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Article du mardi 9 aout 2016 à 12h52

Etapes 601 - 619. Townsville – Mount Isa (903 kms)

J'ai quitté la côte Pacifique à Townsville après trois nuits chez Kay dans une très belle maison. Direction l'intérieur des terres vers Darwin, ville portuaire du nord située à 2500 kilomètres. Peu de monde vit à l'intérieur de l'Australie, il y a un petit village tous les 150 kilomètres environ, je dois donc transporter beaucoup d'eau, jusqu'à 16 litres en quittant Charters Towers, une jolie petite ville qui s'est construite autour de l'exploitation de l'or. L'Australie est très riche en ressources naturelles (ils ont tout) et dans les terres c'est l'industrie minière (zinc, plomb, argent, et or dans cette région) qui a fait venir des gens. Quelques frisons ont pimenté mon parcours dans la région. On m'avait prévenu qu'il y avait des animaux dangereux en Australie mais comme les locaux minimisent les risques et disent que les serpents ont peur de moi je ne m'en inquiétais pas trop jusqu'au jour où je suis passé en vélo à un mètre d'un serpent brun, un gros serpent (brun) à sale tête qui est le deuxième serpent le plus vénimeux au monde! Cela m'a bien refroidi! Le téléphone ne passait pas et j'étais loin de tout hôpital. Le lendemain la foudre a bien failli me tomber sur la tête. En fin de journée je quittais un petit village après avoir admiré un de ces splendides couchers de soleil dont l'Australie a le secret, sur un ciel lourd, orageux et multicolore. Alors que j'avais quitté le village j'ai commencé à entendre des coups de tonnerre, j'ai donc rebroussé chemin et en entrant dans le village la foudre est tombé juste à côté de moi sur ma droite! Je fus choqué, le son et la lumière se sont produit en même temps dans un craquement sec, les gens sont sortis mais on n'a pas su exactement où c'était tombé. J'étais sur la route sur mon vélo métallique et n'ai pas vraiment vu venir cet éclair car l'orage semblait encore assez loin. J'ai planté la tente sur une pelouse communale et ai très peu dormi la nuit, allant trouver refuge dans la station service toute proche quand l'orage revenait. Cet orage m'a coûté ma batterie externe d'ordinateur car pour limiter le risque d'être foudroyé dans la tente j'ai démonté la petite table en aluminium sur laquelle dorment habituellement mon ordinateur et le matériel informatique et j'ai tout posé par terre. Au réveil le matin la pelouse était inondée et en raison d'un petit trou que je n'ai jamais pris le temps de réparer dans le sol de la tente, l'eau est monté dans la chambre, inondant tous mes vêtements et le matériel informatique. J'ai aussi du rester trois jours sans utiliser l'ordinateur afin qu'il sèche complétement. Le lendemain j'ai été invité par Angie à dormir une seconde nuit dans le village dans un grand garage pour être au sec et éviter les orages le soir suivant. En soirée des travailleurs aborigènes qui logeaient non loin m'ont vu dans le garage. Ils m'ont invité chez eux et m'ont offert beaucoup de whiski et ce fut l'occasion d'en apprendre un peu plus sur le peuple qui vivait là en premier et de constater qu'il sont d'une très grande gentillesse et hospitalité! J'ai ensuite pu continuer ma route normalement jusqu'à Mount Isa. Cet épisode pluvieux d'une semaine, anormal pour la saison, à mis beaucoup de boue dans les champs, sur mon vélo et mes affaires. J'étais tout crotté de partout et toutes mes affaires étaient peintes d'un joli brun. Jamais deux sans trois et après avoir évité une morsure de serpent et un foudroiement j'ai également évité de justesse un ennui majeur. En effet pendant sept jours j'ai remis 200 coups de mini-pompe tous les matins dans mon pneu arrière qui se dégonflait très lentement et parfois aussi un peu pendant la journée car cela suffisait et je pensais toujours faire la réparation complète "le jour suivant". Puis à Mount Isa, seule localité de plus de 1000 habitants (65 000) le long des 2000 kilomètres entre Townsville et Katherine, j'ai fais la réparation juste avant de repartir, puis en remontant la roue sur le vélo et en serrant un boulon la tige métallique qui traverse l'axe de la roue a cassé net! Heureusement que je n'ai pas fait cette réparation les jours précédents car j'aurais été en rade en plein désert! Les paysages sur ce parcours furent variés, parfois boisés, parfois de grandes plaines sans rien, et d'immenses pâtures de vaches qui ont peur de moi. Malheureusement toujours autant de kangourous morts au bord des routes c'est un vrai carnage. Peu de trafic, essentiellement des sympathiques retraités qui conduisent des caravanes et tentent de m'aider comme ils peuvent, ainsi que des "trains de route" (road trains) formé d'un camion qui tire 3 remorques et qui me font une bonne aspiration quand ils me doublent, et quelques voitures individuelles bien chargées pour une longue route.

Ci-dessous une petite vidéo relaxante de 19 minutes sur le trajet entre Copenhague et Brisbane. Bon visionnage!

Et j'ai aussi lancé une page facebook qui est mise à jour plus régulièrement que le blog....Likez!
Un flochon qui roule



Et désolé pour les abonnés de la newsletter qui ont reçu le mail en double, une mauvaise manip de ma part.



50 miams   [2 commentaires ]

Commentaires (cacher) :

De yannick gougeard, il y a 2 ans (+ 50 miams) :     Salut Flo, cela faisait longtemps que je n'avais pas pris le temps de te suivre un peu! Tu en as fais des kilomètres depuis le temps !! Je vois que tu prends toujours autant de plaisirs et je suis content pour toi. Continue de nous faire rêver.

De Isa Marguet, il y a 2 ans :     coucou Florent Tu nous ravis toujours par tes aventures et mésaventures. Aussi j ai fait je pense une mauvaise manipulation envoie moi toujours tes articles Bonne route à plus



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