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Article du mardi 17 octobre 2017 à 19h15

Etapes 764 – 782. Douchambé – Frontière Kirghizistan (1256 kilomètres) (1/2)

Après un vol de 600 kilomètres au dessus du Turkménistan et quelques jours d'adaptation à Douchanbé, capitale du Tajikistan, j'ai continué le voyage en compagnie de Charlie, Max, Amund et Chris, quatre voyageurs à vélo originaires d'Angleterre, de Norvège et d'Allemagne et rencontrés dans une auberge. Nous avons d'abord réalisé une difficile étape de montagne de 120 kilomètres avec d'importants dénivelés sous une température qui a atteint 39 degrés à l'ombre, d'après les données météo horaires de mon appli téléphone 1weather. Le rythme fut nettement plus élevé que mon rythme habituel, qui est de 80 kilomètres par jour en moyenne depuis le début de l'année. Malgré tout je me suis accroché pour rester avec eux car cela faisait de la compagnie et car je voulais éviter de camper seul le long de la frontière afghane où nous nous dirigions. Mes premières impressions sur le Tajikistan furent très positives. Les femmes toutes vêtues de jolies robes, les enfants cherchant le contact, très souriants, rigoleurs et tendant leur main pour qu'on tape dedans à notre passage, et la nourriture d'excellente qualité on façonné un début parfait dans ce nouveau pays. Les produits étaient frais, savoureux, locaux et semblaient être tous bio, cultivés dans les villages où nous passions. Lors de cette première étape j'ai beaucoup apprécié une soupe de mouton à l'os avec d'excellents légumes et herbes. Après 3 étapes nous avons atteint la rivière Panj qui fait la frontière avec l'Afghanistan, puis nous avons suivi la frontière en remontant le cours de la rivière. Nous avons dormi tous les soirs à quelques mètres du pays des talibans le plus souvent en camping sauvage, sans trop de problèmes, l'armée tajik veillant sur notre sécurité : un soir alors que nous avions posé nos tentes juste en face d'un village afghan sans véritable autre solution nous avons reçu la visite d'une patrouille de militaires tajiks lourdement armés qui après avoir vérifié nos passeports sont resté plantés près de nous pendant une bonne heure, probablement pour montrer à l'autre rive qu'ils veillaient sur nous. Enfin après six belles et longues journées de vélo nous avons atteint la ville de Khorog où j'ai pris deux jours de repos et rencontré Eric, de son surnom Mimille, un vélovadrouilleur français parti de Chambéry en vélo au début du printemps, laissant sa femme et ses enfants désormais grands pour aller vivre son rêve de voir le monde à vélo sur 14 mois, sponsorisé par le bar des deux savoies de Chambéry, accompagné d'un ami pendant les premiers mois du parcours et désormais à la recherche de nouveaux compagnons. Notre rencontre tombait bien pour continuer ensemble et il s'avérera être le voyageur à vélo le plus sympathique que j'ai rencontré ces quatre dernières années. Dans la même auberge j'ai aussi rencontré Robin, Firmin, et Arlen, trois jeunes suisses réalisant un voyage en vélo/vélos couchés de Lausanne vers l'Asie du sud-est, sur un an, entre la fin de leurs études et le début de leur vie professionnelle. J'ai quitté Khorog avec tout ce petit monde francophone, avec un objectif kilométrique fixé à 50 kilomètres par jour ce qui est cette fois très inférieur à mon rythme de 80 kilomètres par jour depuis le début de l'année, et très lent pour moi, mais je suis tout de même resté avec eux car cela faisait de la compagnie et ils étaient bien mieux équipés que moi pour affronter les dangers des hautes montagnes et des zones reculées du massif du Pamir avec des trousses de sécurité, mécanique, des réchauds et filtres à eau plus adaptés que moi pour ce genre d'expédition. Nous avons quitté la route principale M41 pour continuer le long de la frontière afghane en remontant toujours le cours du Panj puis la rivière Wahkan-Daria, le long d'une route rarement goudronnée et rarement couverte par le réseau téléphonique. Nous faisions souvent des longues pauses car Robin, Firmin et Arlen, les \HELLO <_BIKE> WORLD! sur facebook et youtube, font des prises de vue photo/vidéo pour leurs films. Ils sont les geeks du voyage à vélo. Ils transportent du matériel sophistiqué de capture photo/vidéo et un drone et réalisent des montages de très grande qualité. Je suis heureux d'avoir rencontré Mimille et ces trois petits suisses qui voyagent dans le même esprit que moi et nous prenons du plaisir à faire un bout de chemin ensemble. Un matin en déjeunant nous écoutons un podcast de l'émission "la planète bleu" de la radio "couleur 3", au son de la grosse enceinte des \HELLO <_BIKE> WORLD! Les suisses voyagent avec un super couteau suisse alors qu'Eric le savoyard a un super opinel. La route devient rapidement difficile à cause du revêtement, le sol est parfois sablonneux mais les efforts sont récompensés par les rencontres avec les gens qui vivent dans ces endroits reculés du monde : les enfants bien sûr avec qui on s'arrête pour discuter, jouer ou même danser comme des fous en improvisant une piste de danse au milieu de la route, et qui nous poussent parfois dans les pentes les plus raides, mais aussi les adultes qui ont chacun leur propre histoire à raconter.



[EN] After a flight of 600 kilometers over Turkmenistan and a few days of adaptation in Dushanbe, capital of Tajikistan, I continued the journey with Charlie, Max, Amund and Chris, four bicycle travelers from England, Norway and Germany and met in a hostel. We made a tough 120-kilometer mountain stage with significant gradients under a temperature that reached 39 degrees celsius in the shade, based on the weather data from my 1weather phone app. The pace was significantly higher than my usual pace, which is 80 kilometers per day on average since the beginning of the year. Despite that I stayed with them because it made the company and because I wanted to avoid camping alone along the Afghan border where we were heading. My first impressions of Tajikistan were very positive. The women all dressed in pretty dresses, the children looking for contact, very smiling, laughing and stretching their hand so that we could stamp in our passage, and the food of excellent quality fashioned a perfect start in this new country. The products were fresh, tasty, local and seemed to be all organic, grown in the villages we were passing through. During this first stage I enjoyed a soup of sheep to the bone with excellent vegetables and herbs. After 3 stages, we reached the Panj River, which is the border with Afghanistan, and then we followed the border up the river. We slept every evening a few yards from the Taliban country most often in wilderness camping, without too much trouble, the Tajik army taking care of our safety: one evening when we had put our tents right in front of an afghan village without any other solution and we were visited by a patrol of heavily armed Tajiks who, after checking our passports, were planted near us for a good hour, probably to show to the other side of the river that they were watching over us. Finally after six beautiful and long days of cycling we reached the town of Khorog where I took two days of rest and met Eric, his nickname Mimille, a French cyclist riding from Chambéry by bike in early spring, leaving his wife and his children, who are now great, to go see the world by bike during 14 months, sponsored by the bar of the two savoyes of Chambéry, accompanied by a friend during the first months of the journey and now in search of new companions. Our meeting was good to continue together and it turns out to be the most friendly cycling traveler I have met in the last four years. In the same hostel I also met Robin, Firmin, and Arlen, three young Swiss cyclists traveling by bike / recumbent bikes from Lausanne, Switerland, to Southeast Asia, one year between the end of their studies and the beginning of their working life. I left Khorog with all this small french speaking world, with a kilometric objective fixed at 50 kilometers per day which is this time much lower than my pace of 80 kilometers per day since the beginning of the year, and very slow for me, but I still stayed with them because it made the company and they were much better equipped than me to face the dangers of the high mountains and remote areas of the Pamir massif with safety kits, mechanical, stoves and water filters more suitable than me for this kind of expedition. We left the main M41 road to continue along the Afghan border, continuing up the Panj River then the Wahkan-Daria River, along a road that is rarely paved and rarely covered by the telephone network. We often take long breaks because Robin, Firmin and Arlen, \ HELLO <_BIKE> WORLD! on facebook and youtube, make photo / video shots for their movies. They are the geeks of the bike trip. They carry sophisticated photo / video capture equipment and a drone and make very high quality movies. I am glad to have met Mimille and these three little Swiss who travel in the same spirit as me and we take pleasure in going a long way together. One morning while lunching we listen to a podcast of the program "the blue planet" of the swiss radio "color 3", to the sound of the big speaker of \ HELLO <_BIKE> WORLD! The Swiss travel with a super Swiss knife while Eric the Savoyard has a super opinel knife. The road quickly becomes difficult because of the pavement, the ground is sometimes sandy but the efforts are rewarded by the meetings with the people who live in these remote places of the world: children of course with whom one stops to discuss, play or even dancing like madmen by improvising a dance floor in the middle of the road, and which sometimes push us on the steepest slopes, but also adults who each have their own story to tell.

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