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03/01/2019 : Roulans, France.

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Article du Lundi 24 juin 2019

13h18 - [Article spécial Matériel/Mode de vie] 1. La cuisine

[FR] (in english below)
J'ai repris la route à la fin du mois de mai pour parcourir la France pendant deux mois, avant une nouvelle pause prévue en août, suivie d'un retour en Asie en septembre. Mais avant de vous raconter tout cela, voici un premier article spécial matériel/mode de vie. Dans cet article, je vous explique la partie alimentation et cuisine sur ce voyage. Pour un "frenchman", ce sont bien sûr des notions importantes; pour un cycliste qui parcourt des milliers de kilomètres et doit beaucoup manger, ça l'est aussi. Mais aussi, car pour garder la santé et la forme, il est essentiel de bien manger et enfin, problématique spécifique à mon propre voyage, pour pouvoir profiter pleinement des heures sur le vélo et des rencontres tout en travaillant sur le développement d'une petite entreprise, il ne faut pas passer des heures et des heures à table. La question du temps passé à manger s'est donc rapidement dégagée comme étant une problématique de mon organisation de digital nomade à vélo, d'autant plus que je mange à une allure extrêmement lente (j'ai toujours été le dernier à finir mes assiettes à table), et que je dois beaucoup manger avec étant donné les importantes dépenses physiques et intellectuelles quotidiennes. Du coup, j'ai depuis 2014 adopté une organisation atypique : je ne prends plus de petits-déjeuners ni de repas de midi. Je mange plutôt par petites quantités tout au long de la journée, tout en pédalant ou en travaillant sur l'ordinateur, ce qui fait que pendant la journée, je ne consacre jamais de temps au repas et consacre tout mon temps au déplacement, aux discussions amicales et à mon travail. Cela peut paraître étrange comme façon de manger, mais il s'agit pourtant de la façon la plus naturelle de s'alimenter. A-t-on déjà vu un animal dans la nature prendre 3 repas par jour ? Depuis sa sédentarisation et le besoin d'organiser son temps pour travailler, il y a environ 10 000 ans, l'homme est le seul animal à avoir choisi de brutaliser son appareil digestif à coup de gros repas toutes les 5-6 heures et à ne pas manger entre, car cela nuirait à sa productivité. Mais pour moi qui suis nomade comme mes très lointains ancètres, et libre de gérer comme bon me semble l'intégralité de mon temps, quelle pression aurais-je à me mettre pour respecter ce cadre bien ancré dans les habitudes modernes? Ma digestion s'effectue en continu toute la journée, je mange à une lenteur extrême tout en étant détendu, ce qui est très bon pour l'organisme et pour le plaisir de manger et de savourer tous les aliments. "Et que manges-tu ainsi à longueur de journée?" Pourrait-on me demander. Je mange principalement deux types de mélanges qui m'accompagnent tout autour du monde et varient sensiblement suivant les pays. Placés dans deux boites de 2 litres situées dans mon panier à l'avant du vélo, ils sont toujours accessibles à la main, à la cuillère ou la fourchette.  Le premier mélange est le mélange de céréales, noix, graines et fruits secs, composé à partir d'un mélange de céréales complètes bio et de ce que je trouve comme noix, fruits secs et graines dans les pays où je me trouve. Cela fait un genre de gros muesli très nourrissant et très complet, que je mange sec, par petites quantités. J'en mange environ 300 à 600 grammes par jour, pour un coût de revient d'environ 5 euros par jour. Le deuxième mélange est une grosse salade de fruits et parfois de légumes frais préparée le matin avant de partir, contenant un maximum de fruits frais locaux et de saison. Je consomme environ 2 kilos de fruits et légumes par jour, pour un coût d'environ 4 euros par jour. À ces deux composants essentiels et vitaux, peuvent s'ajouter des petits sandwichs de pain avec de la pâte à tartiner aux noisettes, du beurre de cacahuètes, de la confiture, du miel ou du chocolat suivant les envies et les denrées disponibles (le beurre de cacahuètes, c'était surtout en Amérique du Nord). Quelques pâtisseries locales ne sont pas à exclure non plus, bien sûr, surtout en France (vive les tartelettes aux framboises, aux myrtilles, les éclairs au chocolat et les figues). Pour les boissons, je prépare principalement le matin au réveil ou avant de partir des jus de fruits avec mon presse-agrumes qui presse aussi bien les citrons pour ajouter à l'eau des bidons, que des oranges, pamplemousses et grenades, voire un mélange des 3. Enfin, le soir, si je suis seul, je cuisine un vrai repas chaud. Je cuisine au feu de bois un mélange de riz-légumineuses (souvent des lentilles)-oignon-thon-herbes de provence-sel et ajoute à la fin un peu d'huile d'olive et de raisins secs pour absorber l'eau restante et ajouter une couche sucrée et grasse, bien savoureuse. La recette peut varier un peu suivant les pays, mais c'est globalement souvent cela. Je cuisine aussi des œufs sur le plat, mais cela uniquement dans les pays dans lesquels on trouve des œufs pas trop industriels. Le feu est réalisé dans un réchaud à bois composé de 3 pièces en titane qui s'emboîtent pour former un réchaud à double paroi très efficace de 20 centimètres de haut. L'air arrive par la grille du dessous, ainsi que par l'espace entre les deux parois où il monte et chauffe avant d'alimenter le foyer par de nouveaux trous à mi-hauteur. Pour faire durer le feu plus longtemps et ne pas avoir à l'alimenter trop souvent, mon couteau suisse est muni d'une scie pour couper des morceaux de plus gros diamètre. L'ensemble se range dans la popote, qui se range, elle, dans le presse-agrumes. Et à l'intérieur de tout cela se trouve un sachet de nourriture, le mélange riz lentilles ou les herbes de Provence. La cuisine est donc très compacte sur le vélo et je ne transporte quasiment jamais de carburant sur moi. En cas de pluie pendant la journée, il peut toutefois m'arriver de ramasser du bois sec au bord de la route pour l'utiliser le soir. En cas de longue période de pluie, si le bois est vraiment trempé (Norvège...), ou en haut montagne en absence de bois (Tadjikistan...), je me contente de manger froid le soir, ce qui n'est pas si mauvais (l'homme est le seul mamifère à prendre des repas chaud) et ne concerne rarement plus de 4 ou 5 soirs par an. Le coût du repas du soir me revient autour de 4 euros. Cette organisation normale, avec une alimentation équilibrée avec beaucoup de fruits et légumes et de produits de qualité est bien sur très flexible et dépend beaucoup des rencontres, de la possibilité de prendre des repas dans des restaurants peu onéreux (en Malaisie et en Inde, je n'ai jamais cuisiné) ou des repas cuisinés plus intéressants et complets chez l'habitant. Mais lorsque je me retrouve livré à moi-même dans des pays normaux, c'est vers ce type d'organisation que je tends, et il m'a tellemnt donné satisfaction ces derniers années, que je n'ai jamais imaginé revenir à des choses plus normales. Bien sûr, les automobilistes qui me voient manger avec une fourchette sur mon vélo sont toujours surpris, et cela suicite parfois l'admiration et la jalousie des autres cyclistes qui aimerient bien aussi pouvoir s'alimenter de la sorte tout en roulant.

(petite vidéo ci-dessous à regarder en plein écran)




[EN]
I went the road at the end of May to travel through France for two months before a new break in August, followed by a return to Asia in September. But before to tell you all this, here is a first article special material / lifestyle. In this article, I explain the food and cooking part of this trip. For a "frenchman", these are of course important notions; for a cyclist who travels thousands of miles and has to eat a lot, it is too. But also, because to keep health and fitness, it is essential to eat well and finally, problematic specific to my own trip, to be able to fully enjoy the hours on the bike and meetings while working on the development of a small business, and to not spend hours and hours at the table. The question of the time spent eating was quickly cleared as a problem of my organization of digital nomad biker, especially because I eat at an extremely slow pace (I was always the last to finish my plates at the table), and that I have to eat a lot with the significant daily physical and intellectual expenses. As a result, since 2014, I have adopted an atypical organization : I no longer take breakfast or lunch. I eat in small quantities all day long, while pedaling or working on the computer, so during the day I never spend time with meals and spend all my time traveling, discussions friendly and at my job. It may seem odd to eat, but it is the most natural way to eat. Have we ever seen an animal in nature take 3 meals a day? Since his settlement and the need to organize his time to work, about 10,000 years ago, man is the only animal to have chosen to brutalize his digestive system with large meals every 5-6 hours and to not eat between, as this would hurt his productivity. But for me who is nomadic as my very distant ancestors, and free to manage the entirety of my time, what pressure should I put myself to respect this framework well anchored in modern habits? My digestion is continuous all day, I eat at an extremely slow pace while being relaxed, which is very good for the body and for the pleasure of eating and savoring all foods. "And what are you eating all day long?" Could you ask me. I mainly eat two types of mixtures that accompany me all around the world and significantly depending on the country. Placed in two boxes of 2 liters located in my basket at the front of the bike, they are always accessible by hand, with a spoon or fork. The first blend is the mix of cereals, nuts, seeds and dried fruits, made from a blend of organic whole grains and what I find as nuts, dried fruits and seeds in the countries where I am. This is a kind of big muesli/granola very nourishing and very complete, that I eat dry, in small quantities. I eat about 300 to 600 grams per day, for a cost of about 5 euros per day. The second blend is a large salad of fruit and sometimes fresh vegetables prepared in the morning before leaving, containing a maximum of local fresh fruit and seasonal. I consume about 2 kilos of fruits and vegetables a day, at a cost of about 4 euros a day. To these two essential and vital components, can be added small sandwiches of bread with hazelnut spread, peanut butter, jam, honey or chocolate according to the desires and the available goods (butter peanuts, it was mostly in North America). Some local pastries are not to be excluded either, of course, especially in France. For drinks, I prepare mainly in the morning when I wake up or before leaving fruit juice with my juicer presses both lemons to add water to cans, oranges, grapefruit and pomegranates, or a mixture. Finally, in the evening, if I'm alone, I cook a real hot meal. I cook on a wood fire a mixture of rice-legumes (often lentils), onion-tuna-frenche provence herbs-salt and at the end I add a little olive oil and raisins to absorb the remaining water and add a layer of sugar and fat, very tasty. The recipe can vary a little according to the countries, but it is generally that often. I also cook fried eggs, but this only in countries where there are not too industrial eggs. The fire is made inside a 3-piece titanium wood stove that interlock to form a very efficient double-walled stove of 20 centimeters high. The air comes through the grid below, as well as the space between the two walls where it rises and heats before feeding inside with new holes at half height. To make the fire last longer and not have to feed it too often, my Swiss Army knife is equipped with a saw to cut pieces of larger diameter. The set is put in the pot and the pan, which ranks itself in the juicer. And inside all this is a bag of food, rice lentils mix or herbs of Provence. The kitchen is very compact on the bike and I never carry fuel on me. In case of rain during the day, however, I may pick up dry wood at the side of the road for use in the evening. In case of long rain, if the wood is really wet (Norway ...), or in the high mountains in the absence of wood (Tajikistan ...), I just eat cold in the evening, which is not so bad (the man is the only mammal to have hot meals) and seldom deals with 4 or 5 nights a year. The cost of the evening meal comes back to me around 4 euros. This normal organization, with a balanced diet with lots of fruits and vegetables and quality products is of course very flexible and depends a lot on meetings, the possibility of eating meals in inexpensive restaurants (in Malaysia and India, I have never cooked) or meals more interesting and complete at hosts houses and homestays. But when I find myself delivered to myself in normal countries, it is towards this type of organization that I tend, and it has given me satisfaction in recent years, that I have never imagined returning to more normal things. Of course, motorists who see me eating with a fork on my bike are always surprised, and this sometimes expresses the admiration and jealousy of other cyclists who also like to eat this way while driving.



9 miams  [4 commentaires ]

Commentaires (cacher) :

De isabelle frebourg, il y a 3 mois :     Bien que Bruno dise que j'ai toujours faim, je suis d'accord avec toi sur le fait qu'il faille manger en petites quantités mais plusieurs fois dans la journée quand on fait des efforts à vélo sur plusieurs heures. Par contre je ne suis pas capable comme toi de manger en roulant ! Au plaisir de te lire lors d'un prochain article. Isabelle

De Gérard Martinez, il y a 3 mois (+ 9 miams) :     Bonjour Florent. Ravis de te retrouver, et, semble-t-il, en pleine forme! Bon là, pour les miams, tu repasseras, avec tout ce que tu as déjà mangé en roulant, ça devrait suffire.Ça se passe où ta vidéo? De notre côté nous avons un peu roulé sur le canal latéral à la Garonne, au bord de l'eau...c'est rafraîchissant! Bonne route et à bientôt. Gérard & Co. Bon, un œuf quand même comme Miams!

De Florent, il y a 2 mois :     Salut Gérard, la petite vidéo est située dans l'article, entre la version française et la version anglaise, il faut juste cliquer sur le triangle qui est dedans! Merci pour l'oeuf, surtout s'il est en chocolat :-)))

De Florent, il y a 2 mois :     Salut Isabelle et Bruno, on reconnait les grands voyageurs :-) Avec le temps, on se rend compte qu'on avance mieux en mangeant par petites quantités plus souvent. Prochaine étape, manger en roulant, vous pouvez le faire, mais vous n'avez pas cette obligation comme moi de gagner du temps dans les journées pour travailler donc ce n'est pas indispensable ;-) Bonne route, bises



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