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Article du jeudi 25 mai 2017 à 18h32

Etapes 710 – 732. Izmir - Nevsehir (1487 kilomètres)

[FR] In english below.

(veuillez ne pas écrire de commentaire sur cet article)

Ah la Turquie! Ce parcours fut très intéressant! Je suis en effet passé ici les deux plus beaux endroits naturels du pays, par la très jolie côté méditerranéenne et même un peu par Chypre! Après Izmir j'ai fais un saut dans les montagnes pour aller à Pammukale, il s'agit de l'un des principaux endroits touristiques du pays et pour cause : l'eau qui sort des sources de la montagne dépose sur les roches un précipité blanc rendant les montagnes toutes blanches comment en hiver. On marche pied nus sur cette montagne pour ne pas salir avec de l'eau qui file entre les doigts de pieds et s'écoule entre les nombreuses petites piscines naturelles qui se sont formées : un endroit magnifique et ce n'est pas tout car comme ce phénomène dure depuis des siècles les romains s'étaient installés ici et crée un grande cité thermale, juste derrière cette colline : il y a des ruines imposantes et c'est impressionnant. On fait coup double quand on vient à cet endroit : un lieu naturel et historique de très grande classe. Après cela je suis retourné sur la côté sud du pays, je me suis rendu dans la jolie ville d'Antalaya avec beaucoup d'histoire et de jolies vues sur la mer qui est d'un bleu parfois turquoise. La région côtière qui s'en suivit est très prisée des touristes principalement allemands, ma maitrise de la langue allemande m'a ici rendu bien des services car personne ne parle anglais mais les commerçants se sont mis à l'allemand. La côte est une longue succession d'hôtels 5 étoiles et de palaces de luxe en tous genres où l'on peut dormir pour 50 à 200 euros la nuit environ car le coût de la vie est faible. J'ai malgré tout préféré camper gratos sur la plage : le tourisme de masse de ces gens qui se laissent transporter dans des avions puis dans des bus jusqu'à leur chambre d'hôtel ce n'est vraiment pas mon truc et je n'ai même pas envie de les rencontrer! Puis soudainement la route devint beaucoup plus escarpée dans les collines et l'absence de plages a laissé place à des zones beaucoup plus désertiques et naturels, mais aussi plus difficiles à vélo avec une succession de montée et de descentes de 400 mètres de dénivelé. J'ai rencontré pour la première fois un cycliste voyageur, Cem un Turc qui traversé son pays d'ouest en est, nous avons roulé deux jours ensemble et avons pris ensemble le ferry de nuit pour Chypre. Ce futsuper d'avoir un peu de compagnie. Nous nous sommes séparés en arrivant sur l'île. Je suis resté 4 jours à Chypre et j'ai fais ce qu'il y a avait de mieux à faire pour cycliste : un col à 1700 mètres d'altitude pour m'échapper de la côte bondée et profiter de l'oxygène d'altitude. Ce fut très agréable dans des forêt de pins d'altitude avec même une jolie petite cascade, mais j'ai été ensuite pris à court d'eau (j'ai du boire l'eau d'un torrent sans la faire bouillir ou la filtrer) puis de douleurs au mollet similaires à celles de Las Vegas...Ca fait peur. Je suis redescendu de mon nuage et me suis décidé à faire une pause afin de reposer le mollet et optimiser mes chances de pouvoir plus tard gravir des cols himalayens. Sur la route du retour vers la Turquie ce sont des soldats de l'ONU qui m'ont barré la petite route vers la capitale Nicosie, j'ai du faire marche arrière et un détour de 15 kilomètres pour rallier la capitale, en effet l'île est divisée en deux pays (l'ouest indépendant qui fait partie de l'UE avec un culture très grecque) et l'est indépendant aussi mais beaucoup plus proche de la Turquie (on m'a tamponné mon passeport à la fois en entrant à Chypre puis en passant en UE). Les soldats de l'ONU protègent une zone tampon entre l'ouest et l'est dans laquelle personne ne peut s'aventurer même pas un pauvre cycliste qui tentait une solution simple pour éviter la route principale A9 interdite aux vélos. Bref après tout cela j'ai enfin puis reprendre le ferry de minuit vers la Turquie avec une grosse frayeur le matin car j'ai bien cru que la bateau dans lequel j'avais embarqué m'emmenait en Grèce vu la trop longue durée du trajet et le cout du billet plus cher qu'à l'aller, il faut dire qu'acheter un billet n'est pas une mince affaire vu que personne ne parle anglais et que les systèmes informatiques étaient en panne : en fait le ferry m'emmenait juste 100 kilomètres plus à l'est de l'endroit où je l'ai pris, à Mersin où je me suis donc arrêté trois jours pour réorganiser mon matériel et mode de vie, éponger un surplus de travail et soigner mon mollet gauche qui, heureusement, après ce repos et après avoir remonté la selle, n'a plus bronché ensuite. Ensuite j'ai du remonter dans des hautes montagnes pour aller en Cappadoce et un jour j'ai été pris dans un orage et je me suis réfugié chez l'habitant au milieu de nulle part. J'ai alors découvert le véritable culture ancestrale turque chez des gens qui vivent de ce qu'ils produisent et accueillent volontiers un étranger : on m'a offert le repas le temps de l'orage, mangeant par terre sur un tapis déroulé, un large pain plat, une soupe aux pomme de terre, et des légumes fraichement cueillis au mileu partagés avec une large famille allant de la grand mère aux petits enfants. Je suis enfin arrivé en Cappadoce, une zone d'environ 10 km² dans laquelle les hommes ont creusé la roche déjà bien bizarrement sculptée par l'érosion. Au fil de la journée dans cet endroit j'ai beaucoup apprécié cette zone particulière de classe mondiale et j'ai fais beaucoup de photos. Ces 1487 kilomètres furent donc assez forts, encouragé à longueur de journée par les automobilistes qui me saluent d'un coup de klaxon, évitant les chauffards qui roulent comme des sonnés, grillent les feux rouges et ont même réussi à me toucher une fois (touché mais pas coulé), roulant sans casque (encore perdu) les cheveux (ceux qui me restent) au vent, le sourire aux lèvres, la bouche pleine de chocolat aux pistaches (tout est aux pistaches en Turquie), acceptant les innombrables thés offerts comme des invitations à discuter (le thé turc est un peu le "azigone" -how is it going- nord américain) et le coeur ouvert vers l'inconnu et vers l'horizon toujours bien dégagé à l'est vu que l'océan Pacifique est encore loin. Tout au plus dois-je pousser un petit coup de gueule d'énervement à cause de la mauvaise gestion des déchets et de ces millions de sacs plastique que l'on tente de me refourger dans chaque magasin ou vente de fruits en bord de route. C'était déjà le cas aux USA et en Australie mais là c'est encore pire car d'une part ils semblent se vexer quand on refuse et d'autre part il est impossible de leur expliquer que ce n'est pas bon pour la planète car ils ne parlement pas anglais et même si je parlais turc il ne comprendraient certainement pas tant ils ont des problèmes pour me comprendre. Demander "Data", "Internet", "2 Gigabites" en montrant mon téléphone fut pittoresques et un grand très jeu de patience dans différentes boutiques Vodafone. Ils ne sont pas très malins mais cela est compensé par leur très grande gentillesse! Bon allez je continue vers l'Iran et vous raconte la suite plus tard!

Etape 710. Izmir - Salihi. 96 kms.
Etape 711. Salihi - Sarigol. 60 kms.
Etape 712. Sarigol - Denizli. 81 kms.
Etape 713. Denizli - Denizli. 40 kms.
Etape 714. Denizli - Acipayam. 57 kms.
Etape 715. Acipayam - Kûçükalan. 28 kms.
Etape 716. Kûçükalan - Antalya. 140 kms.
Etape 717. Antalya - Tilkiler. 71 kms.
Etape 718. Tilkiler - Kesefli. 96 kms.
Etape 718. Kesefli - Yakacik. 61 kms.
Etape 720. Yakacik - Anamur. 45 kms.
Etape 721. Anamur - Aydincik. 51 kms.
Etape 722. Aydincik - Tacuscu. 67 kms.
Etape 723. Girne - Mari . 91 kms.
Etape 724. Mari - Moniatis. 57 kms.
Etape 725. Moniatis - Troodos. 15 kms.
Etape 726. Troodos - Girne. 112 kms.
Etape 727. Mersin - Kaburgedigi. 64 kms.
Etape 728. Kaburgedigi - Pozanti. 44 kms.
Etape 729. Pozanti - Nigde. 92 kms.
Etape 730. Nigde - Nevsehir. 77 kms.

[EN]
[Do not write comment on this post it does not work sorry thanks]
Ah Turkey! This course was very interesting! I have seen here the two most beautiful natural places of the country and the very nice Mediterranean coast and even a little bit of Cyprus! After Izmir I made a jump in the mountains to go to Pammukale, it is one of the main touristic places of Turkey and for a good reason: the water that leaves the springs of the mountain deposits on the rocks a white precipitate making the mountains all white like in winter. I walked barefoot on this mountain on water that flow between many small natural swimming pools that have been formed: it is a beautiful place and thant was not all because this phenomenon lasts for centuries. So the romans had settled here and created a large city, just behind this hill: there are great ruins and it is impressive. It is a double bingo when you come to this place: a natural and historical place of very high class. After that I went back on the south coast of the country, I went to the pretty town of Antalaya with a lot of history and nice views of the sea which has different perfect blues. The coastal region that followed is very popular with tourists mainly German, my knowledge of the German language has here rendered many services to me because no one speaks English but some turkish had to learn german because of tourism. The coast is a long succession of 5 star hotels and palaces of all kinds where you can sleep for 50 to 200 euros a night because the cost of living is low. I still prefered to camp on the beach: the mass tourism of these people who are transported in planes and then buses to their hotel room is really not my thing and I don't even want to meet them! Then suddenly the road became much steeper in the hills and the abscence of beaches gave way to much more desert and natural areas but also more difficult to bike with a succession of climb and descent of 400 meters hight. I met for the first time this year a touring cyclist, Cem a Turk who cross his country from west to east, we rode two days together and took together the night ferry to Cyprus. It was great to have a little company. We separated on arriving on the island. I stayed 4 days in Cyprus and I did what was the best for a cyclists: a pass at 1700 meters above sea level to escape from the crowded coast and enjoy the oxygen of altitude. It was very nice in the pine forest with a nice little waterfall, but I was then short of water (I had to drink the water of a torrent without boiling it or the Filter) then a calf pain similar to the one i had at Las Vegas ... It scares. I went down from my cloud and decided to take a break to rest my calf and optimize my chances of being able to climb Himalayan passes later. On the way back to Turkey, United Nations soldiers blocked me the road to the capital Nicosia, I had to go back and do a detour of 15 kilometers to rally the capital. The island is divided into two countries : the independent west which is part of the EU with a very Greek culture and the also independent east much closer to Turkey (I was stamped my passport both in Entering Cyprus and then passing through the EU). UN soldiers protect a buffer zone between the west and the east where no one can go even a poor cyclist trying a simple solution to avoid the main A9 route which was not allowed by bike. After all this I finally took the midnight ferry back to Turkey with a big scare in the morning because I thought the boat I had embarked took me to Greece due to the too long duration of the journey and the cost of the ticket more expensive than the one to come, it must be said that buying a ticket was very difficult because no one speaks English and the computer systems were down: in fact the ferry was not so bad it drove me just 100 kilometers east of the place i wanted, in Mersin where I stopped three days to reorganize my equipment and lifestyle, to work and to care for my left calf which, fortunately, after this rest and after having ascended the saddle, did not flinch further. Then I had to go up again in high mountains to go to Cappadocia and one day I was caught in a storm and I took refuge in the inhabitant in the middle of nowhere. I then discovered the true Turkish ancestral culture in people who live on what they produce and willingly welcome a stranger: I was offered meal during the storm, eating on a rug, Wide flat bread, potato soup, and freshly picked vegetables shared with a large family ranging from grandmother to grandchildren. I finally arrived in Cappadocia, an area of ​​about 10 km² in which the men dug the rock already well sculpted by erosion. Over the day in this place I really enjoyed this particular world class area and I did lots of pictures. These 1487 kilometers were emotionnaly strong, encouraged all day long by the motorists who greet me with a blow of horn, avoiding the drivers who roll like bulls, grill the red lights and even managed to touch me once, rolling without my helmet (lost again), my hair (those that remain) to the wind, smile on my lips, mouth full of chocolate with pistachios (everything is pistachios in Turkey), accepting the innumerable teas offered as Invitations to discuss (Turkish tea is a bit the "azigone" -how is it going- North American) and open heart towards the unknown and towards the horizon always clear to the east as the Pacific Ocean is still far away. I finally have to stir up a bit of nervousness because of the mismanagement of waste and the millions of plastic bags that I try to refourger in each store or sale of fruits by roadside. This was already the case in the USA and Australia, but this is even worse here because on the one hand they seem to be vexed when i refuse the plastic bags and on the other hand it is impossible to explain to them that it is not good for the Planet because they do not speak English and even if I spoke Turkish it would certainly not been understand so much as they seem to be morons. Asking "Data", "Internet", "2 Gigabites" showing my phone was quaint and a great game of patience in different Vodafone shops. They are not very clever but this is compensated by their very kindness! Now, lets go to est Turket, Iran and i will tell you the rest later!

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