2013. Besançon - Montpellier - Barcelona - Valencia - Sevilla - Canary Islands - Gibraltar - Lisbon - Porto - Bordeaux - Strasbourg - Amsterdam - Copenhagen - Stockholm - North Cape - Oslo - Berlin - Prague - Munich - Besançon. 2014 : Besançon - Nice - Milan - Dubrovnik - Rome - Turin - Paris - Reykjavik - Halifax - Montréal - New-York - Washington - Orlando. 2015 : Miami - Orlando - New Orleans - San Antonio - Chicago - Toronto - Winnipeg - Calgary - Vancouver - Seattle - San Francisco - Los Angeles - Las Vegas. 2016 : Las Vegas - Salt Lake City - Seattle - Hawaii - Sydney - Brisbane - Darwin - Bali - Singapour- Kuala Lumpur - Katmandu. 2017 : Besançon - Vienna - Budapest - Belgrad - Izmir - Nicosie - Tabriz - Mashhad - Dushambe









Ou suis-je / Where am i?
29/07/2017 :
Douchanbé, Tajkistan


Derniers commentaires /
Last Comments

>>   Par Grard, le 18/05
       "des gens qui semblent tous...
>>   Par Florent, le 23/01
       Merci Grard et Christine,...
>>   Par Grard Martinez, le 22/01
       Heureux de te retrouver! On...
>>   Par Florent, le 19/11
       Dsol si je ne donne plus...
>>   Par Grard Martinez, le 17/10
       Bonjour Florent. Il y a un...



Anciens voyages :
>> Tour de France (83)
>> Aller retour en Suède (45)
>> Malte - Besançon (7)




Articles 6 - 10 / 259
1 2 3 4 5


Article du samedi 25 mars 2017 à 16h31

Etapes 665 – 678. Roulans – Vienne (1208 kilomètres)

[FR] (in english below)
Après une quatrième pause hivernale, je suis reparti le dimanche 5 mars au matin sur les roues du monde pour une cinquième année d'itinérance consécutive de découverte de ma planète à bicyclette. Après être monté dans 11 avions l'an passé j'ai choisi pour cette année de rester sur le plancher des vaches et c'est donc de la douce France que j'ai repris la route et plus précisément depuis Roulans, le village de mon enfance dans le Doubs. Cap à l'est, vers le pays du soleil levant, loin, très loin de l'autre côté de l'Asie. Il va falloir beaucoup pédaler. Une traversée eurasiatique qui devrait durer environ six mois avant de vraisemblablement de mettre le cap au sud pour continuer l'exploration de l'Asie du sud-est. Je me suis rapidement rendu sur l'eurovelo 6, un itinéraire cyclable qui traverse l'Europe d'ouest en est en suivant différents fleuves et qui passe à 3 kilomètres de Roulans. Après une pause de quatre mois j'avais vraiment envie de faire du vélo alors j'ai roulé pendant 14 jours sans interruption pour atteindre la capitale autrichienne à l'issue d'une dernière étape de 173 kilomètres terminée à minuit sous une pluie diluvienne et froide. Mon vélo nettement allégé cet hiver (gain de 5 kg sur le matériel courant) me permet de rouler avec d'avantage de confort, de liberté, de vitesse mais aussi de discrétion ce qui sera un avantage dans les pays dangereux. L'expérience des années passées m'a beaucoup aidé pour ces choix matériels stratégiques, j'ai désormais une parfaite connaissance de mes besoins et des solutions disponibles pour vivre avec peu et avec du confort. Les premiers jours furent un peu rudes en raison de la pluie froide. J'ai d'abord du demander l'hospitalité chez l'habitant en dernière minute à Belfort puis à Huningue, ce fut l'occasion de faire de très belles rencontres. Puis les deux soirs suivants ce fut le retour à la vie sauvage avec des bivouacs dans des forêts suisses en pente et bien peu confortables sous la pluie et avec des étranges bruits d'animaux nocturnes (probablement des cerfs) plutôt impressionnants, mais j'aime tout cela. J'ai ensuite traversé l'Allemagne. J'y ai plutôt dormi dans les nombreuses auberges de jeunesse rénovées que compte le pays. Les journées furent assez monotones sans grand chose pour faire pétiller les yeux : tout au plus quelques vieilles cathédrales noircies et des canards, oies et cygnes barbotant dans les eaux calmes du Danube déjà grand lorsque je l'ai rejoint près de Ulm. Ce long fleuve sera mon compagnon de route jusqu'à la mer noire. Le truc le plus à même de faire monter l'adrénaline fut malheureusement une prise de bec avec un automobiliste en Porsche qui m'a klaxonné en me doublant, car je roulais sur la route alors qu'il y avait un chemin à côté. Je lui ai naturellement envoyé des gros bras d'honneur (j'étais dans mon droit, le panneau du chemin indiquait un chemin piéton autorisé aux cyclistes, mais pas une obligation cyclable). Une minute plus tard il a fait demi-tour et s'est arrêté à ma hauteur pour me dire qu'il y avait une piste cyclable...Mon visage a changé de couleur, je suis allé vers lui en profanant des insultes dans un subtil mélange d'allemand-anglais-français et je n'ai pas eu le temps de lui expliquer le panneau qu'il a pris peur et est reparti. J'ai malgré tout fait le choix de continuer sur le chemin piéton qui devenait de meilleur qualité et ce choix fut judicieux car quelques minutes plus tard il est repassé dans le sens initial à 200 km/h (j'exagère un peu) et m'aurait peut-être tué si j'étais resté sur la route. Cet incident montre les tensions qui existent entre les puissants intérêts cyclistes et automobilistes très développés dans ce pays où tout est droit et carré. Ce sont chez des hôtes warmshowers que j'ai trouvé du réconfort avec des bonnes bières bavaroises et des énormes morceaux de charcuterie locale. Ensuite, j'ai roulé quelques jours en Autriche. Ce pays m'a rappelé la France avec des boulangeries garnies de bons gâteaux, des habitants sympathiques qui m'ont parfois spontanément invité chez eux, quelques jolis petits villages et villes et ce déjà énorme Danube qui coule paisiblement entre ses différents barrages hydrauliques. Ma tente trempée après un nouveau bivouac sous la pluie dans la nature, et un fort vent dans le dos m'ont décidé ensuite d'aller à Vienne d'une seule traite pour une étape de 173 kilomètres, la troisième la plus longue depuis le début de ce voyage autour du monde. J'ai atteint Vienne à minuit et ne m'y suis pas trop attardé, voulant encore pédaler et pédaler encore après cette pause hivernale, et surtout me rapprocher du Japon qui est encore très loin.

Etape 665. Roulans – Belfort. 101 kms.
Etape 666. Belfort - Huningue. 70 kms.
Etape 667. Huningue - Laufenbourg. 55 kms.
Etape 668. Laufenbourg - Steckborn. 100 kms.
Etape 669. Steckborn - Ravensbourg. 54 kms.
Etape 670. Ravensbourg - Ulm. 102 kms.
Etape 671. Ulm - Rettingen. 83 kms.
Etape 672. Rettingen - Ingolstadt. 69 kms.
Etape 673. Ingolstadt - Ratisbonne. 80 kms.
Etape 674. Ratisbonne - Plattling. 88 kms.
Etape 675. Plattling - Passau. 64 kms.
Etape 676. Passau - Linz. 99 kms.
Etape 677. Linz - Dornach. 70 kms.
Etape 678. Dornach - Vienne. 173 kms.


[EN]
After a fourth winter break, I left on Sunday morning, March 5th, for a fifth consecutive year of exploring my planet on a bicycle. Having taking 11 planes last year I chose for this year to stay on the floor of the cows and it is therefore from France that I took the road and more precisely from Roulans, the village of my Childhood in eastern France. Heading east, towards the land of the rising sun, far, very far at the other side of Asia, it will be necessary to pedal a lot. A Eurasian crossing that is expected to last about six months before i will probaby head south to continue exploring Southeast Asia. I quickly came to the eurovelo 6, a cycling route that crosses Europe from west to east following different rivers and tant passes 3 kilometers from my parent's village. After a four-month break I really wanted to ride a bike so I drove for 14 days without interruption to reach the Austrian capital at the end a final stage of 173 kilometers (108 miles) ended at midnight in a torrential and cold rain. My bike, lighter than last year (gain of 5 kg on the equipment) allows me to ride with more comfort, freedom, speed but also discretion which will be an advantage in dangerous countries. The experience of the past years has helped me a lot in these strategic material choices, I now have an excellent knowledge of my material needs and the solutions available to live with with light and basic things and with comfort. The first days were a bit rough because of the cold rain. First I had to ask for the hospitality of the inhabitant at the last minute in Belfort then in Huningue, it was the opportunity to do very nice meetings. Then on the two evenings following it was the return to wild life with free camping in sloping Swiss forests and very uncomfortable in the rain and with strange sounds of nocturnal animals (probably deer) rather impressive but I like That. I then crossed Germany. I rather stayed in the many renovated hostels in the country. The days were monotonous but i saw blackened cathedrals, and ducks, geese and swans dabbling in the calm waters of the already large Danube when I joined it near Ulm. This long river will be my companion to the Black Sea. The trick most likely to drive the adrenaline was unfortunately a beating with a motorist in Porsche who honked me by doubling me, as I was driving along the road while there was a path next to it. I naturally sent him big fucks (I was in my right, the road sign indicated a pedestrian path allowed to cyclists, but not a bicycle path). A minute later he turned around and stopped at me to tell me there was a bike path... My face changed color, I went to him by profaning insults in a Subtle blend of German-English-French and I did not have time to explain the sign that he caught fear and left. I chosed to continue on the pedestrian path which became better quality and this choice was judicious because a few minutes later he came back in the initial direction at 200 km/h (I exaggerate a bit) and might have killed me if I had stayed on the road. This incident shows the tensions between powerful cycling and motorist interests in this country where everything is straight and square. It was with warmshowers hosts that I found quiet and comfort with good Bavarian beers and enormous pieces of local sausages. Then I drove a few days to Austria. This country reminded me of France with bakeries packed with good cakes, friendly people who sometimes spontaneously invited me to their homes, some pretty little villages and towns and this already enormous Danube that flows peacefully between its various hydraulic dams. My tent soaked after a new bivouac in the rain in the wild, and a strong wind in the back decided to go to Vienna in one day for a stage of 173 kilometers, the third longest since the the beginning of this journey around the world. I reached Vienna at midnight and did not spent too much time, wanting to pedal and pedal again after this winter break, and especially to get closer to Japan which is still very far.

0 miam   [4 commentaires ]

Commentaires (cacher) :

De Danièle BAUDIN, il y a 1 an :     Je parlais justement de toi à Marie Jeanne cet après midi, lui demandant si elle avait de tes nouvelles par Nadine. Et bien, voilà c'est fait. Bien pensé à toi le jour de ton départ, car la pluie ne t'a pas épargné. Bonne continuation pour la suite. Danièele

De Florent, il y a 1 an :     Merci Danièle, très gentil :-) Et à l'année prochaine pour une nouvelle soirée photos :-)

De inconnu, il y a 1 an :     Bonjour Florent. " Mon vélo nettement allégé cet hiver (gain de 5 kg sur le matériel courant)", " Ma tente trempée après un nouveau bivouac"= + 5 kg de pluie! Donc, tous comptes fait: -5+5=0. Est-ce que le mathématicien confirme? Et depuis Roulans...roulant,roulant,roulant à vélo! Bonne route. Christine et Gérard

De inconnu, il y a 1 an :     Salut Florent, je "surveillais" régulièrement ton blog pour voir si tu avais repris la route...et voilà, ce matin j'ai la réponse. Je suis toujours époustouflée devant cette épopée et ces défis, ces conditions parfois/souvent spartiates. Prends garde à toi, le monde des Bisounours n'existe pas vraiment ! Gros bisous de Dordogne. Danièle



Ajouter un commentaire

Nom (*) : Prénom (*) : ou pseudo (*)
Email (*, **) : Site web (*, ***) :

Miams (*, ****) :
* : facultatif. ** : aucune adresse email ne sera publiée. *** : url complète. **** : ajoutez des miams si l'article vous plait (maximum 99 par commentaire).