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Article du Samedi 11 juin 2011
22h47 - Etape 36. Pyla/mer - Naujac/mer (113 kms) J'ai d'abord contourné le bassin d'Arcachon pendant 50kms, puis me suis dirigé vers l'estuaire de la Garonne où je ne suis plus qu'à une trentaine de kilomètres ce soir. La remontée de la côte atlantique se passe bien, aujourd'hui j'ai encore passé toute la journée en forêt, c'était agréable Un point sur la course, je suis 3ème au classement général tout près des deux premiers, je pensais récupérer facilement le maillot jaune dans les Pyrénées mais les circonstances en ont décidé autrement. Je suis largement en tête pour le maillot du meilleur grimpeur. Pour le maillot vert par contre, malgré les nombreuses victoires d'étapes je ne suis que 35ème car je ne dispute jamais les sprints intermédiaires. A partir de demain je vais donc participer à ces sprints afin de remonter dans ce classement.
Article du Samedi 11 juin 2011
09h12 - Etape 35. Mimizan – Pyla/mer (57 kms) Ce matin il peuvait sur la tente alors j'ai fais une grasse matinée...Puis j'ai pu me débloquer de la tente lorsque je me suis aperçu qu'il était possible de séparer la chambre intérieure de la toile de ma tente et donc de ne pas mouiller la chambre intérieure la repliant...J'ai pu partir dans l'après midi malgré une pluie fine. J'ai un peu trainé sur les routes forestières et sur les nombreuses pistes cyclables. J'ai été victime de la douzième crevaison depuis le départ. J'ai subi 12 crevaisons depuis le départ (2450 kms) alors que l'été dernier il avait fallu attendre le kilomètre 2500 pour la première crevaison. J'ai pourtant changé plusieurs fois de chambres à air et pneus, ce n'est pas un prolème de matériel, je crois plutôt que je suis victime d'une malédiction. J'aime quand les mauvaises journées de vélo se terminent bien et c'est ce qui s'est produit ce soir. A 19h45 alors qu'il allait commencer à être tard pour arriver dans un camping et que je me faisais de plus en plus à l'idée de dormir en pleine forêt, je suis tombé sur un super camping au bord de la route, un camping 3 étoiles qui pourrait en avoir une de plus et où j'ai pu obtenir un emplacement avec électricité pour 6,5 euros avant de planter ma tente et d'aller voir la fameuse Dune du Pyla située à proximité du camping. C'est un endroit superbe, cette dune assez longue et d'une hauteur d'une centaine de mètres domine la mer et la forêt et on peut la parcourir à pied dans le sable à coté de nombreux parapentistes qui volent dans ce bel endroit. J'ai marché sur la crète un bon moment avant de saluer la France à l'est, de descendre du côté de la mer et de retourner vers le camping.
Article du Vendredi 10 juin 2011
07h37 - Etape 34. Bayonne - Mimizan (98 kms) Il a plu une bonne partie de la matinée hier. Je ne peux pas replier ma tente lorsqu'elle est mouillée car en la compressant cela mouille la chambre intérieure et la rend inutilisable le soir. Comme à midi je n'avais toujours pas replié la tente et que l'ambiance était sympa à l'auberge de jeunesse je suis resté la journée dans cet endroit et c'est seulement ce matin que j'ai pu repartir en direction du nord. Capreton, Boucau, Léon furent les principales localités traversées dans un cadre de forêt avec de nombreuses et agréables pistes cyclables. Une forêt qui garde les traces d'une récente tempête. Hier soir je suis allé admirer les grosses vagues qui s'explosent contre les rochers, c'est toujours un spectacle prenant.
Article du Mardi 7 juin 2011
22h37 - Etapes 33. Paris (84kms) Une étape en 3 jours à Paris, avec une finale de tennis à Roland Garros, une montée au sommet de la tour Eiffel, une visite du muséum national d'histoire naturelle, les principales places et avenues de la ville à vélo, et pour finir une soirée très sympa hier soir chez ma cousine Marie stagiaire à Paris. J'ai pris un train de nuit à 23h11 hier soir pour arriver à 6h39 à Bayonne ce matin, ville sous la pluie. La pluie étant prévue toute la journée avec risque d'orages, j'ai renoncé à l'étape du jour en forêt des Landes pour m'occuper de la réparation de mon vélo (personne n'a pu me le faire à Paris pour lundi soir) et dormir au sec à l'auberge de jeunesse. Ces 4 jours à Paris furent intenses, j'ai pu assister à une belle finale de Roland Garros, après avoir mangé le midi le meilleur repas de l'année au restaurant du "club des présidents" sous les tribunes du court central. Pour le match, "c'est leur histoire" titrait l'équipe, mais leur histoire est écrite depuis longtemps et Federer a une nouvelle fois été impuissant face au phénomène Nadal, vainqueur de 45 de ses 46 matchs joués à Roland Garros. Belle finale tout de même, et j'étais super bien placé, à coté du clan Nadal et à une dizaine de mètres de la tribune présidentielle où avaient pris place toutes sortes de starlettes. Un après midi exceptionnel pour moi. Au muséum d'histoire naturelle, j'ai pu me rendre à une exposition temporaire sur les dinosaures avec des squelettes étonnants et impressionnants de ces animaux des temps perdus, notamment au dessus de ma tête un squelette d'oiseau au bec et ailes immenses (3m environ) avec un petit corps, et à la "grande galerie de l'évolution" j'ai pu voir une représentation grandeur nature des animaux vivant sur terre actuellement, ainsi que d'autres disparus. J'ai aussi gravi 670 marches pour monter au 2ème étage de la tour Eiffel avant de prendre l'ascenseur pour le sommet. Il était important pour moi de voir la France d'en haut avant de continuer de la parcourir. J'ai parcouru en vélo 29kms samedi, 8kms dimanche et 47kms lundi dans Paris, ce fut assez spécial hier soir à une heure de pointe sur l'avenue de la Grande Armée puis la place de l'étoile, les champs Elysées et la Concorde. Les cyclistes parisiens conduisent assez mal et comme pour la deuxième fois de la journée je voyais un cycliste s'engager sur le rond point de la place de l'étoile, j'ai tenté de faire pareil, avec moins d'assurance toutefois. C'était risqué et heureusement que les automobilistes parisiens ont des bons réflexes et des bons freins et qu'ils ont bien voulu me laisser la vie sauve, plusieurs fois des voitures ont stoppé net pour me laisser passer avant que je n'engage une descente mémorable des Champs Elysées, beaucoup plus simple mais impressionnante vu la circulation sur les 4 voies. Le soir j'ai pu laisser des affaires chez ma cousine Marie, qu'elle ramènera en Franche Comté. Essentiellement mon bas de jogging (400g) plus indispensable désormais en juin hors des montagnes, et mon panneau solaire (600g) qui fonctionne mais dont le rapport poids/apport énergétique est trop important. A moins de 200g je l'aurais gardé. En prenant l'électricité de temps en temps dans les campings, cela sera suffisant. Je me sépare aussi d'autres petites choses qui se sont avérées utiles mais pas indispensables. Aujourd'hui j'ai pu laisser mon vélo dans un atelier de vélo à Bayonne, et ils ont pu me le remettre en état dans la journée, je m'en sors bien, il n'y a pas eu besoin de changer les poignées, et j'ai acheté une nouvelle sacoche avant, plus petite et qui ne bloquera plus les câbles de vitesse. Soulagé d'avoir de nouveau des vitesses sur le vélo j'ai commencé à parcourir les 3kms me restant pour aller à l'auberge de jeunesse, mais j'ai crevé à deux reprises, respectivement les 10eme et 11eme crevaison depuis le départ et j'ai du parcourir les 2 derniers kilomètres à pied. J'ai planté ma tente dans le jardin de l'auberge de jeunesse à coté de la tente d'un homme dont les problèmes sont bien plus graves que les miens, il faut relativiser et mes problèmes mécaniques sont peu importants. Mes 3 chambres à air étant irréparables je vais parcourir à pied 4 kms demain jusqu'au premier magasin de sport. Ce soir je suis allé voir l'océan...Quel bonheur et que de changements depuis la mer il y a 10 jours, Andorre il y a une semaine, les boulevards parisiens et leur pollution ces derniers jours et désormais les grosses vagues, le bruit et l'air vivifiant de l'océan. Vivement demain dans la forêt des Landes.
Article du Samedi 4 juin 2011
10h23 - Etape 32. Paris (30 kms) Formidable!Exceptionnel! Extraordinaire! Fantastique! Irréel! Enorme! Les mots manquent pour décrire cette journée à Roland Garros hier! J'ai assisté à deux demi finales de rêve sur le court Philippe Chatrier. Roger Federer, meilleur joueur de tous les temps, 16 titres en grand chelem, Raphaël Nadal, meilleur joueur du monde sur terre battue, 5 victoires à Roland Garros, Novak Djokovic, meilleur joueur du monde actuel, 41 victoires consécutives depuis le mois de décembre, et Andy Murray, numéro 4 mondial, se disputaient les deux places en finales dimanche. Dans la première demi finale, Nadal s'est logiquement imposé à l'issue d'un match de très très haut niveau, et le match suivant, "le plus beau match que je n'ai jamais vu à Roland Garros" d'après Patrice Dominguez a atteint des sommets et offert un spectacle hors du commun aux 15000 chanceux.dont je faisait partie sur le central. Dès les premiers points on a compris que le vainqueur de ce match serait favori dimanche au vu de la rapidité des échanges, du peu de fautes, des angles, des zones de jeu, des longueurs de balles et de la puissance dégagée de chacun des coups. Magnifique. Le public aux anges a bien aidé Roger Federer à remporter le premier set, puis le match dans une ambiance de money-time d'une grande salle de basket...A la tombée de la nuit, quel moment inoubliable dans mon tour de France! J'en oublie de parler de Paris, cette ville que j'ai longuement parcouru en vélo jeudi, et je dois dire que chaque avenue, chaque rue, chaque bâtiment, chaque place est jolie cela sur des kilomètres de long, j'ai déjà parcouru quelques capitales en vélo (Rome, Oslo, Helskinki, Talinn, Riga, Varsovie) sans être chauvin Paris est de loin la plus belle et le réseau de pistes cyclables est surprenant. Le maire de Besançon ferai bien de prendre exemple! Pour passer le temps avant la finale, je pense aller faire un tour au château de Versailles cet après midi. Hier je n'étais pas très bien placé dans le stade, mais demain je serai au 6ème rang de la tribune basse pour un nouveau rendez vous tennistique de rêve dans ce tour de France.