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Article du mardi 6 septembre 2016 à 15h41

Etapes 644-645. Bali.

J'ai atterri à l'aéroport international de Denpasar, sur l'île Bali, l'une des 17 508 îles que compte l'Indonésie, en provenance de Darwin, en Australie, le mercredi 17 août 2016 au soir, et j'ai réassemblé le vélo dans un parking souterrain de l'aéroport sous le regard d'un curieux qui m'a longuement observé. Le même regard interrogatif que j'ai eu moi-même quelques jours plus tard en assistant à une cérémonie religieuse indoue au coin d'une rue. C'est la rencontre de deux cultures très différentes, et après avoir parcouru 44000 kilomètres dans le monde "occidental" (bien que l'Australie soit en orient) il est bien venu de pouvoir maintenant découvrir de nouvelles cultures et de nouveaux hommes. Pour faire mes premiers mètres en Indonésie je devais d'abord quitter ce parking. Il n'y avait qu'une seule route devant moi. Elle était en contre-sens avec deux flèches au sol dirigées vers moi. Comme il y avait deux policiers non loin je suis allé leur demander si on roule à droite ou à gauche dans leur pays, afin de ne pas reproduire l'erreur de Sydney. Ils m'ont répondu en me demandant où j'allais, j'ai répondu à Kuta et ils m'ont indiqué la route en contre-sens, en roulant lentement à droite, puis de prendre à droite à la prochaine intersection. Des policiers qui m'indiquent un sens interdit, je n'aurais jamais imaginé cela possible! Bienvenue en Indonésie. J'ai donc débuté l'Indonésie à contre sens jusqu'à la première intersection où je devais traverser la route. J'ai manqué d'être percuté une mobylette qui arrivait en silence derrière moi. Vu que j'étais en sens interdit je n'avais pas imaginé qu'un véhicule puisse arriver de derrière! J'ai rapidement compris qu'en Indonésie, les vélos et les mobylettes ont tous les droits et peuvent rouler sur les voies qu'ils veulent et dans le sens qu'ils veulent, et même sur les trottoirs. La circulation est tellement dense et lente, et le trafic tellement dominé par les mobylettes (75% des véhicules) que chacun tente de faire sa place comme il peut sans règles bien établies ou respectées. J'ai souvent été doublé de très près (quelques centimètres) par des mobylettes car les routes sont étroites et les bas-côtés sont en mauvais état (souvent des trous ou des gens qui stationnent n'importe comment). Mais comme la circulation est assez lentes, et que les gens sont cool, courtois et de bonne humeur malgré le trafic, je ne me sens pas en danger. Le danger principal est moi même, car ayant passé plus de la moitié de ma vie dans la lune, je dois m'efforcer à ne jamais relâcher l'attention et à bien garder ma ligne, une ligne droite serrée à gauche de la gauche (en Indonésie on roule à gauche). J'ai fait une pause au premier distributeur de billet pour retirer de la devise locale, des roupies indonésiennes, dont je n'avais aucune idée du cours. J'ai demandé 1 200 roupies. Ce fut accepté et la machine m'a retourné une liasse de billets (24) de 50 000 roupies (en fait 1 200 000 roupies soit 80 euros en 24 billets de 3,3 euros). Avec un million en poche et autant de billets de la plus grande coupure disponible je me suis senti riche! Le coût de la vie est faible ce qui m'a permis de manger dans des restaurants (en général une grosse louche de riz à laquelle on ajoute ce qu'on veut comme feuilles ou légumes verts, soupes, poissons et viandes) et déguster de délicieux jus de fruits tropicaux glacés composés d'un mélange de fruits frais pressés devant moi. J'en ai bu plusieurs fois par jour et ce fût un vrai régal. J'ai trouvé sans difficultés une solution provisoire pour ma dynamo de moyeu en panne. Etant de passage devant un magasin de vélo, j'ai exposé le problème. On m'a demandé de patienter 5 minutes puis on a pris mon vélo, travaillé 2 heures et demi dessus pour retirer la dynamo, essayé sans succès de la réparer, mettre un nouveau moyeu et re-rayonner la roue, tout en m'apprenant quelques mots d'indonésien, m'offrant des cafés et même un tee-shirt. Coût de la réparation : 5 euros pour le nouveau moyeu shimano et la main d'oeuvre offerte car on est heureux d'aider un voyageur de passage. Je suis resté 4 jours à Denpasar, la plus grande ville de Bali, et à Kuta, banlieue touristique et festive au bord de la mer, avec beaucoup d'australiens qui viennent ici boire et faire la fête pour pas cher. Outre la nourriture, j'ai apprécié la vue de ces innombrables temples indous, bien qu'abimés par le temps et noircis par la pollution, et ces mignons petits paniers d'offrandes multicolores composés de fleurs et de nourriture qui fait la joie des fourmis locales. Aussi, les statues géantes au milieu des ronds points sont une curiosité. J'ai toutefois limité les déplacements, extrêmement difficiles à cause du trafic continu et très dense, de l'impossibilité de traverser certaines routes (quasi absence de feux de circulation ou de passages piétons, et autres infrastructures comme des ponts) et de l'insupportable pollution qui rend l'air irrespirable et m'a obligé à rouler en quasi-apnée au milieu des autres usagers de la route qui portaient souvent un genre de masque de chirurgien devant le visage pour filtrer les particules. J'ai finalement quitté Denpasar pour aller trouver deux jours plus tard un ferry pour l'île de Java. La route s'est faite 100% en milieu urbain néanmoins dans les derniers kilomètres de ce parcours il y eut un peu de verdure et j'ai vu des singes en liberté au bord de la route. J'ai été heureux de constater qu'un animal sauvage ait pu survivre à cette marée humaine, mais j'ai appris plus tard que j'étais dans un parc dans lequel les singes sont volontairement maintenus pour attirer les touristes.

Etape 644. Kuta – Suraberata. 57 kilomètres
Etape 645. Suraberata – Rogojampi (Java). 103 kilomètres


56 miams   [4 commentaires ]

Commentaires (cacher) :

De inconnu, il y a 2 ans :     Bonne chance pour ta nouvelle aventure plein de soleil de fruits d oiseaux Et de nouvelles coutumes et accueil Nouveau périple ! Nadine

De inconnu, il y a 2 ans :     Merci tata à bientôt bisous

De Gérard Martinez, il y a 2 ans (+ 25 miams) :     Bonjour Florent. Tu pourrais presque recycler (je ne l'ai pas fait exprès) ton vélo en fabrique de brochettes. Dans la journée tu pédales et le soir tu te prépares un bon barbecue avec les rayons...il faut juste de la patience pour démonter/remonter. A part ça les boissons ont l'air délicieuses effectivement!Quel temps fait-il en ce moment là où tu es? Ici dans le Midi on passe brutalement des grosses chaleurs à l'automne frisquet. Amitiés Gérard

De Florent, il y a 1 an (+ 31 miams) :     Salut Gérard!!! Ah ah recycler! Pas pensé à utiliser les rayons de la sorte, c'est une idée! Je suis à Singapour, pile sur l'équateur terrestre, ici il fait chaud toute l'année! Amitiés.



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