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23/06/2021 : Saint Claude, France.

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Article du Lundi 28 janvier 2013

22h12 - Etapes 4-5. Perpignan-Mataro (166km)

Espagne, me voila ! Je passe des jours heureux dans ce pays depuis que j'ai franchi la frontière à Le Perthus. J'ai d'abord pris la route nationale en Espagne et c'était une bonne idée, cette route neuve sans gravillons ou imperfections possède une large bande d'environ 2 mètres sur le côté et j'ai pu y rouler en toute sécurité jusqu'à Gérone, une ville de 100 000 hab. qui possède beaucoup de charme à commencer par son centre ville avec des bâtisses hautes et resserrées qui rappellent un peu Naples mais en plus propre. Une ville qui vit avec du monde dans les rues, des musiciens, des danseurs.... Une ville tout en rouge et jaune car la Catalogne revendique son indépendance et le fait savoir : les gens pendent des drapeaux aux fenêtres en guise d'appartenance à ce mouvement alors il y a du jaune et du rouge partout. Gérone est une ville qui possède aussi de biens jolis vestiges du passé avec notamment un long et haut mur d'enceinte ainsi que d'autres vestiges de pierre. Je suis resté une journée pour respirer l'air de cette belle ville et reprendre des forces après les 3 premières étapes. J'ai roulé à une allure très lente depuis le départ, il faut dire que je fais avancer plus de 120 kilos à chaque tour de pédale et je n'ai pas les jambes très musclées en ce milieu d'hiver, je n'ai pas fait de préparation spéciale pour ce tour qui est un peu sportif quand même. Tel un escargot dans un pré, un poids lourd sur la route ou un cargo sur la mer, j'avance lentement mais surement, aujourd'hui c'était direction Barcelone mais suite à plusieurs problèmes mécaniques et autres (perte de clés, il a fallu que j'aille au commissariat de police de Gérone ce matin) je suis arrivé de nuit à Mataro et j'ai pris sagement la décision de dormir à l'hotel ici plutôt que de m'aventurer de nuit sur les 20 derniers kilomètres jusqu'à l'auberge de jeunesse que j'avais repéré à Barcelone. Barcelone sera pour demain, à chaque jour son bonheur et aujourd'hui je me suis régalé dans la campagne espagnole, parfois sur des chemins de terre à côté de troupeaux de moutons, et j'ai eu le soleil et des températures agréables : pour la première fois j'ai pu partir le matin sans les gants, le bonnet et l'écharpe, et en fin d'après-midi j'aurais même pu rouler en tee-shirt.

Etape 4. Perpignan-Gérone. 98 km en 6h03 (16,3 km/h). Asc. 840m.
Etape 5. Gérone-Mataro. 68 km en 4h20 (15,8 km/h). Asc. 660m.

NB : Toutes mes excuses aux personnes qui auraient tenté d'écrire un commentaire depuis mon départ. Il y avait un problème informatique. Les messages sont perdus. Le problème est désormais réglé.

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Article du Vendredi 25 janvier 2013

22h39 - Etapes 1-3. Besançon-Perpignan (234 km)

Ma balade en vélo à travers le vieux continent à débuté lundi 21 janvier 2013. La neige annoncée toute la semaine et les températures pouvant descendre jusqu'à -8°C en fin de semaine m'ont fait prendre la décision de me rendre à Montpellier en train et débuter mon voyage depuis le sud de la France. J'ai raté mon train à Besançon. J'ai alors fait Besançon-Dole à vélo, entre ma ville natale et celle de mes parents, par la route nationale (la véloroute n'étant pas déneigée) sous parfois de bonnes averses de neige gênant la visibilité. J'ai pris le lendemain le train pour Montpellier. Arrivé à l'auberge de jeunesse mardi soir j'ai appris qu'il y avait le lendemain un match Montpellier-Sochaux en coupe de France. Ca tombait bien car j'aime beaucoup le club de Sochaux que je suis depuis tout petit. Et ça tombait d'autant mieux que j'ai oublié à Dole le câble d'alimentation de mon ordinateur. Celui-ci va être expédié par la poste chez le frère que mon tonton Patrick qui habite près de Perpignan. Il faut 2 jours pour faire Montpellier-Perpignan en vélo et 3 pour Dole-Perpignan par la poste donc ainsi avec cette journée de pause à Montpellier mon colis arrivera avant moi. J'ai passé un très bon moment dans le stade de la mosson quasiment vide pour cause de mauvais temps, de retransmission TV sur France 2 et Eurosport, de résultats décevants du club local et d'un nouveau Montpellier-Sochaux 3 jours plus tard en championnat. J'étais le seul supporter sochalien dans le stade! J'ai encouragé mes favoris comme je pouvais à chaque fois qu'ils passaient près de moi (j'étais au premier rang en bas) mais avec retenue toutefois pour ne pas trop me faire repérer par les "Camarguais ultras" et autres bandes de "supporters" aux motivations douteuses. J'ai explosé de joie sur le tir victorieux qui a donné dans les prolongations par 3-2 la qualification à Sochaux pour les huitièmes de finale. Puis le lendemain jeudi retour sur la selle, 100 bornes avec une très jolie portion le long de la mer et 25 kilomètres de nuit pour finir, puis aujourd'hui encore 80 kms pour rallier Perpignan, avec un vent dont les bourrasques annoncées à 70km/h m'ont fait faire de jolis numéros d'équilibriste sur le vélo mais sans tomber, juste mis le pied à terre plusieurs fois. J'ai bien récupéré mon alimentation d'ordi en passant à Bompas: elle est arrivée 6 heures avant moi. Désormais direction l'Espagne, un pays dont je vais faire le tour cet hiver, avec un passage par les îles Canaries. A noter que j'ai été interwievé deux fois depuis le départ : à la gare de Dijon au micro par deux étudiantes en master qui s'intéressent aux déplacements train/vélo, et à Frontignan chez un authentique et sympathique vendeur de vélo par un journaliste de "Thau info" qui passait par là.

Etape 1. Besançon-Dole. 45Km en 2h42 (16,8km/h) Ascension totale 390m.
Etape 2. Montpellier-Armissan. 106km en 6h53 (15,4 km/h) Ascension 380m.
Etape 3. Armissan-Perpignan 83km en 5h50 (14,1 km/h) Ascension 580m.

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Article du Mardi 15 janvier 2013

20h46 - Le gros équipement pour ce voyage

-La REMORQUE. J'ai opté pour la BOB YAK. Cette remorque très vendue depuis plus de 10 ans est une référence du voyage à vélo. Elle pèse 6,5 kg avec son gros sac imperméable. A l'arrière j'ai pu fixer facilement deux bidons de 900ml et un petit drapeau français, à des emplacements qui étaient prévus à cet effet.
-La TENTE. J'utiliserai la tente Quechua T4 ultralight pro de 3,9kg. Je pourrai y travailler au sec assis avec une table et un ordinateur. Très spacieuse je pourrai à la fois y rentrer mon vélo et ma remorsque la nuit, ne laissant donc rien dehors, et bénéficier d'une deuxième table en retournant cette remorque qui est décidément très bien conçue.
-La TABLE. Table alu Grand Canyon de dimensions 70*70*70cm et de poids 3kg. C'est du grand luxe pour un voyage à vélo. Très compacte repliée, le sac mesure tout de même 70cm de long ce qui est plus long que le sac de la remorque qui mesure 62cm mais en utilisant les diagonales horizontales et verticales cela rentre.
- La CHAISE. J'ai opté pour une chaise Quechua qui allie intelligemment confort, légèreté et encombrement minimal.
- Le MATELAS et le SAC DE COUCHAGE. C'est encore du décathlon. Mon sac de couchage ultraléger (500g) et compact est inchangé depuis mon premier voyage à Malte, et mon tapis de sol se trouve désormais remplacé par un nouveau matelas auto-gonflant.

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Article du Mercredi 19 décembre 2012

11h48 - Rien ne sert de courir

Rien ne sert de courir, il faut partir en vélo. Partir à la découverte du monde, partir voir les villes, les villages, les gens, les mers, les montagnes, les forêts, vivre en se laissant guider par les roues du vélo et les choses à voir à droite ou à gauche, les expériences à tenter, les spectacles auxquels assister, manger quand on a faim dormir quand on a sommeil et pédaler pour aller toujours plus loin, de préférence en direction du nord quand vient l'été, et du sud quand arrive l'hiver : c'est ce mode de vie que j'ai choisi pour les 2-3 prochaines années, après avoir chopé le virus du voyage à vélo à l'occasion d'un premier voyage à Malte à l'automne 2009 (2 semaines en Italie), rapidement suivi d'une promenade de 3500 kilomètres vers le nord de la Suède et la Finlande lors de l'été 2010, puis l'été suivant d'un long et magnifique tour de France de près de 6000 kilomètres. Un an et demi plus tard, fort d'un peu d'expérience, avec une organisation minutieusement réfléchie et toujours des rêves plein la tête, me voilà qui reprend la route en hiver pour de nouvelles aventures. Et avec toujours ce même blog pour tenir informé mes proches, partager avec le monde une expérience humaine originale, et garder une petite trace écrite, comme un carnet d'aventures, de cette expédition...Bonne lecture et bon vent!

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