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Article du Lundi 11 mars 2019

13h10 - Etapes 1016-1032. Mascate-Salalah (1391 kilomètres)

[FR] (in english below)
Tout d'abord, ce parcours de Mascate à Salalah se présente sous la forme d'un petit défi sportif, car sans avoir pris de jour de repos depuis Dubai, et sans en prendre non plus à Mascate, je dois maintenant parcourir en moyenne 87 kilomètres par jour pendant 16 jours consécutifs pour arriver à Salalah avant l'expiration de mon visa touristique. Ce n'est pas insurmontable, mais c'est difficile à combiner avec mon travail et il est difficile de trouver du plaisir de pédaler quand les kilomètres s'enchainent à ce rythme et que de la fatigue physique s'accumule. À Mascate, je prends tout de même le temps de visiter la grande mosquée du sultan Qaboos. Je suis ébloui par la beauté de la salle des prières et fais un grand "wow!", le souffle coupé, en arrivant dedans. Surplombée par ce qui est très certainement le plus beau lustre au monde, sous une coupole immense dont les vitraux laissent passer une petite lumière colorée, se dresse un immense tapis persan et des magnifiques colonnes et lustres. Une petite merveille et une visite qui en valait largement la peine ! Je continue ensuite le long du golfe d'Oman. Les routes sont d'excellente qualité, neuves, larges et avec une belle bande sur le côté sur laquelle je suis en sécurité. C'est chouette. Je bivouaque au "Bimmah Sinkhole", un étonnant trou d'eau naturel, puis j'arrive à la pointe nord-est du pays et quitte le golfe d'Oman et pour prendre la direction plein sud le long de la mer d'Arabie et de l'océan Indien. Je traverse le désert de sable du Wahiba, avec quelques belles dunes le long de la route et les dromadaires qui vont bien avec, le tout sous un fort soleil comme vous pouvez vous en douter. Je campe le soir dans le sable, après une douche prise avec un bidon de 750 ml. Le petit trou du bidon de cycliste permet de bien maîtriser la pression de l'eau, et de me laver avec très peu d'eau, mais pas question d'utiliser de savon dans ces conditions, car le rinçage serait trop gourmand en cette précieuse ressource liquide. Les Omanais sont toujours aussi sympa et généreux, à longueur de journée des automobilistes s'arrêtent pour me demander si j'ai besoin de quelque chose. On m'offre de l'eau, des fruits, et un bon kilo d'une pâte artisanale locale sucrée à base de graines de palmiers. La vie est belle dans ce pays et le voyage est au-delà de mes espérances, il y a de la quiétude dans les paysages, de la gentillesse dans l'air et une sensation d'infinité et de grande liberté. Jamais je ne me demande où je vais dormir le soir. Pendant que je pédale sort de ma puissante (15W) mais lourde (450g) enceinte Bluetooth le son de podcasts de radios françaises : des classiques, le grand studio RTL, Pop Rock Station by Zegut de RTL2, mais aussi une très belle émission de "radio voyageurs" consacrée à Oman, dans laquelle on me conseille d'aller visiter Salalah, car c'est une ville très particulière. Cela tombe bien, car j'y vais, mais on me conseille de prendre l'avion pour aller de Mascate à Salalah, car en voiture, 900 kilomètres, c'est vraiment trop long!... Le tourisme est en plein essor à Oman, la destination est notamment prisée de touristes français. J'en croise quelques-uns ce qui détourne mes pensées vers mon pays d'origine. D'abord une famille originaire d'un petit village du 71 près de Dole, en année sabbatique, à 5 dans un camion aménagé. Nous échangeons quelques mots et je donne l'adresse de mon site de math à l'ainée qui a des difficultés avec les cours du CNED de seconde. L'algèbre, le calcul littéral et la résolution des équations ayant été quasiment supprimés des programmes du collège il y a 2 ans et le programme de seconde n'ayant pas changé, il n'y a rien d'étonnant à cela, mais à quoi bon essayer de se familiariser avec ces notions alors que les maths vont devenir une simple option en classe de première à la rentrée prochaine ? Un pays qui ne sait pas résoudre des équations et n'a aucune compréhension des sciences est un pays qui coure à sa perte, me dis-je, mais telle est la volonté de ministres de l'éducation systématiquement issus des milieux littéraires et philosophiques ces dernières années. Un peu plus tard, je croise à l'entrée d'un petit restaurant un groupe d'une vingtaine de Français principalement retraités, en voyage organisé. Après quelques brefs échanges, l'un d'eux me dit : "c'est bien beau tout cela, mais cela ne cotise pas beaucoup pour les retraites !". C'est toujours gênant quand la génération qui a endetté le pays de 2000 milliards d'euros, avec désormais 50 milliards d'intérêts à payer chaque année, soit pratiquement le budget de l'éducation nationale, et je ne parle même pas de la dette écologique, a l'indécence et le culot de demander aux jeunes d'aujourd'hui de payer les retraites. Je réponds que je paie avec les revenus de publicités sur un site de math gratuit, mais mon interlocuteur ne semble pas comprendre. Leur table étant pleine et le serveur peu gracieux, je passe mon chemin et continue ma route. La suite et la fin du parcours vers Salalah furent bien physiques est assez costaud avec une succession d'étapes de plus de 100 kilomètres suivies d'une étape avec 1000 mètres d'ascension et de deux étapes de vent de face. Mais dans ce fabuleux pays qui m'offre tant en retour, les efforts sont facilités et toujours récompensés : le soleil qui brille tous les jours dans le ciel, les nombreux dromadaires le long de la route que j'aime beaucoup, la simplicité pour trouver des endroits pour dormir, la gentillesse des habitants et les magnifiques couchers de soleil rendent les efforts largement supportables et offrent à ce voyage une nouvelle page unique. Et comme petit cadeau bonus, sur la fin, j'ai eu la surprise de voir une très belle cascade sur ma droite ce qui est d'autant plus étonnant qu'en un mois depuis Dubaï, je n'avais encore jamais vu une goutte de pluie ou d'eau courante. Puis j'ai eu droit à des paysages très changeants et plus verts car le sud d'Oman connait une saison des pluie, il y a d'un seul coup une végétation tropicale, et c'est avec une noix de coco dans mon panier, fraiche et percée pour en boire le jus à la paille que je suis entré dans Salalah, après 32 étapes consécutives sans jours de repos et 28 bivouacs en pleine nature. Après une journée de repos pour préparer mon vol en direction de l'Inde, et faire une grosse réserve de muesli et autres produits bio au supermarché Carrefour de la ville, j'ai décollé pour l'Inde.


[EN]
First of all, this course from Muscat to Salalah comes in the form of a small sporting challenge, because without having taken a day off from Dubai, and without taking any more in Muscat, I have now Travel an average of 87 kilometers a day for 16 consecutive days to get to Salalah before the expiry of my tourist visa. It's not insurmountable, but it's hard to combine with my work, and it's hard to find the pleasure of pedaling when the miles go on at this rate and physical fatigue builds up. In Muscat, I still take the time to visit the Grand Mosque of Sultan Qaboos. I am dazzled by the beauty of the prayer room and make a big "wow!", Gasping for breath, as I get into it. Overlooked by what is most certainly the most beautiful chandelier in the world, under a huge dome whose stained glass windows let a small colored light, stands a huge Persian carpet and beautiful columns and chandeliers. A marvel and a visit that was well worth it! I continue then along the Gulf of Oman. The roads are of excellent quality, new, wide and with a nice band on the side on which I am safe. It's nice. I bivouack at the "Bimmah Sinkhole", an amazing natural waterhole, then I arrive at the northeastern tip of the country and leave the Gulf of Oman and head south along the Arabian Sea and the Indian Ocean. I cross the sand desert of Wahiba, with some beautiful dunes along the road and camels that go well with, all under a strong sun as you can imagine. I camp in the evening in the sand, after a shower with a 750 ml can. The small hole of the cyclist can makes it possible to control the pressure of the water, and to wash me with very little water, but no question of using soap under these conditions, because the rinsing would be too greedy in this precious liquid resource. The Omanis are always so nice and generous, all day motorists stop to ask me if I need something. I am offered water, fruit, and a good kilo of a local sweet pastry made from palm seeds. Life is beautiful in this country and the trip is beyond my expectations, there is tranquility in the landscape, kindness in the air and a feeling of infinity and freedom. I never wonder where I'm going to sleep at night. While I pedal out of my powerful (15W) but heavy (450g) Bluetooth speaker the sound of French radio podcasts: classics, the big RTL studio, RTL2's Pop Rock Station by Zegut, but also a very nice show of "Travel radio "dedicated to Oman, in which I am advised to visit Salalah because it is a very special city. This is perfect because I go there, but I am advised to fly from Muscat to Salalah, because by car, 900 kilometers, it is really too long!... Tourism is booming in Oman, the destination is particularly popular with French tourists. I come across a few of them that divert my thoughts to my home country. First a family from a small village near Dole, sabbatical year, 5 in a truck. We exchange a few words and I give the address of my math site to the eldest who has difficulties with the courses. Algebra, the literal calculus and the resolution of the equations having been almost removed from the college programs 2 years ago and the second program has not changed, it is not surprising that, but what good try to become familiar with these notions while the math will become a simple option in first class at the beginning of the next school year? A country that does not know how to solve equations and has no understanding of science is a country that runs to its ruin, I say, but such is the will of ministers of education systematically from literary and philosophical circles these last years. A little later, I meet at the entrance of a small restaurant a group of about twenty French mainly retired, on a tour. After a few brief exchanges, one of them said to me: "It's all well and good, but it does not pay much for pensions!" It is always embarrassing when the generation that has indebted the country of 2000 billion euros, with now 50 billion interests to pay each year, is almost the budget of the national education, and I do not even speak of the ecological debt, has the indecency and the nerve to ask today's youth to pay pensions. I answer that I pay with advertising revenue on a free math site, but my interlocutor does not seem to understand. Their table being full and the server ungracious, I go my way and continue my journey. The continuation and the end of the course towards Salalah were very physical is quite strong with a succession of stages of more than 100 kilometers followed by a stage with 1000 meters of ascent and two stages of headwind. But in this fabulous country that offers me so much in return, efforts are facilitated and always rewarded: the sun that shines every day in the sky, the many camels along the road that I like a lot, the simplicity to find places to sleep, the kindness of the locals and the beautiful sunsets make the efforts largely bearable and offer this trip a new unique page. And as small bonus gifts, on the end, I was surprised to see a beautiful waterfall on my right which is even more amazing than a month since Dubai, I had never seen a drop of rain or running water. Then I was treated to very changeable and greener landscapes because the south of Oman knows a season of rain, there is at once a tropical vegetation, and it is with a coconut in my basket , fresh and breakthrough to drink the straw juice that I entered Salalah, after 32 consecutive stages without rest days and 28 bivouacs in the countryside. After a day of rest to prepare my flight to India, and make a big reserve of muesli and other organic products at the supermarket Carrefour of the city, I took off for India.


Etape 1016. Mascate – Tunus. 34 kms.
Etape 1017. Tunus – Bimmah Sink Hole. 89 kms.
Etape 1018. Bimmah Sink Hole – Sur. 88 kms.
Etape 1019. Sur – Al Ashkhirah. 118 kms.
Etape 1020. Al Ashkhirah – Sherkh. 83 kms.
Etape 1021. Sherkh – Hilf. 87 kms.
Etape 1022. Hilf – Route 32. 67 kms.
Etape 1023. Route 32 – Route 32. 72 kms.
Etape 1024. Route 32 – Duqm. 79 kms.
Etape 1025. Duqm – Wadi Dharif. 99 kms.
Etape 1026. Wadi Dharif – Al Khail. 101 kms.
Etape 1027. Al Khail – Route 41. 106 kms.
Etape 1028. Route 41 – Route 42. 101 kms.
Etape 1029. Route 42 – Wadi Suneik. 51 kms.
Etape 1030. Wadi Suneik – Hadbeen. 60 kms.
Etape 1031. Hadbeen – Wadi Al Ghazir. 98 kms.
Etape 1032. Wadi Al Ghazir – Salalah. 58 kms.


100 miams  [5 commentaires ]

Commentaires (cacher) :

De Florent, il y a 1 an (+ 1 miams) :     Merci Gérard, tu méritais d'être mis à l'honneur!! Les touristes n'étaient pas à vélo mais les fesses bien posées dans 4 voitures de location...Amitiés depuis le Doubs.

De Gérard MARTINEZ, il y a 1 an (+ 99 miams) :     Bonjour Florent, ouah ! Je suis en train de devenir un artiste célèbre grâce à ton site! Bon, ils seront tous nul en math, ils arriveront à écrire un peu de français sans trop de fautes d'orthograffe grâce à Google corrector, mais de toutes façons, ils n'arriveront pas à s'inscrire en fac vu le merdier qui a été mis en place...bon, ils n'auront qu'à partir voir du pays en vélo, ça forme la jeunesse! Et à propos...ils étaient en vélo les 20 touristes en voyage organisé? Ou ils avaient seulement un petit vélo dans la tête? Bon assez déconné, nous te souhaitons, Christine et moi, des monts et merveilles en Inde. Gérard

De Danièle C. , il y a 1 an :     Salut Florent, toujours très intéressant, passionnant et touchant de suivre ton voyage, tes belles rencontres, tes découvertes le plus souvent empreintes de douceur et de beauté. Beaucoup d'efforts physiques qui m'épatent, de l'audace.......Bonne continuation. Bises

De canardair, il y a 1 an :     Merci de vos commentaires. Bonne continuation en Inde.

De Florent, il y a 1 an :     Merci beaucoup Danièle, grosses bises depuis Roulans.



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