalage de quelques millimètres dans le système mécanique. Si mon vélo est capable de se déformer sous le poids de mes bagages, il ne me reste plus qu'à espérer qu'il ne va pas
plier ne 2 dans une descente. Ou même dans une montée, car devoir terminer à pied jusqu'à Uméa ne m'enchante guère. (remarque : je ne sais pas quoi mettre comme photo alors je mets des papillons photographiés au bord du chemin).
Article du Dimanche 18 juillet 2010
15h30 - Etape 15. Risor - ... Je suis réveillé le matin par le vacarme de la pluie qui frappe la tente et, cette fois, par un bon mal de gorge. Direction Oslo qui est à 220kms m'indique une pancarte, mais c'est pas une ancienne route nationale qui est désormais remplacée par une autoroute sur certaines portions
alors ce sera plus long. La météo fut hésitante, pluie menaçante le matin, vent, froid, puis trop chaud avec mes vêtements dès qu'il y a un rayon de soleil. Mais le ciel s'est globalement dégagé au fil de la journée et j'ai encore eu droit à de somptueux paysages, en fait j'ai roulé toute la journée en contournant des lacs, des fjords et en traversant des forêts. Quelques bonnes cotes et descentes mais tout se mérite. Un pépin le soir, alors que je descendais sur une piste cyclable à vive allure j'ai vu une flaque d'eau en bas, j'ai pensé que le terrain était déformé
et je suis passé à coté mais un mètre plus loin un autre creux et CRAKKKK avec le poids du panier le système du Bruno a littéralement explosé. 2 des 4 fixations ont sauté (une troisième avait déjà sauté mais j'avais réparé avec de la ficelle) et la plaque est brisée en 2. Je commence
à réparer avec de la ficelle et un couteau et c'est alors qu'un voisin assez âgé arrive pour m'aider, il ne parle pas anglais mais il a tout ce qu'il faut chez lui et refait le système du Bruno avec des vis neuves et en m'en donnant d'avance. Son fils m'offre des barres énergétiques et rempli ma gourde avec une boisson énergétique. Vraiment sympa les norvégiens et me voilà reparti. Deux heures après environ je tombe sur une grande propriété qui donne sur un petit lac, je sonne chez les gens pour demander si je peux planter la tente dans leur jardin, c'est ok et donc me voila dans un bel endroit pour la nuit.
Article du Dimanche 18 juillet 2010
15h04 - Etape 14. Tvedestand - Risor (60+-10kms) Ce ne fut pas une bonne journée ce mercredi 14 juillet. Je me suis réveillé au milieu de la forêt avec un mal à la gorge et j'ai rapidement décampé de cet endroit pour prendre la route cyclable en direction de Tvederstand puis de Risor. J'ai évolué dans des paysages magnifiques et
grandioses toute la journée mais pourquoi cet itinéraire cyclable, véloroute européenne, va t-il faire un tour à Risor, petit bout de terre enfoncé dans la mer et véritable cul de sac? J'ai réalisé qu'il fallait que je fasse demi tour pendant 10kms pour reprendre la direction de Oslo,
et comme il y avait du vent et que la pluie menaçait de tomber d'un instant à l'autre, j'ai voulu sortir mon Kway. Les personnes qui me connaissent ne seront pas surprises de lire la suite...Plus de Kway, perdu, volatilisé, oublié quelque part. Jusqu'à présent je m'en sortais plutôt bien en 2 semaines de voyage, j'avais juste perdu mon couteau opinel et mon flacon de shampoing et les mesures
drastiques prises pour ne pas perdre mon téléphone et mon portefeuille portaient leurs fruits. Mais le Kway c'est plus gênant car j'en ai besoin tout de suite et c'était un Kway rembourré, à la fois chaud et léger, qui m'avait été offert par la fédération de tennis. Je me rends
dans le magasin Intersport de la ville où je suis et j'achète le Kway le moins cher du magasin...à 75 euros. Pour des trucs plus sophistiqués, ça tournait aux alentours de 2500 couronnes (300 euros). Cela m'a cassé le moral car passer une nuit au fond des bois pour économiser 20 euros puis craquer 75 euros le lendemain à cause d'une bêtise ce n'est vraiment pas cool. En plus, je dois parcourir 10kms
en marche arrière pour contourner un fjord. Au bout de ces 10kms je trouve un camping et, épuisé, je m'y arrête pour passer la nuit.
Article du Dimanche 18 juillet 2010
14h48 - Etape 13 : Kristiansand - ... (120+10kms) La Norvège, ce pays lointain que j'avais envie de découvrir, le voila désormais sous mes pieds. J'avais lu sur wikipédia que juillet et aout étaient ici les 2 mois les plus pluvieux de l'année, et après 15 jours de beau temps, quoi de plus logique donc que de monter ma tente
ici sous la pluie dans un camping trouvé par hasard alors que je me m'apprêtais à faire ma première nuit
dans la nature. Et hazard aussi, ce sont des français qui sont à coté de moi. Enfin un ancien français,
qui n'aime plus la France et préfère désormais l'Irelande, sa petite amie finlandaise, et sa fille qui vit en France. Il partent en vadrouille pour l'été dans les pays scandinaves et j'ai passé la soirée dans leur tente à discuter de ci de ça autour de quelques denrées à grignoter et à boire. Sympa. Puis le lendemain sous un ciel qui s'est dégagé comme par enchantement pendant la nuit, j'ai attaqué la route qui doit me mener jusqu'à Uméa, au nord est de la Suède. Une route bordée de forêts, de la lac et de Fjords, sortes de lac sinueux dans lesquels les montagnes plongent souvent avec de bonnes pentes. Des paysages magnifiques et bien entendu, un vrai bonheur de pédaler là au milieu.
Si la route est rarement plate, j'emprunte cependant une véloroute européenne dont le tracé réalisé pour les cycliste prend soin d'éviter les cols et montagnes importantes : une bonne chose vu que je ne roule qu'avec le plateau du milieu. Il n'y a pas de champs agricoles, que des forêts, des lacs et des montagnes, la nature est sauvage et omniprésente. De nombreux panneaux "attention
aux élans" bordent la route. Je croise ou double de nombreux sportifs qui pratiquent le ski nordique,
la marche rapide, le vélo et la course à pied dans ces jolis décors. Tout semble beau mais le hic n'est pas dans les paysages, il est sur les étiquettes. Ici tout est hors de prix : 1,5 euro la bouteille d'eau minérale contre 0,4 en France, 19 euros la nuit de camping contre maximum
12 euros en France et en Allemagne (et encore à ce prix là, la douche -1,2 euro les 4 minutes- était gratuite), 10,5 euros le menu Big mac au Mac Do contre 6,5 en France. C'est à peu près le double, et il va falloir que je gère mes forces en mangeant moins que les jours précédents.
Article du Mardi 13 juillet 2010
18h29 - Etapes 10-12 : Le danemark (350+-15kms) J'ai traversé le Danemark en 3 jours en pédalant toute la journée : 165 kms vendredi, 140 kms samedi et 45 kms dimanche. J'ai roulé le premier jour dans une immensité désertique et une planitude quasi-parfaite. Hormis
quelques exploitations agricoles, les villages sont rares et on peut parcourir 20 ou 30 kms sans ne rien voir d'autre que des champs et quelques forêts. Ici, il fait plus froid et la densité de population est donc plus faible. Les gens vivent surtout dans des petites villes, que j'ai trouvé très jolies. Au centre des villes, les maisons sont
collées les unes aux autres et les couleurs sont très variées : une jaune à coté d'une rouge, d'une grise, d'une orange, d'une blanche, d'une bleu, et comme tout est bien propre et bien rangé cela donne un ensemble très joli.
Je me suis trompé de chemin peu après la frontière, en raison d'une étape mal préparée et voulant m'orienter avec le soleil à un rond point, j'ai pris la mauvaise direction. Depuis Flensburg, je suis passé par Logumkloster pour aller à Haderslev, je suis allé à l'ouest pour ensuite aller à l'est puis nord, réalisant ainsi un détour d'une cinquantaine de kilomètres. Le samedi j'ai parcouru
140 kms de Vejle à Hadsund sur un parcours cette fois plus valonné et le dimanche je me suis levé à 5h45 pour partir
à 6h30 réaliser les 110 kms me restant avant Hirstal, ville ou je devais prendre le ferry à 16h. Mais un orage a éclaté après 25kms, et j'ai du attendre sous un abris dans une ferme, avant de reprendre la route pour Aalborg sous la pluie (20kms). Voulant éviter un nouvel orage, étant fatigué par plus de 300 kms en 2 jours, et ne voulant surtout pas louper mon ferry, j'ai donc pris le train pour les 65 derniers kilomètres. Je suis arrivé vers midi à Hirtschals et comme j'avais un peu de temps j'ai visité l'aquarium de la mer du nord avant de prendre la file d'attente pour le ferry. J'ai sorti mon papier de réservation alors qu'il n'y avait plus qu'une voiture devant moi et me suis rendu compte que ma réservation était pour "monday" et non dimanche comme il m'avait semblé. Je suis donc contraint à un jour de repos forcé dans un camping de cette station balnéaire et ce qui n'est pas plus mal avant d'attaquer les montagnes norvégiennes. Hier soir il m'a bien semblé apercevoir la Norvège qui n'est qu'à 100kms, sur un fond de ciel toujours coloré à plus de minuit. Très joli.